l’Allemagne et le Japon, mais aussi l’Inde et le Brésil, veulent se faire admettre dans le club des grandes puissances reconnues internationalement. Les quatre pays ont fait cause commune hier pour revendiquer une place dans le saint des saints de la diplomatie : le groupe des pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.
Réunis à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, leurs représentants ont promis de se soutenir mutuellement. Le président du Brésil, Lula da Silva, les premiers ministres d’Inde et du Japon, Manmohan Singh et Junichiro Koizumi, et le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, devaient participer à cette rencontre sans précédent.
L’Allemagne, le Japon, l’Inde et le Brésil, qui sont soutenus par la France, n’ont pas choisi leur moment au hasard. Les quatre pays veulent tirer parti de la réforme de l’ONU qui, dès l’élection présidentielle américaine passée, va être inscrite à l’ordre du jour de la diplomatie mondiale. L’organisation internationale se prépare à faire peau neuve. Son secrétaire général, Kofi Annan, a chargé un «panel de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement» d’étudier les moyens d’adapter l’ONU à la géopolitique du XXIe siècle.








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