J’en ai parlé plusieurs fois, et puis j’ai cessé de le faire pour des raisons évidentes. Je ne suis pas partisan d’un état policier, je ne suis pas partisan non plus de l’augmentation des peines.
L’insécurité en Argentine est due, principalement, à la corruption de la police et de la justice. Elle a fortement augmenté après les évènements de 2001 lorsque 50% de la population s’est trouvée vivre au dessous du seuil de pauvreté.
Revenons sur la police de la Province de Buenos Aires. 45.000 Policiers qui n’ont du, pendant des années, de recevoir un salaire correct que grâce à une corruption organisée par les politiques et dont ils recevaient les miettes.
Obéir aux ordres ou recevoir une balle perdue.
Très rapidement le monstre a pris son indépendance et plus rien ne pouvait le contrôler. Les efforts faits dans ce sens par les autorités de la province, licenciements des fonctionnaires les plus impliqués, sont encore loin d’avoir porté leurs fruits. On se ne fait pas toute sa carrière dans cette administration, espérant un jour devenir commissaire pour vivre comme un millionnaire, sans être un peu réticent lorsqu’on vous explique que maintenant il faudra se contenter d’un salaire de 2000 à 3000 dollars par mois.
Devant la montée des enlèvements crapuleux et de la délinquance, Annibal Fernandez avait demandé aux médias d’être discrets et de ne pas augmenter la sensation d’insécurité. Ne pas mettre la population dans un état hystérique m’a paru normal, et après avoir dit à plusieurs reprises ce que j’en pensais, je ne voulus pas augmenter par des billets la crainte des résidents.
Aujourd’hui le ministre de l’Intérieur s’excuse de ses propos. Il n’aurait pas dû parler de sensation d’insécurité aux victimes de la délinquance. Bien que les chiffres de celles-ci sont aujourd’hui classés « information réservée », c’est-à-dire que personne ne peut y avoir accès, il reconnaît, les faits sont têtus, que Belgrano, Barracas et Palermo présentent des problèmes majeurs, sans parler de la Province et du reste du pays.
Que faire, ne pas aller dîner à Palermo car plusieurs fois par semaine les restaurants sont pris d’assauts par des délinquants, ne plus vivre à Belgrano car les immeubles sont pris d’assauts par des voleurs qui font, armés, la saisie de tous les biens des appartements ?
Pas un immeuble ne s’est construit, ces dernières années sans un système sophistiqué de sécurité, gardes armés, vidéo.
Une situation que personne n’aimerait avoir à gérer, je dois le reconnaître.
Inseguridad: “Metí la pata”, dijo Fernández | LANACION.com
El ministro del Interior, Aníbal Fernández, reconoció ayer que se equivocó cuando, al referirse a la ola delictiva que está viviendo el país, había dicho que era “un punch mediático”, y pidió disculpas a los vecinos al admitir que es consciente de la sensación de inseguridad: “No vivo dentro de un tupperware”, dijo.







Sur cette question, contrairement à l’immobilier, la situation au Brésil est très proche de celle de l’Argentine…
“il faudra se contenter d’un salaire de 2000 à 3000 dollars par mois”… es mucho no?
“Belgrano, Barracas et Palermo”… Barracas tam bien???
La verdad : lo mas seguro para mi es… Constitucion.
Il en va un peu de meme en chez moi.
Des parking guards a tous les parkings, toutes les maisons sont equipees de systeme d’alarme avec le “panique bouton”.
Pour entrer dans une banque, un garde est a l’entree avec un detecteur de metaux !
Je constate que les societes de securite entretiennent le syndrome de la securite.
Il semble qu’a johburg/pretoria et soweto c’est pire.
+1 pour la corruption
Mis a part cela, la vie est si agreable !
L’Argentine selon Clemenceau un pays d’avenir, toujours fuyant, et être Argentin c’est comme avoir une mère idiote, voici la seule réalité des Argentins de l’exile, forcé ou choisi….et de ceux qui n’avaient pas le choix…Mourir de soif en ayant autant d’eau..:Voici le destin des Argentins.Plus le temps passe et plus on se rend compte de l’Utopie paradoxale. Aujourd’hui je sais que je vais mourir dans la froide Helvetie, loin de la terre dont je suis né.Je ne peux que pleurer la-dessus. Et prier à l’équilibre des planètes pour qu’un miracle arrive, et les nouvelles générations cherchent de nouvelles valeurs.