Le cosmopolitain
vu 1,195 fois
Le Cosmopolitain est un restaurant situé dans le microcentro en plein coeur du quartier des affaires, mais aussi proche de la rue Florida chère aux touristes.
25 de Mayo, 597 (esq. Tucuman)
Buenos Aires - Microcentro
4893 2332
Baptiste avec son associé, il n’était pas là, tant pis pour lui, y ont ouvert un restaurant en décembre 2006. Cela fait six mois. C’est bon, c’est pro et c’est pas cher.
Baptiste est un romantique et il m’a raconté l’histoire de ce petit hôtel particulier du vieux Buenos Aires.
Figurez-vous qu’un vieux boulanger célibataire s’éprit ardemment d’une jeune, jolie et pauvre jeune fille qui passait tous les matins lui acheter un pain au chocolat. Fou d’amour et de passion, il construisit au-dessus de sa boulangerie un lieu digne de cacher son amour éperdu pour cet être de qualité.
Émue, celle-ci accepta de l’épouser. Las, il devint rapidement hémiplégique et mourut.
Ne sachant que faire la créature de rêve le transforma en restaurant. Celui-ci devint célèbre en particulier grâce au merveilleux cochon de lait qu’elle y servait et qu’elle faisait cuire dans le four en terre de la vieille boulangerie.
Permettez-moi de vous raconter l’histoire à ma manière.
À cette époque la 25 de Mayo était la rue des putes, c’était la belle époque et un boulanger, gros, gras, vicieux comme un chien jaune y avait fait sa pelote. C’est alors qu’une belle-de-nuit lui mit le grappin dessus et lui fit connaître des extases dont il ne soupçonnait même pas l’existence. Il avait passé sa vie au fournil, levé à 4 heures du matin tous les jours et n’avait eu jusque-là comme occupation que d’assoir une fortune qu’il s’était peu à peu constituée et de renverser ses vendeuses sur des sacs de farine dans un coït bref et malhabile.
Il lui promit la lune, la belle le prit au mot, il succomba dans le plaisir ou peut-être même sous les coups du Julot qui ne devait pas se tenir bien loin.
C’est ma version, mais vous avez le droit de choisir celle de Baptiste.
Mais revenons au cochon de lait.
Le restaurant est plein de charme et possède à l’étage une salle fumeur, ce qui, en ces temps de prohibition, est bien agréable. Il n’est ouvert que le midi, et le jeudi soir il y a une soirée conviviale, l’apéritif à la sortie des bureaux, c’est gratuit pour les dames et pour les messieurs c’est le happy hour. Une manière agréable de se souvenir du bon temps ou d’avoir l’impression de s’encanailler ce que les porteños adorent par-dessus tout.
Pour ne rien vous cacher j’y étais invité avec ma petite chérie, le blogging vous amène de temps en temps d’agréables surprises. Il est cependant bien évident, vous me connaissez, que je n’en parlerais pas si je n’avais pas été séduit par la cuisine qu’on y sert.
Une quiche aux olives remarquable, suivie d’un cochon de lait à la cannelle, je n’ai pas pris de dessert, mais ils ont l’air parfaits. Un verre d’un très bon Malbec, café.
Le menu est à 28 pesos, soit 7 €uros. Qui dit mieux.
La carte des vins est parfaite. Impossible de se tromper, ils n’ont mis que les bons.
J’y suis arrivé de bonne heure pour parler avec baptiste et ne pas déranger le service. En sortant, toutes les tables étaient occupées. Un conseil : Réservez.


(7 votes, moyenne: 4.43 sur 5)
26 juin 2007 à 18:23
J’arrive, on y va, juste le temps de préparer mes affaires
26 juin 2007 à 19:30
Patrick, si toutes les pubs étaient comme cela on prendrait plaisir à les lire !
J’ai particulièrement apprécié l’expression “vicieux comme un chien jaune”, où allez vous chercher tout ça ?
26 juin 2007 à 19:53
Mais c’est un petit morceau de vie, pas un pub !
28 juin 2007 à 1:35
l’endroit ok est bien mais on a pas eu du tout la même impression : pour ma part, je suis passé en novembre et j’ai trouvé l’attente interminable et le service ultra médiocre (presque une heure à midi pour des suhis pas top, salades bof… et des erreurs dans la commande). Lu d’ici, la quiche et le cochon sonnent mieux…
bref, une déception presque totale.
28 juin 2007 à 6:31
Ils ne sont là que depuis décembre, voir le billet, ils ont pris la suite…
28 juin 2007 à 10:05
Il a certainement mal lu les dates. Soit !
Ils venaient d’arriver ou n’étaient pas encore là. Mais cela est symptomatique de la réaction de certains expatriés vis-à-vis de leurs compatriotes.
Pas envie de développer le sujet, pour ma part j’y suis allé, il y a peu de temps, 1 mois je crois, et c’était tel que vous le décrivez.
6 septembre 2007 à 12:48
[...] Pour en savoir plus sur Le Cosmopolitain, voir article précédent. [...]
2 décembre 2007 à 10:51
[...] cet asado. Alain, directeur de l’école de cuisine VATEL, les deux associés du restaurant Le Cosmopolitain, Pierre Marchesseau acompagné de son épouse, 2 étoiles Michelin lorsqu’il officiait en [...]