Le quartier de Once à Buenos Aires
196 lecturesC’est le quartier ou vit la plus grande communauté juive d’Amérique latine. Si vous voulez faire des achats pour aménager un appartement où acheter des vêtements c’est là qu’il faut aller.
La semaine passée, dans le quartier de la Recoleta, avec ma petite chérie, nous sommes entrés dans un magasin de luminaires en tout genre afin de choisir les différentes appliques et lustres pour le nouvel appartement.
1350 pesos pour le tout me dit le commerçant, 1200 si vous me réglez en espèces. Bon choix, bien que depuis les évènements de 2001 et l’abandon de la convertibilité il n’y a plus d’importations dans ce secteur ; l’industrie locale a su s’adapter et présente des modèles de luminaires tout à fait acceptables.
Laissez-moi réfléchir, dis-je, alors que ma petite chérie avait commencé à sortir son portefeuille.
Dans la rue, pas contente, elle me dit :
— C’est quoi le problème ?
— Allons dans le Once, lui dis-je.
Je le sais depuis longtemps, elle déteste aller s’encanailler dans les quartiers populeux.
Je passe un coup de fil à un ami pour lui demander l’adresse d’un marchand de lumières dans ce quartier, et hop dans un taxi. La zone est assez grande et dense et les commerces sont spécialisées d’une rue à l’autre.
Ce que nous avions choisi précédemment y était exposé de la même manière.
Combien pour tout cela, demandai-je, après avoir indiqué précisément ce que je voulais ?
— 760 pesos.
OK, je prends, faites-moi une caisse pour emballer tout cela.
Au retour, dans le taxi, ma petite chérie me dit :
— Tu n’as même pas négocié les prix !
— Non, mais j’ai une facture.

4 août 2006 at 4:11
Laisse-moi deviner la suite : les bons commerçants bien catholiques vont accuser les juifs de tous les maux, notamment celui de leur voler leur clientèle, c’est bien ça ?
J’imagine : Le vendeur de la Recoleta t’aurait pratiqué un prix du double, mais il aurait payé son fournisseur moins cher encore, et il ne déclarerait à l’État que le tiers du prix qu’il t’a vendu. Avec de telles pratiques, faut pas s’étonner que les commerces des juifs marchent mieux.
Et j’ai adoré le “Non, mais j’ai une facture.” : où l’on voit lequel des deux vendeurs est le plus honnête !