Les limites de la tolérance populaire et la démocratie

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Mardi 29 juin 2004 - 8:45

Un quatrième commissariat a été détruit hier par ses voisins proches, hier, las de l´insécurité et de la corruption de la Police de la Province de Buenos Aires. Cela pourrait faire sourire ; pour la énième fois en quelques semaines le chef de la Police de la Province a été remercié, mais cela pose un problème difficile à résoudre.
En effet, une partie de la population se plaint de cette insécurité et l´autre du chaos proche de l´anarchie qui règne dans le pays. Mettre des milliers de policiers en disponibité, qui arrondissaient leur fin de mois avec des combines plus ou moins tortueuses et mafieuses. a pour conséquence de mettre des milliers de délinquants en plus dans la rue et ce n´est pas le rôle la foule exaspérée que de rendre la justice de cette manière aussi brutale.
Ces manifestations ne sont pas toujours spontanées, bien sûr, et même si elles sont exploitées par les courants tant d´extrême droite que d´extrême gauche que comporte la faune politicomafieuse du pays, elles coïncident réellement à un seuil de tolérance largement dépassé des habitants de la Province.
On ne peut qu´être inquiet lorsqu´on sait quelles solutions l´histoire de ce pays a laissé dans la mémoire collective comme étant la manière la plus simple de résoudre ses problèmes.

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