Les étudiants chiliens et leur révolte
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Elle dure depuis longtemps. Pas facile d’être étudiant au Chili si l’on doit intégrer la filière publique. Elle est très en retard sur le privé. Un vrai fossé. Alors, ils manifestent depuis le début de la démocratie, même sous Lagos, même sous Bachelet pour une réforme du système hérité de Pinochet. Ils veulent aussi des transports publics qui puissent les emmener étudier sans que ce soit pour eux une source de dépense inconsidérée.
Ils sont intelligents, aucun mouvement politique n’a encore réussi à prendre le contrôle de la grogne, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Ils savent pourquoi.
Pas un député, un sénateur ne les suivra. Ils ont tous mis une poire pour la soif de côté. L’enseignement privé compte sur eux, ils en sont actionnaires.
Avez-vous vu un journal de gauche ou de droite en parler en France ?
On ne parle pas de ceux qui n’ont pas pris parti. On ne parle pas des gens qui réclament un juste droit à l’enseignement s’ils n’acceptent pas de s’encarter.
D’un côté on ne va pas critiquer la privatisation de l’enseignement dont on rêve secrètement, de l’autre on ne va pas affaiblir les purs représentants du socialisme libéral.
Et comme ils ne sont pas trotskistes, ce sont de simples étudiants qui veulent avoir les moyens de s’intégrer dans la vie économique, rien n’est dit, pas de soutient.
Comment va-t-on solder la dette de la dictature envers la jeunesse dans ce pays ?

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4 avril 2007 at 19:50
Quelle horreur ces pantalons rayés…quelle faute de gout ( j’ai vraiment rien a faire moi aujourd’hui!!!)
5 avril 2007 at 15:31
Ouais, un peu taquin sur ce coup