L’axe Madrid-Brasilia prend le pouvoir
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Toujours absente l´Argentine ?
Courrier international : AMÉRIQUE DU SUD - L’axe Madrid-Brasilia prend le pouvoir
L’axe Madrid-Brasilia prend le pouvoir
Le sommet entre Brésil, Espagne, Colombie et Venezuela qui vient d’avoir lieu dans ce dernier pays entérine un changement diplomatique majeur : Madrid et Brasilia occupent de fait l’espace laissé vacant par le désengagement des Etats-Unis, estime la presse hispanique.
“Ce sommet à quatre entre les chefs d’Etat ou de gouvernement du Brésil, de la Colombie, de l’Espagne et du Venezuela a été marqué par la cordialité”, estime le quotidien argentin Clarín. Cette journée du 29 mars à Ciudad Guayana, au Venezuela, était de fait placée sous le signe des bonnes paroles, comme beaucoup de réunions du même genre à travers le monde. “La paix, la sécurité, la lutte contre les narcotraficants et également contre la pauvreté ont été au centre des discussions”, rapporte ainsi le quotidien colombien El Tiempo.
La déclaration finale affirme que “la faim est la première cause de déstabilisation et l’arme de destruction massive la plus puissante qui existe au monde aujourd’hui”. Le président brésilien Luiz Inácio da Silva, dit “Lula”, a également déclaré que, dans la région, “tout serait bien plus facile si tout le monde s’unissait pour combattre la pauvreté”. De même, les quatre ont affirmé que, si la lutte contre le narcotrafic est une priorité, elle doit malgré tout se faire “dans le respect du droit international et des normes de protection des droits humains”.
Autant de pierres dans le jardin de Washington, qui maintient une forte pression sur le président vénézuélien Hugo Chávez, régulièrement accusé de tous les maux, “mais qui est malgré tout celui que les Vénézuéliens ont élu, puis reconduit lors du référendum de l’année dernière”, remarque le quotidien espagnol El País. Ce que Lula n’a pas manqué de noter en condamnant “les rumeurs et les accusations qui menacent les relations entre les pays de la région”. Une réponse aux affirmations de Donald Rumsfeld sur Chávez, selon lesquelles ce dernier “déstabiliserait la région en aidant des forces rebelles”. Citées par le Jornal do Brasil, ces prises de position font allusion aux escarmouches à la frontière entre Colombie et Venezuela et aux supposées relations entre Caracas et la rébellion des Forces armées révolutionnaires de Colombies (FARC).
