La visite en Allemagne de Nestor Kirchner
162 lecturesReprenons un peu les faits, car la presse, ici, bat pavillon haut alors que rien n´indique, bien au contraire, qu´il y a lieu d´espérer si le pays et ses dirigeants ne changent pas d´attitude.
Il y a d´abord eu le Japon qui a vertement réprimandé la politique économique du pays en ce qui concerne la renégociation de la dette. Ce qui a été repris par les petits porteurs allemands regroupés en association et qui menacent d´empêcher, par des actions en justice, tout accord économique ou commercial passé entre les deux pays.
Puis le FMI a fait savoir qu´il fallait rouvrir la négociation de la dette argentine, car 25 % des porteurs n´y avaient pas souscrit.
Que nenni a répondu Kirchner, en ajoutant que si le FMI ne voulait pas refinancer la dette du pays, il arrêterait purement et simplement de payer .
Mais non, mais non, a dit le G7 et a sommé le FMI et l´Argentine de renégocier.
Il n´y aura pas de négociation si on ne rouvre pas le contentieux qui oppose l´Argentine aux petits porteurs du monde entier a répliqué le FMI.
La Banque Mondiale aussitôt de déclarer, nous ne financerons rien en Argentine s´il n´y a pas d´accord avec le FMI, décision aussitôt soutenue par le Trésor américain.
Quant aux Allemands, malgré les promesses faites à Siemens, ils n´ont pas retiré leur plainte auprès du CIADI.
Comme on le voit tout baigne et on a bien raison ici de vanter la réussite d´un voyage présidentiel, une fois plus, bien mal préparé.

15 avril 2005 at 5:15
“Que nenni a répondu Kirchner, en ajoutant que si le FMI ne voulait pas refinancer la dette du pays, il arrêterait purement et simplement de payer .”
ce que j’aime chez ce type, c’est sa capacité a jouer les durs.
je ne sais pas si il le realise, mais meme le populisme doit un jour accepter la realité, si l’Argentine subit une nouvelle crise, celle ci sera un pariah, et ce grace a l’arrogance du Pingouin.