
C’est la troisième fois, hier les passagers ont brulé un train. Un court-circuit une fois de plus, le froid, la peur, la colère.
On commence à lancer quelques pierres, puis on met le feu.
Il faut dire que ces voyageurs aimeraient bien un jour être considérés comme des personnes, qu’ils sont fatigués d’être entassés comme des sardines en boîtes, à la merci des pickpockets et des mains baladeuses. Ils sont lassés de ne pas savoir à quelle heure ils partiront, à quelle heure ils arriveront.
Ils aimeraient bien savoir ce que les entreprises privées, à qui on a confié le service des trains, font des centaines de millions de subventions, qu’elles reçoivent chaque année et comprendre comment il se fait que les actionnaires de ces compagnies sont de plus en plus riches chaque année tout en déclarant des pertes colossales sur leur exploitation.
Ils sont étudiants, lycéens, travailleurs, et se demandent, avec un sourire amer, pourquoi l’État va dépenser des milliards pour un TGV alors que ni les trains de banlieue ni le métro ne sont capables d’assurer un service décent. On les prend pour du bétail !
Un jour, je l’ai dit, c’est la troisième fois en quelques années, une petite goutte fait déborder le vase. C’est comme ça et c’est naturel. D’autant qu’en ce moment le moral n’est pas au beau fixe. L’inflation cogne durement sur les plus défavorisés. Une inflation qu’on se refuse à calculer, mais vous savez, quand on n’a pas grand-chose à compter, le calcul est vite fait, pas besoin d’experts.
Et que répondent les Kirchner : c’est un coup monté. Ce sont les groupes d’extrême gauche qui veulent détruire ce gouvernement.
Bien évidemment lorsque ce genre d’incident arrive, les casseurs ne sont pas loin. Et ils se sont présentés rapidement sur les lieux. Mais à l’origine, ils n’y sont pour rien.
À l’origine, c’est d’abord la compagnie TBA, incapable depuis des années d’assurer son service, ensuite les voyageurs fatigués d’être les otages d’une impéritie chaque jour plus voyante.
Laissons donc les groupes d’extrême gauche là où ils sont, ils sont en général victimes d’une extrême pauvreté. Inutile de répéter et d’imiter les arguments de Perón et d’Isabelita. On sait trop où cela mène.








on sept 7th, 2008 at 4:32
Coincidence? Sortie du dernier documentaire de solanas sur la décadence du transport ferroviaire
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on sept 7th, 2008 at 6:49
j’avais remarqué ça aussi
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