Les parrains de la CGT se préparent à la guerre
vu 840 foisHUGO MOYANO
Tout le monde le sait, tout le monde le craint, après l´unification de la CGT, le leader des chauffeurs de camions Hugo Moyano est bien décidé à prendre l´intégralité du pouvoir et devenir le seul patron de la centrale syndicale. C´est un grand admirateur de Jimmy Hoffa, et dans un an il sera l´unique secrétaire général de la CGT. C´est du moins ce qu´on lui a promis, dans ce monde où les promesses ne sont pas ce qu´on respecte le plus.
Son style ? Il se méfie de tout et de tous, surtout de ses compagnons d´armes, mais aussi du gouvernement, de la presse et de tous les médias. Même s´il a une bonne relation avec le Président Kirchner, il lui reproche d´avoir ouvert les portes de la Casa Rosada à celle qu´il considère comme sa principale rivale, Susana Rueda.
Phrase célèbre : On m´accuse de beaucoup de choses, tout ce que je peux vous dire c´est que je n´ai rien eu à voir avec la mort de Kennedy.
SUSANA RUEDA
Tant bien que mal, Susana Rueda s´est fait une place dans la nouvelle CGT. Ce qui énerve le plus le reste des capos de cette organisation c´est qu´elle fait toujours ses reproches et ses critiques devant la presse et la télévision. Elle sait parfaitement se servir des médias et réserve ses commentaires à ceux-ci et non aux réunions du conseil auxquelles elle participe dans la centrale. Il faut avouer qu´il ne doit pas être facile pour une femme de faire entendre sa voix dans cette organisation mafieuse et machiste.
Dans l´entourage de Moyano, on est certain qu´elle est la face visible d´une stratégie de rupture que met en place son mentor Carlos West Ocampo. Rueda est exactement comme l´idée de transversalité que proposait Kirchner, elle cherche l´appui des gens en dehors de l´appareil syndical. Cela ne marchera pas plus pour elle que ça n´a marché pour Kirchner dit-on.
LUIS BARRIONUEVO
Personnage décrit ici Luis Barrionuevo est devenu le principal associé de Moyano dans la CGT réunifiée. De temps en temps, il critique fortement le gouvernement avec ce qu´il considère être généralement des bons mots, mais qui sont malheureusement plus proche du mauvais goût que de la critique constructive. Il attend son heure, ses troupes attendent aussi, il sait que le chaos et la misère sont ses principaux alliés. Sa présence incommode fortement le gouvernement, mais il sait pour l´instant cacher ses ambitions.
Tout comme Moyano c´est un farouche adversaire de Rueda, et il utilisera tous les moyens à sa disposition pour la faire disparaître de la centrale.
Signe particulier : Brûle les urnes quand elles ne lui sont pas favorables.
ARMANDO CAVALIERI
Il n´est plus ce qu´il était, un des gordos (gros) de la CGT. le pouvoir lui échappe, il ne vit pas ses meilleurs moments. Moyano lui prendra tout, c´est ce qu´il craint et il a bien raison. Même si en public il n´a jamais soutenu Rueda, c´est lui qui lui a offert de participer aux réunions du Conseil sur le Salaire Minimum afin de ne pas laisser Moyano en première ligne. l´ancien parrain tout puissant a perdu de sa force. Il se fait vieux.
Ceux qui sont les plus proches de Rueda actuellement sont West Ocampo et Oscar Lescano. Mais ne vous y fiez pas, ils ne travaillent pas pour elle mais pour eux. Une chose est sûre, dit-on dans leur entourage, Rueda, nous l´accompagnerons jusqu´aux portes du cimetière, mais nous n´entrerons pas, espérant ainsi faire perdre le pouvoir à Moyano tout en se débarrassant d´une encombrante personnalité.

23 juin 2006 à 7:48
[...] Tous les matins 4500 répartiteurs de boisons et produits laitiers livrent 4000 épiceries et micomarchés. A Buenos Aires, ville et province, 40% de ces commerces appartiennent à la communauté chinoise. Entre ces livreurs et la communauté, ce sont de continuelles plaintes sur la marchandise qui manque, la facturation qui ne correspond pas à la réalité. Tous ces répartiteurs appartiennent au syndicat CGT de Hugo Moyano, à la section “transport” drivée par son fils. Je vous l’ai à plusieurs reprises expliqué ici, les syndicats péronistes en Argentine sont plus proches d’une organisation mafieuse que de ce que nous avons l’habitude de voir en Europe. Il se trouve que ce gouvernement a redonné de la vigueur à la CGT qui avec certaines organisations de piqueteros constitue son bras armé. L’impunité amenant toujours des exagérations, les erreurs des livreurs qui étaient au début qu’une simple manière de se faire donner un pourboire obligatoire s’est transformé en véritable racket. Entre coups échangés et exaspération, un livreur a été blessé par balle. La CGT a donc décidé de faire le blocus de tous les commerces tenus par la communauté chinoise et dans sa dernière réunion, il y a quelques jours a déclaré : “L’Italien est un enc… tout comme l’Italien et le Juif, mais ils ne nous ont jamais posé autant de problèmes que les chinois.” Ne jouez pas sur les mots, a ensuite dit Moyano, pas de racisme là dessous, c’est juste une manière de dire les choses. Du côté des autorités, on fait la sourde oreille, du côté de la société, la même chose, quant à ceux qui se réjouissent aujourd’hui pour être leurs concurrents, ils n’ont pas encore compris que demain, ce sera à leur tour d’être rackettés. [...]
31 octobre 2006 à 7:44
[...] Écrit par Patrick le 31 octobre 2006 Du rififi à la CGT, qui restera avec la plus grande part du gâteau ? Barrionuevo ou bien Moyano ? Le scandaleux épisode du transfert du cercueil de Perón qui s’est terminé en pugilat général a-t-il suffisamment affaiblit Moyano ? De toute façon, ça ne changera pas grand-chose. [...]
29 janvier 2007 à 16:27
[...] Les parrains ce sont bien sûr les fortes personnalités de la CGT, Barrionuevo le philosophe et Hugo “Jimmy Hoffa” Moyano, pour ne citer qu’eux. Faut pas toucher à Perón, ni à sa veuve viennent-ils de dire, et ce [...]
16 mars 2008 à 6:34
[...] en a parlé plusieurs fois, la CGT et son mâle alpha, Hugo «Jimmy Hoffa» Moyano, prochain numéro 2 du parti péroniste et bras armé de Nestor Kirchner font encore parler [...]
30 avril 2008 à 9:09
[...] le philosophe et Hugo “Jimmy Hoffa” Moyano sont contents. La veuve Peron ne sera pas extradée. Il avait bien fallu faire une demande à [...]