L’hypocrisie de l’église devant un sociopathe dangereux

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na01fo01.jpgC’était une évidence. Son coeur resterait toujours ce petit muscle maudit qui battait déjà très fort pendant ses jeunes années à Concordia, alors qu’il n’avait pas encore revêtu les habits, alors que ce garçon antisocial, ce fasciste que tout le monde appelait Queque (son surnom), militait dans le nationalisme oligarchique et attaquait d’autres argentins pour la simple raison qu’ils portaient un nom juif.
Antisocial, un sociopathe classique selon la définition la plus répandue, un type caractérisé par une conduite persistante à la manipulation, à l’exploitation ou à la violation des droits d’autrui, et impliqué dans des attitudes criminelles. Aussi criminel que Videla, Masera, Viola, Menéndez, Galtieri ou Camps.
En dix petites minutes, avec un total mépris pour les crimes commis, l’ex chapelain de la Police de Buenos Aires a essayé de réfuter les accusations et ses fautes en prononçant une insolite, mais non moins étudiée, homélie judiciaire. Il nous a assené qu’en 2000 ans d’histoire, aucun serviteur de l’Eglise Catholique Apostolique Romaine n’a violé les saints sacrements. En conséquence de quoi les témoignages des survivants devaient êtres remis en cause.
Puis il se fit menaçant : le faux témoignage c’est le démon, parce qu’en lui réside le mal, ne réside pas la vérité, il est empreint du mal qui conçoit le démon, recréant ainsi la la position bien connue de l’Église procédurière qui, faut-il s’en souvenir, a protégé et caché de nombreux acteurs du génocide argentin comme notre chapelain. Mais, ce qu’il faut surtout souligner c’est que le seul faux témoin de ce procès fut un curé qui s’est présenté devant le tribunal pour tenter de diminuer le poids des dizaines de témoignages qui incriminaient Von Wernich.
Curieuse logique de l’église, celle qui défend et milite systématiquement en faveur des lois contre l’avortement en criant son amour pour la vie depuis le moment de la conception, alors qu’elle démontre, durant les années de convivance avec la dictature que la vie de ceux qui ne partagent pas ses idées a si peu d’importance si ce n’est aucune…

extrait et traduit de : La hipocresía de la Iglesia y un sociópata peligroso par Daniel Capalbo
Journal Perfil

4 Commentaires pour “L’hypocrisie de l’église devant un sociopathe dangereux”

  1. Jean-Louis a dit:

    Divinement limpide… L’Église d’Argentine n’a pas fini de faire son auto-confession, et tant qu’elle se mêlera du temporel, elle ne pourra se purger spirituellement. Abrazo salteño

  2. Emilie a dit:

    Oh, le pléonasme ! Hypocrisie et religion dans le même titre…

  3. Naima a dit:

    La définition du salaud selon Jean-Paul Sartre: celui qui plein d’aplomb défend le crime.Et qui ne se regarde jamais dans un miroir.

  4. Salaud de curé! « Che! Boludo… a dit:

    [...] l’hypocrisie de l’église devant un sociopathe dangereux [...]

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