Où est la raison ?
231 lecturesGilles Luneau à Buenos Aires
J’avais un peu tardé à faire comme pas mal de blogueurs un commentaire sur les évènements du 11 septembre.
La venue d’un ami, Gilles Luneau, écrivain et grand reporter, à Buenos Aires cette fin de mois, m’a fait reprendre quelques-uns de ses écrits.
Celui-ci, écrit à chaud, 10 jours après les évènements me semble être plus que jamais d’actualité.
J’essaierai de lui faire faire un petit billet pour le blog.
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Par Gilles Luneau le 21 septembre 2001
Une fois la poussière de guerre retombée, une fois les signes et symboles de compassion agités suffisamment pour que les hommes mettent du sens à une mort qui n’en a pas, une fois analysée la situation présente comme une conséquence et non le début d’une situation, il faut se dépêcher d’agir lentement, avant que le désir aussi compréhensible que stupide de vengeance commette l’irrémédiable erreur de nous enchaîner à un cycle de violences inscrites dans la loi du Talion.On n’efface pas la cause d’une situation en s’attaquant à ses conséquences. Attention, quand une peuple et une nation communient dans la prière et le patriotisme, on s’éloigne de la raison. Quand ils n’offrent comme réponse à un crime, que d’y répondre par eux mêmes, on n’est plus dans l’idéal de justice que la communauté humaine tente de bâtir depuis que l’on sait que la victime ne peut pas faire justice elle même.[…]

16 septembre 2006 at 18:48
Une tragédie annoncée
Je ne sais pas le pourquoi. Mais avec un peu plus de bonnes volonté, le gouvernement yankee aurait pu peut-être éviter le pire. Quelques mois avant la date fatidique, durant la saison 2000-2001 de l’émission de journalisme d’enquête “60 minutes” sur les ondes du réseau CBS, je me rappelle avoir vu un reportage sur de possibles attentats faits avec des avions civils. Les sources gouvernementales et autres semblaient avoir de très bonnes raisons de craindre le pire. Par exemple, un détournement d’avion visant une des nombreuses centrales nucléaires américaines. Comme on dit par chez-nous, y a qq’ un qui a perdu une belle occasion d’écouter, hein W (Georges W. Bush).
18 septembre 2006 at 6:53
N’oublions pas non plus, le 11 septembre 1973, la mort de Salvador Allende, le putsch de la junte présidée par le général Augusto Pinochet et les années noirs qui ont suivi.
18 septembre 2006 at 10:01
Tout a fait d’accord avec toi neno. D’ailleurs dans mon blog, j’ ai un diaporama fait d’images du 11 septembre et d’ images d’un reportage sur le coup d’état au Chile qui proviennent du site de Radio-Canada. Tout ca pour dire que cette date est bien plus que la chute des deux tours. Pinochet a pris le pouvoir grace aus americain et a leur plan Condor. Trois ans plus tard, c’etait le tour de l’Argentine où la lutte contre la subversion et le terrorisme (sujet prefere de W) a coute la vie a 30000 personnes. Des enfants furent enleves et donnes. Et la noche de los lapices avec son terrorisme d’etat qui a sequestré, torturé et assasiné un groupe d’ adolescents.
18 septembre 2006 at 12:51
oui Eric… malheureusement certains drames sont beaucoup moins médiatisé que d’autres. A noté, un magnifique documentaire sur cet autre 11 septembre, “Salvador Allende” de Patricio Guzman.
18 septembre 2006 at 12:56
Bon les enfants, 5 minutes de trollage c’est OK mais n’en abusez pas