Au Paraguay même si rien n’est comme ailleurs, tout est quand même pareil. L’Évêque des pauvres est un chaud lapin, déjà 4 demandes en reconnaissance de paternité et, à mon avis, ce n’est pas fini. Il est vrai qu’il n’est pas forcément le père de toutes ces créatures et que 70% des enfants naissent simplement sous le nom de leur mère dans ce beau pays où les femmes sont les plus fertiles du monde, nous disent ses défenseurs.
Et cette petite de 16 ans offerte par sa mère à cet évêque d’un âge plus que mur, mais c’est l’amour bien sûr. Que vous dire ?
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers. -
Enfants, voici des bœufs qui passent,
Cachez vos rouges tabliers !
Que vous dire. Que cette enfant, qui regardait par trop le petit Antonio de la masure d’en face, un bon à rien qui n’aurait pas tardé à la louer au bordel du coin pour continuer à jouer aux cartes avec ses copains, aurait peut-être connu un pire destin si l’évêque des pauvres ne l’avait pas prise sous son aile protectrice !
Et cette règle d’abstinence qui est en réalité le plus fort des aphrodisiaques
Elles furent sans doute nombreuses celles à qui il donna le Bon Dieu sans confession, mais pas sans pénétration. Même sa hiérarchie et ses pairs étaient au courant nous dit-on.
Que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre dut-il leur répondre !
Le Paraguay ! Les ranchos de ces propriétaires terriens qui depuis la colonisation ressemblent plus à des harems qu’à des maisons de famille. Cela perdure, le droit de cuissage est monnaie courante.
Alors Monseigneur le Président Lugo qui vient d’être élu pour remettre de l’ordre dans le désastre social, l’injustice économique, lui qui marche nu-pieds dans ses sandales, car, dit-il, il transpire trop des pieds est-il à même de remplir sa tâche ?
La corruption est mère de toutes les violences, elle n’est pas seulement économique.
Il sera lundi à Buenos Aires.
Enfants, voici des bœufs qui passent,
Cachez vos rouges tabliers !
Monseigneur le Président Lugo va nu-pieds et la bite sous le bras
Appartement à Mendoza pour étudiants
J’avais trouvé cet appartement l’an passé pour deux étudiants de sciences Po qui venaient passer une année d’étude à Mendoza.
Le proprio est super sympa, ces deux garçons y ont passé 10 mois agréables. Je le recommande à ceux qui peuvent avoir ce genre de besoins. Il n’y a pas d’intermédiaires. Un conseil, compte tenu de l’inflation, c’est ce que nous avions fait l’an dernier, payez les 10 mois dont vous avez besoin en une seule fois.
Rodolfo est un type super sympa, je vous laisse son mail :
lahuerta_862@hotmail.com
Des dieux et des hommes
Je le croise depuis quelques années. Vers 6 heures du matin, sa vieille mallette de représentant à la main, il commence sa routine. Tout d’abord, il demande de l’eau chaude au concierge de l’immeuble du coin de la rue. Puis il se dirige vers la boulangerie «Las Esclavas». Elle n’est pas ouverte, mais le personnel lui donne gentiment quelques medialunas de la veille.
Il essaie d’être toujours impeccable. Il n’est pas vieux, mais la vie de sans-abri commence à laisser des traces sur son visage.
Longtemps je me suis demandé pourquoi il ne trouvait pas de travail. Il fait pourtant, cela se voit avec l’habitude, des efforts constants pour paraître faire partie de la société laborieuse et occupée, pas de celle des manoeuvres, le vieux blazer bleu et le pantalon gris qu’il revêt de temps en temps le place plutôt dans la catégorie des employés de bureau ou des commerciaux.
Un manque d’attention de ma part certainement, sans doute parce que l’église qui trône à quelque 50 mètres de là attire depuis longtemps une foule de personnes nécessiteuses qui vienne quémander réconfort et nourriture.
Ces derniers jours il m’a semblé comprendre pourquoi. Une partie de sa routine m’avait échappé.
À cette heure du matin, un seul magasin est illuminé. Il n’est pas bien grand. On y vend des chaussures pour enfants. Un gros néon rouge enseigne son nom : Marcel. Un peu au-dessus de la vitrine, presque à hauteur d’homme trône un compresseur d’air conditionné. Sans doute pour le protéger, peut-être pour que personne n’ait l’idée de le voler il est protégé par des barres de fer qui font comme une cage autour de lui.
Une fois son petit déjeuner à base de maté et de vieux croissants enfilé, il se dirige vers la vitrine. Et là, levant les yeux vers l’appareil tout en baissant la tête et en croissant les mains sur son abdomen il commence un long discours. Il psalmodie je ne sais quelle prière destinée à je ne sais quel dieu.
Mais je me trompe certainement en pensant qu’un esprit dérangé serait la raison de son manque de chance.
Il n’est pas le seul après tout à prier quotidiennement un Dieu indifférent, au mieux inexistant, et dont la seule utilité est de remplir d’espoir en l’avenir les plus malheureux d’entre nous.
Les poulets de ferme
Si vous avez du mal, comme moi, à ingurgiter les poulets de batterie vendus dans les supermarchés et malheureusement même chez votre boucher, lisez ce qui suit.
J’ai trouvé du vrai poulet de ferme, en plus livré à la maison. Il est très bon et je puis vous assurer qu’il courre et est nourri au maïs.
Ils font aussi du lapin et de la dinde et les oeufs de la ferme.
Je vous laisse un tel :
48126587
Mes rillettes au banc d’essai
Je sais je suis un peu absent en ce moment.
Mais nous avons testé mes rillettes dans le grand monde. Enfin dans un repas préparé pour des personnes qui en France doivent les manger en cachette.
Ça fait peuple.
Franc succès, les bourgeois argentins ont aimé. Il faut dire que de bonnes rillettes c’est totalement addictif.
Commandes en cours.
Giscard à la barre
Pour certains d’entre vous qui vous souvenez encore des années 70 et de l’élection présidentielle de 1974, cela doit réveiller en vous soit un parfum de victoire, soit un parfum de défaite. Tonton ne s’était pas encore fait rogner les crocs qui saillaient de son triste sourire devant la phrase qui venait de tuer ses aspirations «Mais Monsieur Mitterrand vous n’avez pas le monopole du coeur» avait décidé la plus grande partie des indécis à ne pas risquer de voir jouer le Bal des Vampires à l’Élysée.
Je plaisante, ne le prenez pas mal.
Il m’avait fallu consoler les perdants qui pour la plupart avaient un peu plus que la larme à l’oeil et subir les quolibets de ceux qui avaient trahi l’un des leurs et qui commençaient déjà à fourbir les armes et affûter leurs poignards contre celui qu’ils venaient d’aider à s’emparer du pouvoir.
Ce sont toutes ces images et bien d’autres qui me vinrent en tête hier, et déjà depuis plusieurs jours, lorsque j’appris que j’avais été choisi comme interprète D’Henri Giscard d’Estaing qui venait en Argentine présenter à la presse locale le repositionnement du Club Med dont il est le PDG. Ce n’est pas mon métier, mais la proposition me fit plaisir et j’acceptai.
Mon propos n’est pas de parler du Club Med, mais plutôt d’essayer de décrire l’homme très rapidement et quelques anecdotes amusantes qui émaillèrent cette journée.
Ne vous attendez pas non plus à des confidences, ce n’est pas le genre de la maison. Ce qui se dégage tout d’abord chez cet homme c’est la sympathie, c’est ce don d’écouter et de voir et la passion qu’il a pour le métier qu’il exerce. On retrouve cette qualité chez ses collaborateurs.
Ils ont certainement des défauts, comme vous et moi, mais ces quelques heures ne m’ont pas permis de les découvrir d’autant qu’ils étaient là en représentation.
On arrête là pour les compliments, sinon vous allez penser que je suis un spécialiste de la brosse à reluire, ce qui est loin d’être le cas.
Deux anecdotes, j’en ai d’autres, mais vous me permettrez de les garder pour moi.
La première répond à une question qu’ici en Argentine on se pose, il y aura-t-il un Club Med à Bariloche ?
La réponse fut très diplomatique, mais pour qui sait lire entre les lignes, très précise :
La vocation naturelle et le savoir-faire du Club Med le désignent naturellement pour construire un village de ski ici en Argentine, mais tant qu’il sera plus facile, moins long, moins coûteux en transport pour un Mexicain ou pour un Brésilien de se rendre dans les Alpes qu’en Argentine pour skier les conditions ne seront pas réunies pour que cette réalisation puisse voir le jour.
Et puis, il y eut la question d’un journaliste économique :
Que pensez-vous de la manière dont Monsieur Sarkozy gère la crise économique ?
Il y eut un très long silence. Tout le monde penchait la tête pour ne pas perdre un mot de la réponse, les micros se tendaient.
— Tout comme mon père, Monsieur Sarkozy doit gérer une crise.
(silence)
Il le fait avec… (Petit silence), comment dire, beaucoup d’énergie.
Et tout le monde de rire. À ce moment-là je me suis demandé si tous ces journalistes avaient réellement besoin de moi, eux qui pouvaient faire immédiatement dans le texte la différence entre «avec beaucoup d’énergie» et énergiquement.
Mort de Raul Alfonsin, premier président argentin élu démocratiquement
Mort de Raul Alfonsin, premier président argentin élu démocratiquement - Carnet - Le Monde.fr
Raul Alfonsin, le premier président argentin élu démocratiquement après la sanglante dictature militaire des années 1976-1983, est mort d’un cancer, mardi 31 mars, à 82 ans. Le gouvernement a déclaré trois jours de deuil national.Président entre 1983 et 1989, il avait gagné le respect de la communauté internationale pour avoir fait juger et condamner certains des militaires responsables de la mort et des tortures de milliers d’Argentins soupçonnés de sympathies à gauche pendant la dictature. Selon un rapport officiel, 11 000 personnes sont mortes ou disparues pendant la dictature. Le gouvernement a déclaré trois jours de deuil national.
Opposant de premier plan à la junte qui avait pris le pouvoir en 1976, il réussit sous la présidence à restaurer la respectabilité d’un pays qui avait été mis au ban de la communauté internationale pour ses coups d’Etat à répétition. “Que vous le vouliez ou non, vous êtes le symbole du retour à la démocratie”, avait déclaré l’an dernier la présidente Cristina Fernandez Kirchner lors d’une cérémonie de dévoilement d’un buste de l’ancien président dans le palais présidentiel.
Il réussit à survivre à trois tentatives de soulèvement militaire, mais sa présidence s’est mal terminée. Son parti, le Parti radical, centriste, discrédité pour la gestion d’une crise économique, fut laminé lors du scrutin par le leader péroniste Carlos Menem. Raul Alfonsin avait alors quitté le pouvoir avec six mois d’avance dans une économie en pleine crise. A la fin de sa présidence, l’inflation avait atteint un record de 200 % par mois, ce qui avait suscité des pillages de supermarchés et des grèves. Le taux de pauvreté a plus que doublé sous sa présidence pour dépasser 25 %, tandis que la devise chutait de 95 % en quatre mois.
Militant politique dès sa prime jeunesse, Raul Alfonsin, né le 12 mars 1927 d’un père espagnol et d’une mère britannique, fut emprisonné trois fois, une fois par le gouvernement du président Juan Peron, puis deux fois pour avoir protesté contre un gouvernement militaire de la fin des années 60.

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