Conseils aux traders en mal de stress
Vous voulez que je vous dise ? Je suis un peu surpris par la hargne que certaines personnes ont contre tous les intervenants de cette débâcle financière. En particulier contre les employés de ces géants financiers.
Je n’en veux pour preuve, mon ami Patxi, qui dit pis que pendre de son banquier, un pauvre type perdu dans une agence de second ordre dans le bas Sud-Ouest de la France, bien obligé de vendre les produits qu’il a à sa disposition et non pas ceux que voudraient notre ami.
Bref, il y a des leçons que l’on ferait bien de garder au vestiaire, trouver du travail n’est pas une chose facile aujourd’hui, vouloir gagner de l’argent n’est pas un crime, et tout le monde n’a pas la chance, le désespoir et surtout, faut-il les entendre, cet irrévocable désir de faire le bien de ses semblables, de rentrer dans les ordres, l’éducation nationale ou un organisme humanitaire pour faire le blaireau vis-à-vis de ceux qui n’ont pas eu cette chance, ce désir ou cette outrecuidance quand les choses vont mal. D’autant que le pauvre Lionel, si je me souviens bien de son nom, est à la merci d’un licenciement sans avoir un salaire supérieur à celui d’un enseignant.
On ne tire pas sur les ambulances.
Après cette mise au point, en toute amitié, même si pour certaines personnes, je l’ai vu dans différents forums relatifs à l’Éducation Nationale, il n’y a pas de vocations commerciales, simplement quelques individus incapables de suivre le cursus éducatif normal et que l’on détecte dès le primaire et qui sont destinés à des filières spéciales qui feront d’eux, dans le meilleur des cas, des vendeurs d’encyclopédies dans les banlieues défavorisées. C’est faire peu de cas de nos grandes écoles commerciales, administratives et autres, c’est avoir une méconnaissance totale des réalités sociales et économiques et des cursus universitaires.
Il en est ainsi et malheureusement on ne pourra pas faire grand-chose contre cet état d’esprit ou pour être plus simple ce manque de curiosité. Notre société représente aujourd’hui le point le plus proche de sa cristallisation intellectuelle et de la sclérose, en particulier dans certains de ses secteurs qui s’arcboutent depuis des lustres sur le maintien de ce qui fut, n’acceptant aucune réforme.
Aucun tsunami à attendre de ce côté-là.
Revenons à nos traders, ils ont, s’ils furent intelligents plus d’avoir que de dettes aujourd’hui ( si ce n’est pas le cas, ça leur fera les pattes). Ils ont aussi, à tort ou à raison, une dette morale vis-à-vis de la société. Je dis à tort ou à raison parce qu’en fait cette dette c’est la société qui la dicte. Elle n’a pas forcément raison, mais elle a le dernier mot.
Venez, investissez dans les pays émergents dans des activités créatrices d’emplois et valorisantes pour l’initiative individuelle, dans des activités écologiques ou qui mettent en valeur ses richesses naturelles sans les détruire, n’essayez pas de refaire ce que vous venez de quitter, un monde meilleur est toujours possible et il est aussi porteur de bénéfices substantiels et partageables.
Et puis, si vous êtes en mal de stress, pas de problème, il sera permanent.
On vous attend, mais si vous n’êtes pas bon, on va vous rincer jusqu’à la moelle. Chacun son tour ! ![]()

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