le cas Carlos Reutemann
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Cet ancien coureur automobile a été élu gouverneur de la Province de Santa Fe en 1991. Les argentins idolâtrent les vedettes et c´est la seule raison de cette victoire électorale. Carlos Menem le sachant il pu ainsi mettre le pied à l´étrier à différentes personnalités du monde du spectacle et sportif.
Cela ne suffit pas malheureusement pour en faire de bons gestionnaires.
Le mercredi 30 avril 2003, la ville de Santa Fe, l’une des principales cités argentines, était à moitié sous les eaux, aux prises avec la pire inondation de son histoire qui a entraîné l’évacuation de plus de 60.000 personnes dans la province du même nom (centre de l’Argentine), selon la sécurité civile.
Un tiers des habitants de Santa Fe a été affecté par l’inondation (environ 150.000 personnes). Les pertes estimées approchent les 1,5 milliard de dollars.
Pouvait-on éviter cette catastrophe ? Diverses associations et ONG de Santa Fe ont déposé une plainte devant la Justice pour ce qu’ils appellent le « non-accomplissement des devoirs des responsables publics » et des « dégâts coupables qualifiés » pour que les causes réelles de la catastrophe ne restent pas inconnues.
Car, comment l’eau est-elle entrée dans Santa Fe, transformant en quelques heures la ville en un énorme réservoir ? En fait, les oeuvres de protection de la zone ouest attenantes au fleuve El Salado, mises en appel d’offres en 1994, sont restées inachevées et le grand terre-plein construit en guise de défense présentait une ouverture de mille cinq cents mètres de long. Celle-ci s’est transformée en un portail d’entrée pour le Salado et a ainsi facilité l’irruption de l’eau dans la ville.
Heureusement en Argentine la responsabilité civile des administrateurs publics n´est jamais mise en cause et ce dernier devenu Sénateur a pu mettre en place son successeur désigné Jorge Obeid. Le 30 janvier de cette année les victimes des inondations incendiaient le siège du gouvernement provincial. Carlos quant à lui se réfugie dans un silence méprisant qui lui sied à merveille.

16 mars 2006 at 10:43
Ce portrait au vitriol de Carlos Reutemann vaut à votre blog d’être chroniqué dans la très sérieuse revue de la Documentation française, “Questions internationales”,numéro spécial Amérique latine.
Spécialiste de sport automobile, mais par ailleurs collaborateur occasionnel de cette revue et auteur de l’article en question, il m’a paru amusant d’insérer le nom d’un pilote de course au sein d’une des revues de cette honorable et très vieille institution :o)
16 mars 2006 at 16:30
J’en suis très honoré. merci.
3 avril 2007 at 15:43
[...] À Buenos Aires le soleil est de retour. Pour au moins une semaine paraît-il. Toujours pas de travaux sur Santa Fe. Je dois dire qu’il est incroyable de voir que depuis le désastre que n’avait pas su éviter l’ancien gouverneur et pilote automobile, rien n’a été fait. Voir ce billet. [...]