Le choix du chaos
45 lecturesComme nous l’avons dit dans un précédent billet, le péronisme est plus à l’aise dans l’affrontement que dans la négociation. Plus de trois mois de grève maintenant, les céréales ne s’exportent plus et le gouvernement se refuse toujours au dialogue. Un dialogue que réclament les agriculteurs, l’opposition, le gouverneur socialiste de la Province de Santa Fe et l’église.
De nombreuses personnalités se sont offertes pour servir d’intermédiaire. Kirchner maintient la consigne : nous les mettrons à genoux.
Tout naturellement, ce sont les transporteurs de céréales qui aujourd’hui viennent compliquer la situation en bloquant toutes les routes du pays. Que demandent-ils ? Que les agriculteurs cessent la grève. Ils sont appuyés par la CGT de Moyano et par le gouvernement, mais il faut aussi reconnaître qu’ils sont privés de ressources depuis le début du conflit.
C’est l’état de siège, plus rien n’arrive dans les villes de l’intérieur, plus d’un million de litres de lait vont être jetés au fossé aujourd’hui.
C’est le choix du chaos, un choix qui laissera des victimes, comme d’habitude, les plus faibles d’entre les Argentins, mais qu’importe, les Kirchner garderont la tête haute.
Tags: politique agricole

(3 votes, moyenne: 4.67 sur 5)
6 juin 2008 at 13:33
Si le PS francais recommence a vanter les merites des gouvernements de LATAM et de Christina en particulier, je ne vote plus pour lui. Bon, en fait, je votais deja pas pour lui.