
Pas facile de faire baisser les prix. Vendredi, les éleveurs pris au dépourvu par la décision du gouvernement de stopper les exportations de viandes bovines avaient présenté trop d’animaux à la vente aux enchères de Liniers. Les prix avaient donc baissé.
Cette semaine c’est le contraire et ce matin la cotation regrimpait de 5%.
Bon nombre d’exportateurs ont perdu leurs clients. La confiance sera difficile à récupérer, les acheteurs se sont tournés vers le Brésil et l’Uruguay.
Là où ce sera possible, il est évident que l’activité agricole se tournera vers la production de céréales et délaissera petit à petit l’élevage extensif qui fait toute la qualité de la viande argentine.
Il est un peu dommage que le dialogue n’ait jamais existé entre ce Président et les éleveurs. Kirchner, contrairement à tous ses prédécesseurs, n’a jamais assisté à la foire agricole annuelle de La Rural.
La menace d’interdire les exportations, non plus pour 6 mois, mais pour un an, ne changera pas grand-chose au problème.
Il est vrai que ce secteur est privilégié de par ses bons résultats économiques, il est vrai aussi qu’il représente une oligarchie bien difficile à pénétrer, ce n’est certainement pas une raison pour le mépriser et refuser toute forme de concertation.
Les vieilles habitudes sont dures à perdre et le monde politique est tellement peu éthique dans ses démarches et ses préoccupations qu’il lui est bien difficile de se transformer en donneur de leçons. C’est le dilemme aujourd’hui de ce gouvernement.
Sur un plan strictement économique, la raison de la hausse des prix de la viande et d’autres produits provient de la volonté de la Banque Centrale et du Gouvernement d’avoir la monnaie la plus faible possible, afin d’augmenter les exportations et diminuer les coûts locaux. Cela permet de remplir les caisses de l’Etat mais met par la même occasion le consommateur en face de prix qui ne correspondent plus à son pouvoir d’achat.
2 réponses à “Le prix de la viande, le bras de fer continue”
Envoyer une réponse
Catégories
Argentins en France
autres
Borges
Censure des médias
Culture - Idiosyncrasie
Dossier Menem
Economie
Humeur - Humour
Jack
journaux
Justice
L’image du jour
La dette
La dictature militaire
La discorde Kirchner/Duhalde
L´église/les églises
Le con du jour
Le péronisme
Les privatisées
Lu chez les autres
Maradona
Mercosur et régional
Mondial 2006
Nostalgies
Noteworthy
Personnages
Piqueteros
podcasts
Politique
Recettes
Souvenirs
Tango
Blogoliste
Entrées récentes
- Fleur de ville
- L’esclavage de l’Antiquité à nos jours
- Il faut gracier Jean-Charles Marchiani, libérateur d’otages
- Fièvre australe
- Automne austral
- Une image présidentielle en chute libre
- J’aurais tellement préféré qu’on dise autochtone
- Il s’appelle Luis et produit du boeuf de Kobe en Argentine
- Juste pour rire ce dimanche
- Evo aurait dû couper des têtes
Derniers commentaires
- Fleur de ville 2
Olivier SC, Dul - Il faut gracier Jean-Charles Marchiani, libérateur d'otages 1
Jean - Fièvre australe 9
Roberto, jm, Loula, PHIYL, Olivier SC [...] - J'aurais tellement préféré qu'on dise autochtone 10
Patxi, Patrick, Patxi, Patrick, Herge [...] - Automne austral 4
pasinul, Hernán, dul, jm







Vous avez raison, le dollar est trop haut, les exportateurs sont des commerçants et rien ne les oblige à écrire sur leur façade Société Mutualiste et Philanthropique.
J’imagine que le gouvernement ne se rend pas compte qu’il est possible d’aller se fournir ailleur, convaincu que les argentins sont les seuls à produire de la viande de qualité.