Le Venezuela intègre officiellement le Mercosur

820 lectures
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (Il n'y a pas encore de vote)
Chargement ... Chargement ...
Mardi 4 juillet 2006 - 8:07

Chávez, caricature du caudillo sud-américain, personnage tout droit sorti d’un roman de Garcia Marquez, et qui petit à petit enlève à son pays ce qui en faisait encore une démocratie, n’est pas, contrairement à ce que certains voudraient faire croire, un homme de gauche. Ou alors, moi, je suis moine trappiste.
Bref, s’il existe des personnes qui en doutent, les années qui viennent leur ouvriront certainement les yeux. On peut se demander pourquoi ils ne les ouvrent pas aujourd´hui, vraisemblablement parce que l’idée du Bolivarisme les séduit et qu’ils pensent encore que Fidel Castro est lui aussi un homme de gauche.

Avant d’intégrer l’union européenne, les pays doivent faire un tas de choses. Revoir leurs lois pour qu’elles soient en conformité avec le reste de l’Europe, leur système financier, d’Education, etc. Cela prend une dizaine d’années.

Par ici non. J’imaginais, cette nuit, de manière un peu comique, le dialogue entre Kirchner et Chavez lorsqu’il fut question de l’intégration au Mercosur.
— Dis-moi Chacha, ça ne te plairait pas de rentrer dans le Mercsosur ?
— Si Nestor, en plus dans le Pacte Andin aujourd’hui il y a plein de types que je n’aime pas
— Oui Chacha, ce serait sympa de faire la fête ensemble, puis Lula, c’est un bon gros, et à nous deux on pourrait plus facilement lui tenir tête.
— Tu crois qu’il va être d’accord le Lula ?
— Avec ton pétrole, mon gars, tu peux faire ce que tu veux.
— Bon, ben OK, le temps de virer les gars du Pacte Andin et j’arrive.

On se demande bien pourquoi, ensuite, ils n’arrivent jamais à parler d’une seule voix, ne sont pas pris au sérieux et passent leur temps à discuter des coups de canifs que les uns et les autres on fait dans un contrat d’association qui n’a pas suffisamment de bases solides pour pouvoir être respecté.

Autres billets pouvant vous intéresser :

13 commentaires pour “Le Venezuela intègre officiellement le Mercosur”

  1. vanch' a dit:

    >et qui petit à petit enlève à son pays ce qui en faisait encore une démocratie

    Euh… ce n’est pas plutôt l’opposition qui, il y a qq temps, avait organisé une contre-manif de pacotille, fait tirer sur la foule pour faire porter le chapeau à Chavez et ainsi le destituer ? (opération réussie en partie et complaisemment relayée par ici en général et par Libé en particulier). Sont-ce ceux là même qui controlent tous les medias les chantres de la démocratie ? sont-ce ceux là même qui sont aux ordres de Bush les chantres de la démocratie ?
    C’est assez comique de constater qu’un “dictateur” puisse ainsi donner autant de pouvoir à son opposition…

  2. Patrick a dit:

    Vous avez quelques années de retard Vanch\’
    voir par exemple :
    Venezuela : les entreprises pétrolières licencient des opposants
    CARACAS. Les syndicats ont dénoncé, mardi 4 avril, les licenciements pour motifs politiques dans les entreprises mixtes formées par les multinationales en association avec l’entreprise publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Selon le syndicat Fedepetrol et la Confédération des travailleurs du Venezuela, au moins 60 employés de quatre entreprises ont été renvoyés parce qu’ils avaient participé à la grève de PDVSA, en 2002. À l’issue de ce mouvement, l’entreprise d’État avait licencié 18.000 grévistes. - (EFE.)

  3. Francis a dit:

    Patrick a raison sur toute la ligne. Je suis toujours étonné lorsque je lis des réactions comme celles de Vanch’. Ce refus de voir la vérité en face en dit long sur la puissance des illusions. Dont la funeste conséquence est le frein majeur à l’approfondissement des pratiques démocratiques.

  4. Jean-Jacques a dit:

    Le \”Dis-moi Chacha\”, c\’est à se tordre, sinon l\’analyse est excellente

  5. Chente a dit:

    En voila un sujet qu’il est beau…Je n’y resiste pas.

    D’habitude il est vrai, je me contente de deguster, de loin, de ce cote-ci des Andes, les saveurs, billets d’humeur et autres tisanes aigre-douces que tu nous prodigues si genereusement, Patrick.

    Mais la, hablamos en serio. Je rentre d’Europe, ou je ne vis plus depuis qq annees.
    Quelle ne fut pas ma surprise de constater l’eclosion de “clubs” bolivariens dans plusieurs petites et moyennes villes francaises, dont la mienne…ce soutien beat, niais et simplistement binaire a la “revolution bolivarienne”, chez une gauche en panne d’idees, desilusionnee mais jamais sevree d’exotisme, m’inquiete, et m’oblige meme (enfin sans me prendre pour un chevalier blanc tampoco..) a ne plus laisser passer une occasion de rappeler deux-trois faits incontestables sur ce regime si barococo qu’est celui du venezuela chaviste.

    Non Chavez n’est pas de gauche. Oui il s’agit d’un caudillo romanesque dont les pratiques n’ont rien de rigolo.

    Les déclarations monomaniaques d’autonomie du et des peuples et de « commander en obéissant »-mandar obedeciendo, empruntées au Sub Marcos, dissimulent souvent la substitution de la politique « d’en bas », qui invoque en permanence les mouvements sociaux et la mythologie participative, par une néo-politique d’Etat extremement verticale et d’une dynamique de concentration/ventilation, qui, elle, est toujours une politique « d’en haut » (ce qui en soit n’est pas forcément un problème, du point de vue des mouvements sociaux, sil s agissait d’un Etat de droit), mais qui semble bien s’accompagner de velléités-relents nationalistes-industrialistes-autoritaires-castristes très puissants, qui se manifestent et s’incarnent dans des centaines de petites choses, qu’il me sera je l espere permis de temps a autre de decrire ici meme.s’il y a demande, bien sur.je ne voudrais pas imposer mon agenda…

    UN espace-type de tout cela fut le Forum Social Mondial de Caracas (ou j’ai pu assister a de memorables et pathetiques scenes qui me permettraient allegrement de remplir, de no ser tan flojo, un blog annuel de portraits du CON DU JOUR), notamment.

    Si vous avez encore des illusions sur Cuba, vous devriez choisir de partir la bas, hors des sentiers battus.un esprit normalement constitute comprend vite l’horreur d’une culture d’autocensure.
    au venezuela, demain en bolivie, les meilleurs services secrets du monde selon pas mal de gens de la DGSE, a savoir les cubains, sont actifs, sachez-le, et ils sont pas la pour faire du jokari.

    A mon avis, les élans contradictoires du FSM de fevrier a caracas ont en qq sorte servi de reflet grossissant des “avancées” (minuscules en comparaison des budgets disponibles, qu ils soient officiels ou extra-officiels…) et des limites de ladite révolution bolivarienne.

    Contradictoires, car les valeurs constamment promues par la dite révolution bolivarienne (autonomie, horizontalité, participation, solidarité, organisation, éthique du pouvoir) sont en constante contradiction avec la pluparts des pratiques du pouvoir exercé réel, telles qu’on peut les apprecier au venezuela (paternalisme, concentration du pouvoir, opportunisme dans les cabinets et espaces de pouvoir, improvisation, politisation extreme du droit entre autre).

    l’assise de chavez provient en grande partie du charisme d’un leader qui, paradoxalement, se substitue de plus en plus aux mouvements sociaux qui l’ont amené au pouvoir, et qui l’ont sauvé de l’exil en 2002 (et vachh ce n est pas parceque l’opposition venezuelienne est hysterique-golpiste et pro Empire US que cela dedouane les actrions de Chavez depuis 1999).

    bon ce n’est qu une introduction au debat.si ca prend, je reviendrai.si c’est feu de paille, je retournerai a ma place de contemplateur extatique de ce blogue, de loin le meilleur sur l’amerique latine, toutes langues confondues, amen.

    Gracias Patrick por exponer asi tu sensibilidad.
    que la tienes muy grande!

  6. Patrick a dit:

    Merci pour ce témoignage Chente, les colonnes de ce blog vous sont ouvertes si vous voulez approfondir “les centaines de petites choses” que vous connaissez sur le Venezuela.

  7. vanch' a dit:

    >Ce refus de voir la vérité en face

    Francis, vous parlez de VOTRE vérité. Je n’ai pas de correspondant sur place, désolé et j’essaie tant bien que mal de me faire une idée et… ce que j’y vois (lorsqu’on met de côté Libé/L’express par exemple) est plutôt encourageant : les pauvres soutiennent Chavez dans leur immense majorité et diverses et puissantes manoeuvres semblent être engagées pour destabiliser le régime - une fois de plus.
    Par consèquent VOTRE vérité n’est ni plus ni moins qu’une opinion politique, ou alors, etant ouvert par nature, je suis impatient de connaitre vos sources et des articles “éclairants”.
    De plus, je ressens ici dans les quelques avis plus haut beaucoup d’impatiences et d’exigeances de démocratisation à l’”occidentale”. Or ce n’est pas spécialement la panacée. Et peut être pas adapté au contexte “géo-tempo-politique” du Venezuela au vu de l’etat sanitaire et social général à l’arrivée au pouvoir de Chavez. Loin de moi de vouloir “sacraliser” Chavez, son beret et son folklore mais force est de constater qu’il n’y a guère mieux comme horizon.

    + :
    http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3196
    http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3571
    http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1718
    http://lipietz.net/breve.php3?id_breve=146

  8. Patrick a dit:

    Allons Vanch’ laissez vos feuilles de choux et lisez les chiffres :
    Intéressant de voir à quel point l’économie Vénézuélienne s’est dégradée depuis l’arrivée de Chavez au pouvoir.
    Pourtant, la manne pétrolière n’a jamais été aussi abondante et fructueuse. 350 milliards de pétrodollars depuis 1999.
    Pendant ce même laps de temps, l’indice de pauvreté est passé de 43% à 54% de la population. L’indigence de 19,9 à 28,1%.
    7000 entreprises ont fermé. La dette extérieure est passée de 22 milliards à 27 milliards et la dette publique interne de 1 milliard à 13,5 milliards.
    Selon le PNUD (Nations Unies) 47% des Vénézuéliens vit avec moins de 2 dollars par jour et 22% souffre de dénutrition.
    Les 350 milliards ont néanmoins été dépensés !
    Bravo !

  9. Patrick a dit:

    Et puis lisez cela aussi :
    La méthode Chavez, attention danger, si proche du péronisme…

  10. Chente a dit:

    Chavez aura t il droit, tels ces parlementaires belges immortalises dans un numero special de Strip tease de feu-FR3, au meme type de visite officielle, glissant ingenuement de boutiques du peuple opulentes en grandes infrastructures autoroutieres, sans jamais se demander cette question certes bien peripherique: mais ou sont les gens???
    loin de moi l’inetnetion de minimiser les remarquables avancees et prouesses du socialisme reel en Coree du Nord. Mia sfranchement, si c’est ca le socialismo del siglo XXI…
    Oiseau de mauvais augure, je rappellerais poliment que selon le PAM (programme alimentaire mondial), ce sont pres de 2,5 millions de personnes qui seraient mortes de la famine dans ce pays decrit, au venezuela et a cuba, comme socialiste.simplement socialiste.en 5 ans.

    Canciller: Venezuela no tiene planeado adquirir tecnología militar de Corea del Norte
    Por: Aporrea / Agencias
    Publicado el Martes, 27/06/06 05:20pm
    imprímelo

    Caracas 27 junio. - Venezuela no tiene planeado adquirir tecnología militar de Corea del Norte como parte de los acuerdos que suscribirá el presidente Hugo Chávez durante su próxima visita a ese país, declaró el martes el canciller Alí Rodríguez.

    “De ninguna manera se ha hablado de tecnología militar con Corea”, dijo Rodríguez a la prensa al ser consultado sobre un comentario que realizó un vocero del Departamento de Estado norteamericano, quien manifestó que “sería preocupante” que Venezuela comprara tecnología militar norcoreana.

    Al respecto la viceministra de Relaciones Exteriores para América del Norte, Mari Pili Hernández, expresó que las autoridades venezolanas “no aceptamos presiones de ningún país del mundo. Parece que Estados Unidos todavía no lo termina de entender”.

    “Estados Unidos tiene por costumbre decirle a los países latinoamericanos, particularmente, pero también sabemos que lo hace con otros países, a quién puede o a quién no puede visitar, con quién puede o no se puede reunir uno de nuestros países”, añadió.

    La viceministra insistió en que Venezuela es un país “independiente” que no “negocia una vocación de libertad”.

    De igual forma Hernández cuestionó la declaración que hizo recientemente un portavoz del gobierno estadounidense en cuanto a que conversarían con Rusia sobre la compra que efectuará Venezuela de 24 aviones Sukhoi 30, y la instalación en el país sudamericano de una fábrica de fusiles rusos.

    “No le pedimos permiso a nadie para tomar nuestras decisiones, ni permitimos que ningún país del mundo intervenga en nuestras decisiones que son soberanas, libres e independientes”, indicó la funcionaria.

    Denunció que “constantemente” Estados Unidos ha ejercido “presiones” para boicotear las adquisiciones de armamento por parte de Venezuela.

    “La mejor respuesta que ellos (Estados Unidos) han recibido, la han recibido no de nosotros sino de los países que nos venden. En ese sentido el propio gobierno ruso, español, brasileño… han manifestado pues su derecho de hacer una negociación soberana con un país libre”, agregó.

    Chávez anunció recientemente que visitará Corea del Norte como parte de una gira internacional que incluirá Vietnam, Rusia e Irán, pero no precisó la fecha del viaje.

    El portavoz del Departamento de Estado, Sean McCormack, declaró el lunes que no estaba seguro qué es lo que espera obtener Venezuela de los norcoreanos, pero agregó si había transferencia tecnológica “sería una preocupación”.

  11. Guillaume M. a dit:

    Merci Patrick pour vos chiffres sur la pauvreté.
    Son recul reste, à mon sens, une question essentielle.
    Hélas, pour tout européen un tant soit peu idéaliste, il est bien dur de se faire une opinion.

    Certaines personnes reviennent du Vénézuela et témoignent d’une pauvreté en net recul (Michel Collon et Vanessa Stojilkovic par exemple).
    Vos chiffres semblent prouver le contraire. Pouvons nous, s’il vous plait, vous demander vos sources ?

    Merci d’avance.

    Guillaume M.

  12. Patrick a dit:

    Source PNUD 2003
    Depuis effectivement, tout comme dans le reste de ces pays, l’extrême pauvreté se déplace vers la pauvreté, sans que cela diminue la quantité globale de personnes dans la misère. C’est comme, je l’explique dans les articles suivant celui-ci, le vivier électoral des gouvernements de passage.
    Les visites organisées donnent de bons résultats dans la presse bien sûr.
    Mais allez simplement en période électorale et vous verrez de quelle manière cette pauvreté est exploitée. C’est tout simplement révoltant, toutes les pratiques électorales du péronisme ont été reprises au Venezuela.
    Je sais qu’il n’est pas facile d’avoir une vue très précise de ce genre de situation depuis la France ou lors d’un bref voyage, mais, lorsqu’on amène une population entière de miséreux à voter en échange d’une assistance, d’un travail qu’ils n’auront pas à accomplir, de matériels électroménagers, j’en passe, lorsque vous arrivez à vous glisser dans ce genre de réunion ou les opérateurs politiques relèvent les noms de ceux qui sont présents, leur indiquent à quel moment ils doivent applaudir, etc., etc., c’est désespérant.
    Le plus désespérant étant sans doute de voir des intellectuels sans doute sincères pour la plupart appeler cela la nouvelle gauche latino-américaine.

  13. Cali a dit:

    Les statistiques officielles sont interessantes:
    http://www.ine.gov.ve/#
    allez sur indicadores sociales..
    …certains indicateurs croises sont interessants, mais toute la souche de recherche est issue du rescencement de 2001.lui meme issu d enquetes de foyers de 1999 a 2000…depuis, rien.
    Pas besoin d’etre un expert en sciences sociales et en statistiques pour comprendre qu’il est possible de totalement maquiller ces chiffres, dans un sens comme dans l’autre.
    Autant donc se fier a des temoignages de vrais chercheurs, de plus en plus nombreux a venir faire un “terrain” au pays de chavez.Bientot dans les cahiers de l amerique latine, dit-on.en 2007 peut etre.

    Difficile d’obtenir des donnees actualisees objectives de la pauvrete au venezuela, en tout cas.

    Mais alors le Collon, dans ses entretiens, quand il precise que plus aucun venezuelien n a de probleme d acces au soin et que les enfants ont de quoi manger, je ne peux contenir ma rage.une telle legerete est foncierement coupable.

    tous ces evangelistes du chavisme, tout a leur surprise de retrouver une seconde jeunesse (comme chez Attac, on est loin de la politique autrement, mais on est plutot dans le recyclage des vieilles lunes et des vielles dynamiques noyautage-courants), tout engaillardis par un nouvel elan, qui se pament, font la roue du paon et s’extasient devant ces “magnifiques avancees”, me font bien marrer.

    Allez vois la presse venezuelienne..certes certes, la presse privee est aux mains d’une insuppoortable oligarchie..tres mauvaise qualite..mais tout de meme, cette idee d armer des jeunes gens dans les barrios, ca ne vous rappelle rien???

    mmmh??

    *FRENTE FRANCISCO DE MIRANDA RECIBIRÁ FUSILES KALASHNIKOV*
    *Cenovia Casas **
    El Nacional*

    **

    *Los 15.000 “luchadores sociales” que lo integran habían obtenido recursos
    adicionales para costear su trabajo. La fuerza está concebida como “un
    instrumento de la revolución, que tiene como uno de sus principales
    objetivos darle al pueblo la mayor suma de felicidad posible a través de las
    misiones sociales”. Ahora también serán capacitados para la defensa militar
    del país *

    *Según Chávez, el Frente Francisco de Miranda es “un hijo prodigioso de la
    revolución” *

    En el tercer aniversario del Frente Francisco de Miranda, el presidente Hugo
    Chávez dio un mandato claro y preciso a sus miembros: “A partir de hoy
    quiero que comience a cumplirse cabal y completamente las tareas de
    adiestramiento, capacitación y de equipamiento para la defensa militar del
    país”, toda vez que prometió que el próximo lote de fusiles rusos
    Kalashnikov que llegue al país será repartido entre sus filas, integradas
    por civiles –fundamentalmente jóvenes– organizados en escuadrones y que
    dependen del propio jefe del Estado.

    El Frente Francisco de Miranda, al que Chávez llamó “hijo prodigioso de la
    revolución”, se define como “una fuerza antiimperialista, disciplinada,
    dinámica y organizada, fundamental en la lucha para erradicar la pobreza en
    todas sus manifestaciones y para alcanzar la igualdad social en Venezuela”.
    Además de tener estos objetivos, sus principios básicos son “fortalecer el
    pensamiento antiimperialista en los luchadores sociales bolivarianos y en el
    pueblo venezolano”.

    El pasado 21 de junio, la Asamblea Nacional aprobó transferir 28,6 millardos
    de bolívares adicionales al Ministerio de Agricultura y Tierras para
    cancelar las becas de 350.000 bolívares mensuales de esos 27.000 “luchadores
    sociales bolivarianos”.

    Como argumento para esta aprobación, en el informe de la Comisión de
    Finanzas del Parlamento se señala que “es importante indicar que el Frente
    Francisco de Miranda es un instrumento de la revolución que tiene como uno
    de sus principales objetivos darle al pueblo la mayor suma de felicidad
    posible, a través de las misiones sociales, y las propias tareas que como
    organización cumple junto al pueblo, estimándose durante el año en curso, la
    profundización de la revolución mediante la participación en las luchas
    sociales”.

    Esta asignación de recursos para el cumplimiento de sus tareas fue
    calificada por la Asamblea de “beca–trabajo”. Ahora, además de los
    350.000bolívares, estos “luchadores sociales bolivarianos” podrán
    contar, para
    realizar “sus acciones desde el seno del pueblo”, con un fusil ruso. No
    obstante, el presidente Chávez no indicó cuántos ni cuándo serán repartidos
    entre sus miembros.

    Hace dos semanas comenzó la repartición de 30.000 fusiles de asalto
    Kalashnikov AK–103 entre los componentes de la Fuerza Armada, del primer
    lote de una compra de 100.000 unidades.

    En el acto del Frente, celebrado en el Poliedro el jueves en la noche, según
    reportó la Agencia Bolivariana de Noticias, había también niños y niñas,
    además de jóvenes y adolescentes. El propio mandatario nacional reiteró,
    según el cable, “el papel de éstos en la construcción de la patria nueva”.

    “La revolución –dijo Chávez– ha colocado a los niños y niñas como actores de
    esta patria nueva, semilla que está germinando y que indican que esta
    revolución se sembrará para siempre en esta sociedad”.

    Según la agencia, el Presidente no descartó que “la vocería oligarca diga
    que los están utilizando”, y agregó: “Porque ellos sencillamente no admiten
    que los niños y niñas también piensan y asumen posiciones frente a la vida”.

    El mandatario llamó a los miembros del Frente Miranda a hacer los
    sacrificios que demande la revolución. “Si por ejemplo, el imperio
    norteamericano se atreviera, se le ocurriera venir aquí a invadir nuestra
    patria para tratar de cercenar nuestra revolución los 25.000 muchachos y
    muchachas del FFM se irán a las armas… nos iremos a las armas”.

    En cuanto al número de sus miembros, Chávez explicó que el Frente comenzó
    con un contingente integrado por 36.000 jóvenes.

    “Era natural y necesaria su decantación”, dijo. Y afirmó: “Quedaron 21.000,
    y hoy hay 15.000 activos, podemos decirlo, a tiempo completo”.

    Están en una segunda etapa de formación, expresó. “Recientemente llegaron
    más de 5.060 después de un período de formación en Cuba. Tenemos 5.000 allá
    en las distintas escuelas de formación.

    En agosto se irán 5.000 más. Otro grupo está en Bolivia junto a cubanos y
    bolivianos luchando contra el analfabetismo y deben estar listos para irse a
    cualquier parte de este mundo cuando haga falta”, precisó.

    Además son, en opinión del jefe del Estado, un ejemplo de que sí es posible
    tener instituciones transparentes, exigentes, que cumplan con su función y
    al mismo tiempo luchen contra la corrupción. Sus miembros integran los
    cuadros organizativos de las misiones Vuelvan Caras, Alimentación, Barrio
    Adentro, Identidad, Alberto Lovera, Madres del Barrio, y de las educativas
    Sucre, Ribas y Robinson. Son además una “brigada internacionalista”.

    Una prominente miembro del Frente es la ministra de Alimentación, Erika
    Farías, quien es su directora nacional. La funcionaria, que intervino en el
    acto en el Poliedro, dijo que el FFM está constituido como “un ejército
    social para apoyar a la revolución bolivariana”, destacó la agencia oficial.
    “Eso lo hicimos desde un principio, nos hemos vinculado dando ejemplo a la
    importancia de la participación de los jóvenes en la construcción de una
    revolución y de la creación del poder popular”, agregó.

    “La Misión Identidad nos ayudó a organizarnos, a disciplinarnos y además
    logramos incluir a un conjunto de compañeros, más de 5 millones, que
    carecían del documento de la cédula de identidad, que nos sirve no sólo para
    votar, sino para tener derecho a la salud, a la educación, a la
    alimentación, al trabajo para lograr un vida digna”, ejemplificó.

    Este año, dijo Farías, es para “el FFM el de la profundización y
    radicalización de la revolución”, indicó la agencia.

    *Alberto Barrera Tyszka **
    **El Nacional*

    “(…) La concepción militar que Chávez tiene de la historia y de la
    práctica política:* *más allá de poner a la pobreza en la agenda del país,
    más allá de democratizar la renta petrolera, más allá de promover
    organizaciones de poder de base; la verdadera prioridad del Gobierno
    venezolano ha sido construir un nuevo formato de país que, fundamentalmente,
    garantice la permanencia de Hugo Chávez en el poder. Cada vez más, él es un
    líder sin final; no gerencia un Estado sino que manda a un ejército. La
    vida, pública y privada, de Venezuela se ha ido trabucando en cuartel. Ya
    tenemos una carrera armamentista, ya tenemos niños uniformados en los
    desfiles militares, ya tenemos la imagen de Presidente con un fusil al
    hombro, ya tenemos incluso una versión melodramática de la emoción
    castrense: los generales también lloran. Lentamente, toda experiencia civil
    va siendo ocupada por un nuevo orden. Vivimos bajo el anhelo oficial de un
    pensamiento único, de un sentimiento único, de un único culto. Las
    instituciones van siendo menos autónomas, reconociendo a veces, incluso sin
    pudor, su dependencia de las instrucciones de Chávez, quien por cierto,
    también, cada vez es más nombrado como “comandante en jefe” que como
    Presidente. En el lenguaje, nada ocurre por casualidad.

    Lo militar es un clima, un ánimo, una respiración ordenada, distribuida,
    impuesta desde ese absoluto social que en Venezuela es el Estado.
    Estamos ante una versión renovada, moderna, hipermediática y petrolera, del
    mito de los héroes de uniforme y de acción que han dominado buena parte de
    nuestra historia.
    Ahora, con menos sangre y con más farándula.
    Cierto: no hay censura, pero debemos estar alerta, siempre bajo amenaza.
    Cierto: no hay represión, pero estamos obligados, cada vez más, a vivir
    pidiendo permisos. La ambición totalitaria también puede desarrollarse hoy
    con muchas elecciones, con defensor del pueblo y fiscal general, con anti
    imperialismo y con muchísimo petróleo. En el fondo, esa es la primera gran
    obra del socialismo bolivariano del siglo XXI: privatizar el poder.
    Por eso mismo, también, el chavismo está muy lejos de cualquier experiencia
    moderna de la izquierda en América Latina. Dentro del proceso venezolano la
    izquierda es más sazón retórica que honda experiencia social y civil. Tengo
    para mí que, contrariamente a lo que piensan muchos, el triunfo de la
    izquierda en el continente no favorece a Hugo Chávez. Todo o contrario. Lo
    deja a la intemperie. Desnuda la verdadera condición de su proyecto: la
    naturaleza militar que ahora nos gobierna (…)”.

    Sábado, 01 de Julio de 2006

    Unión Radio

    Petkoff considera que el acto partidista con motivo de los ascensos
    militares “son la gota que rebasó el vaso” y *rechazó la utilización de la
    institución militar como “un aparato armado al servicio de un caudillo” y
    denunció la expansión autoritaria del Estado chavista hacia ámbitos como la
    cultura, el deporte y la educación.*

    Teodoro Petkoff insistió en las recientes acciones de abuso de poder del
    gobierno son indicios que apuntan a que “Chávez está construyendo un Estado
    totalitario y, si estas tendencias continúan se creará un régimen negativo
    que cambiará significativamente a la sociedad venezolana”. *”Lo que ocurrió
    en los actos de ascenso de oficiales en Fuerte Tiuna es “completamente
    inaceptable”, pues el Presidente habría realizado “un acto evidente político
    electoral en el ámbito de una fuerza que se supone es apolítica y no está al
    servicio de ninguna parcialidad política y mucho menos una personalidad”.* El
    pasado jueves, el presidente hizo un anuncio político a su favor y fue
    aplaudido por los oficiales que estaban presentes en el acto de ascensos
    como si se tratase de una guardia pretoriana, un grupo armado al servicio de
    Hugo Chávez. “Fue como si (Hugo Chávez) estuviese hablando ante los
    militantes del MVR”, dijo Petkoff, para quien esto lleva a preguntarse *si
    la Fuerza Armada ha sido transformada en un partido político: “¿Un partido
    político armado al servicio de Hugo Chávez y no de la nación?* El país no
    puede dejar pasar esto por alto”. *”Si los actos recientes, incluido el acto
    en el que se ofreció* *entregar 15 mil fusiles Kalashnikov a jóvenes del
    Frente Francisco de Miranda “para defender la revolución”, se unen “al
    desfile del 24 de junio donde los carros, los tanques militares marchaban
    con banderas rojas a los costados y la figura de Hugo Chávez estampada en
    ellas, convirtiendo la celebración de la Batalla de Carabobo -una fecha que
    pertenece a todos los venezolanos-, en un desfile claramente político
    partidista, estamos claramente ante la transformación de la fuerza armada
    -una institución que se supone pertenece al Estado- en una institución no
    sólo de gobierno, sino de partido”.
    *
    Para Petkoff, esto forma parte de un proceso que está en avance, mediante el
    cual el gobierno chavista está copando espacios donde antes el Estado no
    tenía ninguna o muy poca participación. En este sentido, afirmó que “así
    como el gobierno copó el espacio deportivo al apoderarse del Comité Olímpico
    Venezolano; así como en el mundo cultural se usa el más abierto chantaje al
    pedirle peaje político a los actores culturales; así como se aprueba la ley
    para controlar a las organizaciones no gubernamentales; así como se lanzan
    amenazas contra la autonomía universitaria que preludian una campaña para su
    liquidación; y así como se lanzan amenazas contra los medios que preludian
    los anuncios de eliminación de concesiones de televisión se está conformando
    un régimen totalitario”.

    Petkoff exigió que hay que reclamar las declaraciones del ministro de
    Educación Aristóbulo Isturiz “quien admitió abiertamente que su Ministerio
    está en un proceso de politización e ideologización de la educación”. Ya que
    no está contemplado ni en la constitución ni en la Ley de Educación que el
    sistema educativo pueda ser empleado como un instrumento de propaganda, “el
    gobierno no tiene ningún derecho de utilizar la institución educativa del
    país para inocular determinada manera de pensar ideológicamente en los
    estudiantes venezolanos y tratar de conformar una población encuadrada y
    regimentada desde el punto de vista ideológico y político”.

    Para Petkoff se trata de un abuso de poder intolerable que debe despertar
    del letargo a las fuerzas democráticas del país pues si “estas tendencias
    totalitarias siguen avanzando cristalizarán en un régimen negativo que
    producirá un cambio significativo en la sociedad venezolana.

    *Militarismo y neo-autoritarismo*

    *Carlos Blanco
    **El Universal** ***

    * ***

    *H*ace años, el viejo asesor nazi de Chávez, Norberto Ceresole, había
    prescrito este bebedizo mágico. Así, el proyecto chavista se convirtió en un
    militarismo de nuevo cuño, es decir en un neoautoritarismo. Se colocó a los
    oficiales venezolanos como los instrumentos esenciales para someter a la
    sociedad, lograr el control del Estado y reprimir a la disidencia
    democrática. En esta evolución del militarismo criollo se han destruido
    muchas cosas, incluida la FAN.

    *MILITARES Y DEMOCRACIA.* La institución militar, por definición, no es
    democrática. Allí imperan la obediencia, la jerarquía, la no deliberación,
    la rígida subordinación y otros valores ajenos a la democracia; mientras, en
    una sociedad libre, prevalecen las mayorías, la polémica, el respeto a la
    opinión ajena, la búsqueda de consensos y la igualdad de los ciudadanos.
    Esta contradicción obliga a disponer de reglas claras para regular las
    relaciones entre los dos ámbitos.

    La Fuerza Armada, como espacio no democrático, puede estar al servicio de la
    sociedad, si y solo si se somete sin ambigüedad al control democrático
    civil; este es el que debe establecer los roles, las misiones, las
    proporciones de las fuerzas, los programas de educación y los presupuestos.
    No implica desoír a los militares; pero, no son éstos quienes deciden.

    El control democrático no es una formalidad; si el Presidente, aun siendo
    civil, está sometido a la tutela militar o confabulado con los militares,
    ese control no existe. Sólo impera si es inequívoca la preponderancia de la
    institucionalidad democrática del Estado (Congreso, Poder Judicial,
    Ejecutivo, opinión pública, etc.) y de sus valores, sobre los militares. En
    los países con larga tradición en materia de libertades, la situación es
    clara para los oficiales, y éstos saben ocupar su lugar en la sociedad, que
    es tan respetado como el de los maestros, el de los médicos o el de los
    artistas.

    *MILITARES DESBORDADOS.* El proyecto chavista ya no se puede sostener en el
    lomo de partidos burocratizados, atrapados en una vorágine de aguda
    descomposición por el efecto disolvente del botín estatal que los próceres
    se tragan a mordisco limpio. Este proyecto tampoco es viable afincado sólo
    en la popularidad presidencial, que, dígase lo que se diga, está muy
    erosionada, de lo cual son testimonio las guarimbas chavistas. Debe
    recordarse que la popularidad es un bamboleo, siempre asimilable por
    democracias, pero intolerable para quienes aspiran a perpetuarse en el
    poder.

    Ante esa realidad, Chávez ha apelado al poder militar. Los oficiales
    abarrotan los cargos públicos; la estructura militar se ha desbordado, con
    sus principios jerárquicos y disciplinarios, junto a todo su muestrario de
    valores, y ha sometido al mundo civil. Debe aclararse que no es que la
    sociedad sea más “ordenada” bajo la bota insolente “de los sueños azules”,
    sino que es ahora más jerarquizada, más desigual, menos consensual y más
    sometida al régimen del “mando y ordeno”. Para advertirlo no hay que fijarse
    en los opositores escarnecidos; sino en los patéticos llamados que hacen
    algunos de los dirigentes del chavismo, gimientes por su necesidad de ser
    tomados en cuenta.

    El país se ha militarizado y se perdieron los valores de la civilidad, salvo
    en los ámbitos en los que todavía no han logrado la supremacía, como son
    algunos medios de comunicación, ONG, grupos organizados de oposición,
    iglesias y universidades. Sin embargo, todo el Estado ha sido militarizado,
    en el sentido de que las instituciones están sometidas al exorbitante
    control militar, al estilo y valores que les son propios. No hay nada que
    pueda resolver la Asamblea Nacional, por ejemplo, que no sea producto de una
    orden del caudillo; y a los que se salen de la horma, y que en una
    democracia son disidencias normales, los acribillan como traidores; allí
    están los casos de Pedro Carreño, quien está a punto de ser proscrito, y de
    Eustoquio Contreras que se metió, con los pies descalzos, a bailar fandango
    sobre un vidriero.

    Desde la perspectiva del Estado, Venezuela ha sido convertida en un
    desordenado cuartel. La disidencia es traición; la divergencia es punible;
    la legislación se volvió casuismo para convertir la diferencia en crimen; y
    la justicia no es más que represalia. No hay sino que ver el patetismo de
    jueces que condenan o absuelven, de acuerdo a veredictos de la Banda de los
    Enanos.

    Por supuesto que hay espacios de libertad; pero son los que subsisten fuera
    del Estado, en los medios, las ONG y, en general, en los sectores que
    escapan a la larga mano del Estado petrolero.

    *MUERTE CIVICO-MILITAR.* La invasión de la sociedad por el estamento
    militar, en vez de fortalecer a la FAN, la debilita. Los roles y misiones
    están totalmente desdibujados; no se sabe qué es lo fundamental, si la
    preparación para la guerra mortal contra EEUU o el marcial e inmisericorde
    reparto de pollos en Mercal; no se define si lo importante es preservar la
    frontera de la guerrilla o asociarse a ésta para enfrentar al imperio del
    mal; los generales no tienen claro si hay que resistir la invasión cubana o
    patrocinarla como sus obsecuentes celestinos.

    La misión de seguridad interna para contrarrestar la subversión dentro de
    las filas militares y fuera de éstas, es otro factor de descomposición,
    porque le da una dimensión represiva a la FAN que la fracciona íntimamente.
    Mientras el G-2 cubano espía a los oficiales descontentos, el crimen azota,
    inclemente, a los venezolanos. La conversión de la Guardia Nacional en una
    fuerza abusiva, antidemocrática y cruel es la mejor manera de suscitar odio
    contra sus integrantes y preparar el terreno para su futura disolución
    formal. La creación de la Policía Nacional, puntillazo contra la
    descentralización, legalizará el control militar del territorio nacional por
    parte del caudillo. El establecimiento de la Reserva y de la Guardia
    Territorial forma parte de la sustitución de la FAN por la FAR, con “R” de
    revolución. Por si fuera poco, el papel lamentable de los oficiales en la
    tutela y distribución desbocadas de los recursos públicos ha expandido la
    corrupción de un modo tal que los altos jefes perdieron el respeto de la
    oficialidad media no gangrenada.

    El resultado es una sociedad militarizada y una FAN “desmilitarizada”, en el
    sentido de que carece de coherencia, de norte y de estructura. Lo único que
    se ha socializado, en realidad, es la corrupción.

    *MILITARISMO Y NEOAUTORITARISMO.* Este es un tipo de autoritarismo que no
    sólo acepta la existencia de formalidades democráticas hasta las dictaduras,
    a veces, las tienen sino que les son absolutamente imprescindibles como
    sistema de legitimación internacional y de confrontación interna, para poder
    convertir en “golpistas” a los opositores. La estructura sobre la que se
    asienta este tipo de regímenes es la militar, sustituta de la civilidad
    democrática que el país desarrolló a lo largo de medio siglo. Venezuela,
    dominada por el militarismo, ha perdido a su Fuerza Armada; quedan
    militares, pero sin institución a la cual pertenecer.

    *carlosblancog@cantv.net* * **
    *

    *LLAMADO A LA GUERRA EN EL POLIEDRO*
    William Molina
    Noticiero Digital

    *Chávez dijo: “la revolución ha colocado a los niños y niñas como actores de
    esta patria nueva que está germinando”. Con esas infortunadas palabras, se
    parece al Hitler que sacrificó a los niños alemanes en las calles de Berlín,
    cuando ya era inminente su fin.

    *

    “(…) el castro comunismo alentado por Chávez y sus conmilitones, sigue
    amenazando a los venezolanos con una acción guerrerista que aniquilará lo
    que queda de libertades democráticas.
    La decisión de entregarle fusiles rusos a quince mil jóvenes que conforman
    eso que llaman “misión Francisco de Miranda”, es la evidencia del macabro
    plan concebido por el comunismo internacional, para someter a Venezuela a la
    dictadura roja que todavía se resiste a irse a los infiernos mas profundos
    con su jefe satanás, más ahora cuando encontró una fuente segura de
    financiamiento, proveniente de la gran riqueza petrolera venezolana (…)”.

    “(…) deberían analizar lo expresado el pasado jueves en el poliedro. Allí
    leyó sin cortapisas, la cartilla de sus tenebrosos propósitos destinados a
    imponer a fuerza de fusiles, un totalitarismo al mejor estilo fidelista. La
    defensa militar de un país, en un régimen democrático, no le corresponde a
    quienes colmaron las graderías del poliedro. Eso es tarea de las Fuerzas
    Armadas legítimamente constituidas. Lo que ocurre, es que aquí se acabaron
    las instituciones públicas que solo bailan al son que toca el gamonal mayor.
    ¿Qué harán esos muchachos, con los miles de fusiles que les entregará el
    jefe comunista de Miraflores, en compañía quizás del asesino Fidel Castro y
    del monigote Evo Morales? El entrenamiento no solo es para repeler una
    supuesta invasión yankee que no se ve por ninguna parte. ¿Los utilizarán,
    tal vez, para matar a los opositores venezolanos del régimen que se niegan a
    vivir en dictadura comunista? ¿Los emplearán para arrasar lo que pueda
    quedar de propiedad privada? Chávez fijó en el poliedro, el fin ulterior de
    su nefasto régimen: Acabar con el capitalismo e instaurar el socialismo.
    Para tal objetivo, arengó a sus vasallos con el pensamiento del ché Guevara,
    quien fue uno de los más crueles carniceros del comunismo cubano que no tuvo
    clemencia con nadie que cayera en sus sanguinarias manos, por muy
    insignificante que fuera la oposición al comunismo.
    Los comunistas, al igual que nazistas y fascistas, son insensibles con el
    valor que tiene la vida y la propiedad privada. Sus crueldades no tienen
    límites, pues la perversión y la irracionalidad se apoderan de sus mentes
    enfermas en la búsqueda de su objetivo supremo que es dominar a los pueblos,
    de la forma que sea. Los mayores crímenes contra la humanidad, han sido
    perpetrados por estos atronadores regímenes. La historia así lo reseña.

    “(…) Los personajes de la política venezolana que se ilusionan con
    derrotar a Chávez el tres de diciembre, deberían repasar la historia que
    relata la truculenta vida de protagonistas que con las características
    malévolas de Chávez, ha tenido la humanidad. Así tal vez despertarían de su
    torpeza y notarían que la naturaleza del problema venezolano no es
    electoral, sino existencial (…)!

Laisser Un Commentaire