L’avortement en question
383 lecturesFallait réussir à le dire. L’avortement, que nenni mon bon, cela n’admet aucune discussion.
Cependant, l’avant-projet présenté hier à la chambre ouvre le débat.
Quand on sait ce qu’en pense la première dame, on ne se fait guère d’illusion.
El Gobierno afirma que no impulsa despenalizar el aborto | LANACION.com
El ministro del Interior aseguró que es un tema que “no admite discusión”, aunque dijo que el anteproyecto presentado ayer abre el debate

19 mai 2006 at 18:19
La question de l’avortement en Argentine est épineuse, surtout lorsque l’on se souvient que lors de la conférence mondiale de la femme à Beijing en 1995, la délégation argentine s’est rangée du côté du Vatican et des quelques pays islamiques présents pour s’opposer violemment à l’avortement. Cette prise de parti fut perçu avec une pointe d’étonnement parmi les autres délégations latino-américaines présentes, pourtant défavorables à l’avortement.
Vous avez dit extrémiste ? Oui, peut-être mais c’est oublier qu’en 1995, le président argentin s’appellait Carlos Menem… et là, tout s’explique.
19 mai 2006 at 18:22
Et Madame Kirchner en 2005 :
La sénatrice argentine Cristina Kirchner a opportunément rapporté au cours de son séjour parisien, avenue Foch, en ces temps de nativité, que son engagement péroniste et éthique lui interdisait d’approuver tout projet de loi favorable à l’interruption de grossesse.
19 mai 2006 at 22:27
Comme dirait notre ami Jean-Claude Vandamme : ” Il y a des gens qui ne sont pas awaaaaaare … ”
Avortement oui - Aliénation de la femme à de sacro-saintes élucubrations non!
20 mai 2006 at 8:09
Ca me rappelle le slogan de féministes argentines concernant l’Eglise… “Saquen sus rosarios de nuestros ovarios”..
20 mai 2006 at 13:37
yo soy liberal…pero con el aborto tengo muchas dudas. Me parece que es deshumanizante y moralmente sospechoso.
20 mai 2006 at 14:05
Martin Hoffer, si vous étiez libéral vous laisseriez ce choix à chacun, selon sa conscience !
21 mai 2006 at 16:42
Voilà un sujet qui me met bien mal à l’aise.
Oui bien entendu chacun est face à sa conscience, mais l’avortement est toujours d’une façon ou d’une autre un échec. Echec d’une politique de contraception efficace d’abord, echec plus personnel ensuite. Il est important de faire en sorte que personne si possible n’ait à mettre sa conscience à si rude épreuve.
J’ai connu plusieurs jeunes femmes qui y ont eu recours, pour des raisons qui les regardent et que le plus souvent je ne connais pas. Mais je constate que vingt ans après, plusieurs n’ont toujours pas “digéré” la chose.
En dehors du fait qu’il s’agit d’un acte chirurgical, donc pas anodin, c’est surtout une charge psychologique énorme. Quelles que soient les contorsions dialectiques auxquelles on se livre il s’agit d’appliquer la peine de mort à un être humain, sans procès, sans défense, par une décision unilatérale qu’une femme doit seule assumer. Ce n’est tout de même pas rien.
Alors qu’on fasse en sorte que si cela doit arriver ça se passe au mieux et de de façon officielle et médicalement encadrée d’accord, mais il faut également que des efforts tout aussi importants, si ce n’est plus importants, soient faits pour que toutes les femmes aient accès à la contraception et échappent si possible à cette épreuve.