La crise bolivienne ne laisse pas l’Amérique latine indifférente. 5 Provinces demandent leur autonomie et contrecarrent le projet de constitution d’Evo Morales en utilisant des méthodes dignes de terroristes et des mouvements d’extrême droite arborant le svastika.
Pas très intelligent, mais ce matin on dénombre déjà plus de 10 morts et ce n’est certainement pas terminé.
Le Venezuela éructe, bonne occasion pour rendre opaque le procès d’Antonini Wilson à Miami, membre de la bolibourgeoisie vénézuélienne enrichie à l’ombre des pétrodollars de Chávez, et qui s’est fait pincé bêtement avec 800.000 dollars dans une valise et destinés à financer la campagne de Cristina Kirchner.
Ici aussi on en parle, mais la corruption du monde politique argentin est un lieu commun, connu depuis des dizaines d’années, en plus c’est le pognon à Chávez, pour une fois, pas ceux des retraités ou l’impôt des salariés, alors…
On crie bien sûr à un complot, non pas de la CIA, mais du FBI et bien que l’Ambassadeur US s’époumone à Buenos Aires à rappeler que les procureurs sont indépendants du pouvoir aux États-Unis, la tension est évidente, mais cela n’ira pas plus loin que le spectacle qu’on a décidé de donner au bon peuple, et puis ça tombe bien, un 11 septembre, souvenez-vous d’Allende, on n’est pas à un amalgame près.
Mais pour en revenir au Venezuela, bonne occasion donc de faire coïncider le renvoi de l’Ambassadeur US de Bolivie, accusé de financer les mouvements séparatistes, et celui de Caracas.
Lula a simplement fait savoir qu’il ne tolérerait pas une rupture démocratique en Bolivie et qu’il appuiera le gouvernement d’Evo Morales, qui a remis en jeu volontairement et avec succès son mandat présidentiel, il y a quelques semaines.
Il a appelé les autres chefs d’État voisin à le suivre dans cette voie quitte à réfléchir ensemble aux moyens de rétablir la paix dans les provinces qui se sont révoltées.
Un message certainement plus efficace que les rodomontades de son voisin du nord.
Un message qui s’adresse à plusieurs interlocuteurs, aux États Unis tout d’abord, aux Provinces récalcitrantes de Bolivie et à Hugo Chávez afin qu’il comprenne qu’une intervention militaire en Bolivie de sa part, et surtout seul, serait tout à fait déplacée.








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