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Marchés d’hiver

le fleuriste
Un des avantages de Buenos Aires, je devrais dire de l’Argentine en général, ce sont les petits commerçants. Chaque rue, chaque quartier possède les siens. Vous souvenez comme c’était en France, avant l’arrivée des supermarchés ?
le boulanger
C’est encore comme cela, la vie de quartier existe, ils sont nombreux, et, chose curieuse, prospèrent en vendant des produits à meilleur prix, le plus souvent, que les supermarchés qui existent depuis des lustres par ici aussi.
Légumes et fruits
Ce matin donc, nous sommes allés faire des courses, pas bien loin, c’est juste dans la rue derrière, un peu comme partout à Buenos Aires.
Tout cela a disparu depuis longtemps par chez nous et je n’ai pas manqué de m’en faire la réflexion, rapide, certes, mais non moins attentive.
le traiteur, pâtes et empanadas
Oui, tout le monde a gagné trois francs six sous en allant au supermarché. Enfin, au début. Maintenant ils ont surtout gagné un chômeur de plus dans la famille, et on n’hésite pas non plus, à aller avec sa petite voiture fabriquée en Corée, ses petites chaussures faites au Maroc, et ses petites fringues faites en Chine de temps en temps par ce qu’on appelle aimablement des prisonniers politiques, à manifester contre les délocalisations de sociétés.
Bref, ce n’est pas simple que ça. bien sûr, mais j’y pensais fortement en me demandant si ceux-là y avaient réfléchi.
Tout ça pour vous dire que, comme d’habitude, ce fut un petit bonheur, de parler, d’acheter des produits frais, de saluer les commerçants du coin, d’être reconnu, bref, de sentir qu’on existe.
Cochons de lait

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9 Commentaires

  1. villemonteix michelle dit :

    je suis à Buenos Aires depuis deux mois , mais je n’ai pas encore trouver votre boulangerie, elle parait tellement appétissante!car ici le pain il faut chercher, peut on avoir l’adresse? merci

  2. Patrick dit :

    HAUSBROT Rodriguez Peña 1591

    Attention pain aux céréales seulement

    Pour du pain français

    La bourgogne Ayacucho et Alvear

  3. Philippe dit :

    Il faut en générale que j’aille en Italie pour retrouver cette atmosphère. Des petits commerces accueillants, où l’on vous sourit, où l’on vous fait goûter avant d’acheter…

  4. tonio dit :

    Vivement que les petits commerces de la rue derrière chez toi se mondialise… pour qu’on puisse aussi acheter ces produits! ;)

  5. Olivier SC dit :

    Vous vous arrêtez où à Paris ? Dans la lointaine banlieue ? ;)
    Il faudrait venir du côté des rues Lepic-Abbesses, rue de Lévis et rue des Dames. Dans mon quartier ; je ne connais pas tout :)

  6. Patrick dit :

    [quote post="2958"]Dans mon quartier ; je ne connais pas tout )[/quote]
    Vous avez répondu, Olivier

  7. Aless dit :

    C’est l’une des choses que j’apprécie le plus à Buenos Aires, les petits commerces de quartier!

    Cela donne une vraie identité au quartier et la proximité entre commerçants et voisins est véritablement une réalité!
    La construction des “hipermercados” et des “shopping center” dans les années 90 pouvait laisser penser à une disparition des petits commerces, mais finalement les portenos ont gardé leurs habitudes, pour le prix, pour le confort, et surtout parce qu’ils savaient chez qui ils allaient!

    J’ai un peu lu des thèses de géographie sur le thème des petits commerces à BA et leur rôle social, c’est super intéressant!

  8. Édouard dit :

    Quelles belles photos, merci. Pour nous, même les supermarchés sont plutôt petits, ce qui étonne, d’ailleurs, les gens venus du midwest ou de Californie.

  9. Rémi dit :

    Ca me laisse tout nostalgique….

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