Les loyers à Buenos Aires
401 lecturesLes prix montent, la demande est forte tant pour l’achat que pour la location. La pierre a toujours été la valeur refuge des Argentins. Les prix, nous l’avons vu récemment dans un autre billet, sont les moins chers qui puissent être trouvés dans une capitale.
Ces trois derniers mois, l’augmentation des loyers au moment de la renégociation des contrats a été de 30%. C’est énorme.
Le mètre carré dans l’avenue Alvear est passé brutalement de 2500 à 3000 dollars dans des immeubles vieillissants.
La pression est bien sûr exercée par les investisseurs étrangers et les rois du pétrole argentins qui sont aujourd’hui les exportateurs et qui placent leurs liquidités dans l’immobilier.
Bien sûr, en cas de désordre économique les prix baissent, tout comme ils ont baissé après la fin 2001. Quelques mois sans plus. Il ne faut pas avoir besoin de liquidités dans ces périodes et on trouve peu de choses à acheter. Quelques mois plus tard, les prix remontaient.
Un phénomène intéressant s’est pourtant produit. Aujourd’hui on achète plus l’adresse. Les prix fluctuent beaucoup plus qu’avant d’un quartier à l’autre, d’un immeuble à un autre. Les problèmes de sécurité sont devenus les principaux facteurs de la valeur des prix, les immeubles neufs avec sécurité sont la proie des acheteurs. Certains appartements, dans de beaux et vieux immeubles, ont du mal à trouver acquéreur, la population vieillissante des copropriétaires, l’administration laxiste et chère des syndics impossible à remplacer en fait des danseuses coûteuses et inefficaces.
