Le caminito, la Boca
763 lecturesC’est férié aujourd’hui, pas envie de bloguer. Je vous laisse une image touristique. Le Tango à Buenos Aires génère toujours autant d’argent.

C’est férié aujourd’hui, pas envie de bloguer. Je vous laisse une image touristique. Le Tango à Buenos Aires génère toujours autant d’argent.

18 juin 2007 at 16:25
Le tango fait toujours autant rêver, surtout les hommes comme moi qui ne dansent jamais…
18 juin 2007 at 17:20
Bah, entre ça et l’exportation d’OGM, j’ai choisi.
19 juin 2007 at 13:27
… une photo, une photo… Oui mais quelle photo !!! le caminito, la boca, Buenos aires… le caminito, la boca, Buenos aires… je ferme les yeux et j’allume mes rêves et mes souvenirs… le caminito, ses couleurs et ses bruits, le regard amusé de quelques mauvais garçons ou plus interogateur de quelques jeunes enfants, un chat blanc endormi au creux d’une fenetre. Sortant d’on ne sait où, l’air d’un bandonéon et la voix de Gardel… Tiens! sur ce petit balcon, à peine découverte au niveau des épaules une femme qui regarde la rue mais sans la voir vraiment, son esprit est ailleurs et si les franges de sa robe ne bougeaient pas, on croirait une photo.
Tout à l’heure en venant, traversant la boca, au détour d’une rue, à l’angle d’une place, il y avait un couple de danseurs de Tango. Lui à l’allure de chulo, chapeau vissé sur la tête, cheveux longs dans la nuque, gominés et luisants, petite moustache fine et un regard conquérant. Son costume à fines rayures a vécu, tout comme ses chaussures dont le verni s’est écaillé. Il serre contre lui sa Ginette au maquillage outrancié. Elle aussi a vécu, les sillons de son visage sont là pour me le rappeler. Son regard est perdu tant occupée qu’elle est a se laisser séduire par son valentino. Au sol un vieux magnétophone nous joue ” a media luz “, et les deux vieux complices se font fi du temps qui passe, du temps qui est passé… ils sont éternels, débordant de beauté, de jeunesse et de grace, accrochés l’un à l’autre comme moi à la vie. Je retiens mon souffle pour ne pas pleurer et ma gorge est nouée, tellement qu’elle me fait mal. Je retiens dans mes yeux une larme complice de ces deux amoureux. A cet instant je le sais, Dieu existe…
Putain de Buenos aires, tu m’as ensorcelé, tes odeurs, tes couleurs, tes enfants livrés à la rue qui ne me voient pas, ni à cet instant ni à aucun autre. Ils sont dans leur monde et moi je le traverse, mais sans bruit, sans gestes inopinés, presque sans bouger tant je ne voudrais les déranger. Tout à l’heure quand il fera nuit, ces mêmes enfants iront vers le centre ville pour manger, sur les trottoirs, chez eux…
Je suis né à Narbonne dans le sud de la france, mais ça, c’est ce qui est écrit sur mes papiers. Cela serait trop simple… En vérité je vous le dit, je suis né à Buenos aires. Cette Pute m’a fait sien, ce pays m’a bouffé. Plus rien ne sera comme avant… Argentine, ma terre promise, Argentine mon amour.
Voilà, une simple photo… Merci.
19 juin 2007 at 20:38
Bravo hervé! C’est tres beau ce que tu viens d’ecrire ( decrire aussi) …un peu long mais beau!