La misère qui se cache au bord des voies

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Lundi 17 septembre 2007 - 6:57

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Il y a des endroits, comme ça, envahis par la misère, cette misère qui n’existe pas. Ce sont d’étranges coutumes celles qui consistent, 15 fois par jour, à courir après sa progéniture pour que le train ne les mange pas.
Elle est vorace la locomotive, elle prend son dû régulièrement, comme un loyer.
Ils travaillent comme cartoneros. Ils n’ont jamais vu l’ombre d’un fonctionnaire, prennent l’électricité de la voie publique, l’eau de la même manière, mais c’est un peu plus compliqué.
Les latrines, n’en parlons pas.
Les enfants, par ci, ils sont toujours nu-pied, pour se protéger. Avec le temps, la corne qu’ils ont sous les pieds est plus efficace que n’importe quelle chaussure pour se protéger des éléments coupants qui jonchent le sol.
Nous sommes en pleine ville, dans Buenos Aires la riche, celle qui fait payer 3 à 5 fois plus cher son gaz dans les zones déshéritées que dans les beaux quartiers.

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2 commentaires pour “La misère qui se cache au bord des voies”

  1. Raf a dit:

    Une photo superbe ! L’homme assis sur la voie semble exprimer son avenir bouché, son amertume, même de loin.

  2. Philippe a dit:

    Quelle terrifiante réalité! Merci pour cette piqûre de rappel! La locomotive est vorace, mais rapide aussi! Ces images, nous les oublions aussi vite qu’un train à grande vitesse…

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