L’Argentine et Suez
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L’annonce, mardi 26 juillet par le groupe Suezde son retrait possible d’Argentine illustre à la fois la complexité et les ambiguïtés de la reprise économique dans ce pays ruiné par une grave crise financière en 2001.
Les difficultés de Suez, comme celles d’autres investisseurs français en Argentine réclamant en vain des hausses de leurs tarifs au gouvernement, sont liées à la volonté du président argentin Nestor Kirchner : celui-ci entend “renationaliser” l’économie, non pas en recréant un secteur public, mais en confiant de grandes entreprises à des groupes privés argentins.
De telles orientations s’inscrivent dans une tradition péroniste que certains disent populiste. Mais cette politique est aussi une réaction aux excès commis dans les années 1990 à l’époque de l’ancien président Carlos Menem. Les services publics avaient alors fait l’objet de privatisations massives, au profit de groupes étrangers, qui ont acquis une très mauvaise image. Ces opérations s’étaient accompagnées de scandales de corruption et s’étaient traduites par des tarifs très élevés à l’époque de la parité entre le peso argentin et le dollar : les prix du téléphone, du gaz ou de l’électricité étaient bien plus chers qu’en France…
Ce tableau général demande toutefois à être nuancé. Dans un pays où la corruption reste un mal endémique, des soupçons naissent forcément de la volonté du président d’attribuer les entreprises revendues par les groupes étrangers à des investisseurs privés nationaux, qui ont des relations amicales avec le gouvernement, notamment le ministre du Plan Julio de Vido. C’est le cas, par exemple, du groupe financier Dolphin, qui a racheté fin juin à EDF 65 % de l’entreprise Edenor, pour 100 millions de dollars. Le même groupe a des actions dans des compagnies pétrolières (Total, Petrobras…), installées à Santa Cruz, province natale du président Kirchner, qui en fut le gouverneur, avec M. de Vido comme responsable de l’économie. La compagnie d’eau Aguas de Santa Fe a été reprise, de son côté, par l’homme d’affaires argentin Alejandro Ivanissevich, proche des péronistes.
Par ailleurs, le comportement des groupes français eux-mêmes n’est pas forcément irréprochable. Avant d’aller chercher un nouveau développement à l’étranger, certains, en particulier dans le domaine de l’eau, s’étaient vu reprocher en France, notamment par la Cour des comptes, de nombreuses pratiques condamnables : contrats léonins, manque de transparence, tarifs sans rapport réel avec les prestations… L’image de la France en Argentine a été écornée par le comportement d’une partie des investisseurs venus de l’Hexagone, alors que les groupes espagnols, également présents dans ce pays, sont parvenus à renégocier leurs contrats.
Le problème est que l’Argentine a besoin d’investisseurs. Il lui faut donc trouver un équilibre entre le respect de ses intérêts nationaux, le bien-être de sa population et l’assainissement de son climat économique, nécessaire à la confiance.
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31 juillet 2005 at 2:57
En gros Suez tait dj malhonnte en France, alors en Argentine qui est un pays encore plus corrompu…
Et sinon tu penses quoi de a :
Le Venezuela a gagn plus de 14,1 M USD en achetant de la dette argentine
31 juillet 2005 at 5:21
La dette prive argentine qui vient dtre rengocie, et paye avec diffrents bons pour 25 30 % de sa valeur sapprcie actuellement sur les marchs. Le bon en pesos index sur linflation tant le plus recherch puisquil a pris 30 % en quelques mois.