Le curieux voyage en Espagne de Cristina Fernández et d’ Alberto Fernández

418 lectures
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (Il n'y a pas encore de vote)
Chargement ... Chargement ...
Mardi 14 décembre 2004 - 10:40

Madame Kirchner et le bras droit du Président, Alberto Fernandez, sont en Espagne pour une semaine, pour ce que, même les Espagnols considèrent comme une curieuse démarche :
Faire pression sur le FMI en les menaçant de régler leur arriéré. Si vous continuez à me demander des réformes structurelles, je paie tout ce que je vous dois…..
Moi si j’étais le FMI je répondrais : Chiche !! même en sachant que les 15 milliards de dollars en retard et refinancés par des accords stand-by, n’existent pas dans le pays et que cela est impossible.
Le deuxième point de la démonstration familiale de l’équipe argentine est de dire, les recettes du FMI sont mauvaises et ils sont responsables de la situation économique du pays.
Si l’Argentine avait mis en application l’intégralité des recettes du FMI on pourrait effectivement en faire un cas d’école. Malheureusement, voyez tous les billets précédents sur le thème, les réformes demandées n’ont jamais dépassé le stade de la lettre d’intention et l’argent prêté est bien arrivé.
Le dernier point est encore plus risible. En fait, il s’agit de faire pression sur le FMI et donc particulièrement sur l’administration américaine. Zapatero n’est certainement pas celui qui a l’oreille de Bush surtout après le retrait des troupes espagnoles d’Irak.
Et enfin, si, Monsieur Kirchner, vous voulez amadouer le gouvernement allemand et italien en ce qui concerne la refinanciation de la dette privée, ne soyez pas systématiquement absent aux rendez-vous internationaux. En ce qui concerne la diplomatie et compte tenu du peu de cas que vous avez fait de l’aide apportée par les européens au début de votre mandat dans vos négociations avec le FMI, le billard à 5 bandes n’est pas la bonne méthode.
Pas non plus la bonne méthode que de faire pression sur les entreprises européennes présentes en Argentine et les décrire à une population toujours prête à trouver un bouc émissaire comme les responsables de la désastreuse manière avec laquelle les politiques argentins gèrent leur pays.
Lorsqu’on est dans la situation qui est la vôtre on essaie d’attraper les mouches avec du miel, pas avec du vinaigre.

Autres billets pouvant vous intéresser :

Un commentaire pour “Le curieux voyage en Espagne de Cristina Fernández et d’ Alberto Fernández”

  1. Patrick a dit:

    Il s’agit d’un blog et ce billet, vous le noterez a été écrit le 14 décembre 2004, votre commentaire du 17 septembre 2006

Laisser Un Commentaire