La liturgie péroniste
vu 309 fois
Imaginez une salle des fêtes, construite de bric et de broc, un toit grinçant en tôles ondulées, un terre-plein boueux où dans la journée se salissent des enfants, maigres et bien souvent affamés et puis soudain…
Des haut-parleurs, des lumières, une antenne satellite pour envoyer les images, 4 caméras de télévision installées sur une grue qui survole l´auditoire, des fonctionnaires et des ministres avec de drôles de téléphones portables qu´on ne voit même pas dans les publicités, et puis encore…
La vedette de la soirée, amenée comme une princesse par ce qui ressemble fort à un Président, scintillante, telle une fée et qui vous parle d´Evita, comme si elle l´avait connue, qui vous dit ce qu´elle penserait aujourd´hui et que vous êtes ce qu´il y a de plus important dans ce pays.
Les lumières s´éteignent, on rentre chez soi avec un paquet de pâtes, de l´huile et du riz, essayer de dormir avec cette faim qui colle aux tripes dans cette nuit froide et humide de la Province de Buenos Aires.

27 juillet 2005 Ã 17:17
Je vous lis depuis quelques mois et je vois que, hélas, bien peu de choses ont changé, si ce n’est qu’elles semblent avoir empiré.
Que el hombre que lo desvela
Una pena estraordinaria
Como la ave solitaria
Con el cantar se consuela.
Il serait bien que le peuple argentin ait enfin un peu moins de peines extraordinaires à chanter…
27 juillet 2005 Ã 17:38
Rien n´a changé Alarc’h…
J´essaierai de vous mettre en ligne un extrait des Luthiers, j´ai noté que vous aimiez bien.
27 juillet 2005 Ã 22:45
C’est terrifiant, cela fait maintenant plus de 25 ans que j’ai quitté l’Argentine. Mais quel terrible secret a donc le peuple argentin pour avec une telle constance parvenir à changer l’or en plomb… ? Comment tant de potentiel peut-il ne rien donner ?
Mais bon, si vous avez quelques extraits des Luthiers je suis prenneur. J’ai pas mal de disques vinyl mais je n’ai pas le matériel pour les ripper en mp3. Si vous aviez la “pieza en forma de tango” “opus 11 :-)” (vos pourriez alors ouvrir un coucours pour retrouver tous les tangos qui sont cités dans le texte par exemple) ou la chacarera “Sin no fuera Santiagueño” ou encore “El explicado”, bonne leçon criolla pour vos lecteur francophones !
Je n’aurai pas le culot de vous demander la “Cantata del Adelantado Don Rodrigo Díaz de Carreras, de sus hazañas en tierra de indias, de los singulares acontecimientos en los que se vio envuelto y de como se desenvolvió” !
Enfin bon, c’est votre blog, vous mettrez bien ce que vous voulez :-). L’important c’est de juger, avec les étudiants et les professeurs de l’université de Wildstone que “la diversión y la recreación no son menos importantes que el estudio, son más importantes.”
28 juillet 2005 Ã 2:52
Du beau, du rêve et de l’inatteignable pour le petit peuple, c’est bien connu … Et en plus, ça marche, n’est-ce pas ?