Drôle d´appel aux investisseurs.
Les privatisées en ligne de mire.
Lorsque dans les années 90 les entreprises de service public furent privatisées, il fut évident, tant pour le gouvernement que pour les investisseurs étrangers, que les désaccords entre les parties devraient se régler devant un tribunal totalement neutre. Le CIADI, organisme judiciaire de la Banque mondiale fut retenu.
Après la dévaluation et devant l’impossibilité de continuer à payer les prêts libellés en dollars qu’elles avaient souscrits pour leur investissement, toutes les entreprises étrangères ont déposé une plainte devant cet organisme, ce à titre conservatoire, ne voulant pas qu’une absence de réaction puisse être considérée comme une acceptation tacite de cette nouvelle réalité économique, et attendent maintenant depuis 3 ans que le gouvernement veuille bien revoir les contrats.
Dans un premier temps, il leur fut demandé de bien vouloir retirer leurs plaintes pour avoir le droit d’entamer des négociations. Personne ne souscrit à cette demande.
On a donc commencé à négocier, négociations sans fin et en réalité sans aucune volonté de la part de monsieur De Vido de trouver un accord.
Une société américaine s’est impatientée et le sujet est débattu depuis maintenant plusieurs semaines devant le CIADI à Paris. Le ministre de la Justice argentin, lors d’un de ses nombreux voyages à Paris, chose qu’il semble apprécier particulièrement, avait déclaré d’ailleurs qu’il n’accepterait les décisions de ce tribunal que si celles-ci étaient favorables à l’Argentine. Curieux sens de la justice de la part d’un ministre qui dépense des sommes considérables en avocats pour la défense des intérêts du pays.
Un fois de plus l’Europe, principale concernée dans ces contrats, a fait savoir il y a quelques jours qu’il serait bon d’accélérer un peu les choses et en termes plus choisis bien sûr, mettant comme monnaie d’échange la renégociation de la dette privée, à fait comprendre à ses interlocuteurs argentins qu´on ne pouvait décemment prétendre au beurre, à l’argent du beurre et à la fermière dans le lit par surcroît.
Réponse de Lavagna, Ministre des Finances, tout cela se réglera devant la justice argentine et nulle part ailleurs.
Encore de quoi attirer les investisseurs étrangers dans le pays….








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