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La visite de parlementaires italiens, j’aime la prose de pagina12

Qu’on se le dise, si vous voulez, un jour, faire de la propagande pour un gouvernement, rien ne vaut un ex journal de gauche.
De quoi s’agit-il ?
Simplement de la visite de parlementaires italiens au gouvernement argentin pour avoir des explications sur les impayés qui affectent 450.000 personnes en Italie.
Ils désirent avoir des éléments sur la manière dont ces personnes ont pu se faire escroquer.
Édition imprimée d’hier.
Grand titre :
Qui paiera l’escroquerie des banques.
Compte tenu des articles antérieurs du journal et pour ses lecteurs les banquiers italiens sont bien sûr les responsables.

Un sous-titre intéressant : 3 de ces parlementaires veulent que l’Argentine paie plus. (sous entendu seulement trois)

Pour ceux qui lisent plus que les gros titres, ils sont rares, voir la suite…
Reprenons un peu les éléments : 3 d’entre eux c’est aussi 100 % d’entre eux. 2 de gauches et un de la ligue du Nord. Il n’en est pas venu plus.

L’escroquerie des banques. Moi je veux bien, d’ailleurs dans certains pays les banquiers n’ont pas essayé de vendre ces titres, la législation les aurait considérés comme responsables.
Mais à la question qui est responsable, nos trois élus ont répondu : L’Argentine qui a cessé de payer.
Et ce, en dehors du fait que les banques italiennes aient vendu ces titres aux petits épargnants lorsque le risque est devenu trop important.

Question piège ensuite : comment se fait-il que vous, un socialiste, un démocrate et un représentant de la droite soyez ainsi en phase ?
La réponse ne se fait pas attendre. 450.000 personnes, ce sont 2 millions d’électeurs.
Question : Et STock qui représente les banquiers… sans le dire, ce salaud qui veut sucer le sang du peuple argentin.
Réponse : nous ne représentons pas Stock, mais Stock a obtenu les pouvoirs de 450.000 épargnants italiens.
Question : Pensez-vous que l’Argentine devrait améliorer son offre .
Réponse : Oui

La dernière question, _,mais qui va jusque-là ?_, vaut son pesant d’or : Vous a-t-on communiqué les comptes de la nation :
Réponse : Oui, oui on nous a donné un prospectus en anglais (ils sont malins les mecs du ministère des Finances), il faudra qu’on le fasse traduire.
C’est alors que Luigi Olivieri, député de gauche, fit la réflexion suivante :
La pression fiscale est de 22 % du produit brut en Argentine, c’est vraiment peu. D’autre part, il est composé dans sa plus grande partie d’impôts indirects, ce qui correspond à une grande injustice sociale.
En Italie la pression fiscale est de 40 % et l’impôt sur les bénéfices est de 41 %, bref si vous voulez payer une dette extérieure qui dépasse 90 % de votre produit intérieur brut, il serait bon de changer le système fiscal, d’avoir un plan de développement et de relancer la production.
À noter quand même que le FMI ne demande rien de plus.

Moralité : Méfiez-vous des gros titres !

Quoting from this site:

Quién paga la estafa de los bancos

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