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Si ça ne te plaît pas, regarde autre chose, pauvre con…

Le populo-nationalisme que je fustige ici régulièrement, reprend ses marques en Europe. Ça ne me fait pas rire. On ne va pas s’épargner non plus, parlons donc de cordes dans la maison d’un pendu. Ce doit être cyclique, mais peu réjouissant pour l’avenir, encore moins pour notre image.
La culture est le ferment de la démocratie ! Qui a du ferment à revendre aujourd’hui ? Hum…

Mon voisin meurt dans l’indifférence, il s’appelait Víctor Massuh

Docteur en Philosophie de l’université de Tucumán, puis de Tübingen et de Chicago, il fut ambassadeur devant l’Unesco de 1978 à 1980 puis Président du Conseil executif de l’Unesco entre 1980 et 1983, il avait 84 ans.
La Nacíon en parle ici.

J’ai eu l’occasion de le rencontrer plusieurs fois, lors de réunions de copropriétaires, il y a quelques années. Il était plein d’humour, simple et partageait avec moi mes colères contre le syndic.
Son épouse et compagne de toute sa vie s’est éteinte le mois dernier, il ne lui aura pas survécu très longtemps.
Tout comme pour Lugones, Arlt, Favaloro, et même Borges l’État s’est toujours efforcé d’ignorer son existence.
J’ai retrouvé un de ses textes en Français, il y parle de démocratie.

Démocratie: délicat équilibre et universalité

Víctor Massuh

La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres (Churchill), mais il est le plus difficile parce qu’il exige un délicat équilibre entre des termes opposés. La démocratie tend à satisfaire la volonté de la majorité sans sacrifier les minorités, à favoriser l’égalité sans ignorer les différences, à faire une place à la société civile sans dévaloriser le rôle de l’État, à préserver les droits de l’individu sans négliger l’intérêt général. Elle encourage une subtile mécanique électorale en veillant à ne pas refroidir l’enthousiasme démocratique ni sa vitalité ; elle fait en sorte que les intérêts privés et les intérêts publics interagissent sans tensions, sans ruptures et sans corruption.

Ce délicat équilibre, cette difficile vigilance citoyenne peuvent provoquer lassitude, incertitude et déception. On exige de l’électorat un comportement prudent et soumis à des règles, le respect du prochain, un état de droit, une information permanente, une liberté sans restriction, mais non sans limites, une audace qui ne verse pas dans l’excès, de la sagesse dans le choix des représentants, dont les actions doivent cependant être strictement contrôlées. La démocratie étant le régime de l’initiative privée, le citoyen doit veiller à son propre épanouissement tout en se préoccupant du sort des exclus. En outre, comme le Rapport Jacques Delors intitulé «l’éducation: un trésor est caché dedans» l’a montré récemment, la démocratie exige aussi une éducation permanente, un apprentissage qui commence pendant la petite enfance et qui ne prend fin qu’à l’heure de la mort. En résumé, le citoyen ordinaire doit être vertueux et instruit, et avoir le sens de l’effort; on lui impose un stress extrême. lire la suite →

L’avenir du parti socialiste

Il y a un choix à faire. Soit Ségolène, un parti qui va vers le centre, soit Hamon, un parti qui va vers une gauche musclée.
La formule Aubry/Delanoë, celle du plus petit dénominateur commun, serait à mon avis une erreur, la même que celle que Jospin avec les résultats que l’on connaît, sauf qu’en ce cas se ne serait pas Le Pen au deuxième tour, mais le petit facteur de Neuilly.
Notez bien qu’une alliance Ségo/Bayrou pourrait mettre Sarko hors jeu lors du deuxième tour tout comme une alliance Hamon/extrême gauche.
Faites vos choix, camarades, je ne recommande rien, en fait je m’en tamponne le coquillard avec une patte de ternera, mais voter Aubry c’est, à mon avis, la grosse connerie.
Et vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord avec moi et de le dire. Mais si j’étais UMP, je voterais Aubry.

Une indignation justifiée

Je le disais dans un billet précédent, ça ne tourne vraiment plus rond en France.

Devinette - Journal d’un avocat
[…]Le suicide est un drame terrible, mais tout ceux qui décident de partir ne se sentent pas obligés d’emmener quelqu’un avec eux pour le Grand Voyage, surtout si cette personne est mère de deux enfants. Et un meurtre est un meurtre, fût-il perpétré par un député.

Cette minute de silence de la part de la représentation nationale est obscène. Et de la part d’une majorité qui vote des textes répressifs comme d’autres avalent des petits fours, ce geste sonne comme l’hommage de l’hypocrise au crime.

Ni mises ni sous putes et les tétines de ma soeur

J’avais déjà eu l’occasion de vous livrer le fond de ma pensée dans ce billet intitulé : Fausses vierges et mariage.
Le dogmatisme n’est pas avare de chauds partisans en ce début du 21e siècle. Un dogmatisme juridique, pour faire plaisir à une certaine opinion publique, qui reste sur ses principes alors que les deux parties sont satisfaites de la première décision de justice.
Le dogmatisme des associations sensées défendre les droits de la femme et qui se réjouissent de voir l’une d’elles, salie, méprisée, souillée par l’opinion publique, par sa famille, dans ses espoirs d’avenir, et tout cela pour la défendre.
Médiatisons, médiatisons, il en restera toujours quelque chose.

Les feux du soir

15 novembre 2008

Délinquance des mineurs

En Argentine, comme dans d’autres pays, la dépénalisation des actes commis par les mineurs est à l’ordre du jour.
Jorge Lanata est allé à l’institut Dr Luis Agote qui héberge 38 garçons de 18 à 20 ans. Il leur a posé quelques questions, comment serait leur vie rêvée ou une soirée de liberté ?
Pour Pedro, la vie rêvée c’est d’avoir un fils, de l’appeler Taiel, de pouvoir l’emmener à Disney et au Macdo tous les jours dans une rutilante 4×4. Et si on lui donnait une soirée libre, ce serait pour emmener sa copine au Macdo.
Daniel, lui emmènerait aussi sa copine dîner et puis en boîte pour danser et boire une bouteille de vin New.Age saveur abricot.
Juan, lui c’est un romantique, sa soirée idéale c’est à peu près la même, mais il aimerait pouvoir ensuite ramener sa copine chez elle en Peugeot 206 et la laisser chez ses parents. Après l’avoir embrassé, elle lui aurait dit qu’elle avait passé une excellente soirée.
Ils sont là pour vol, tentative de meurtre, certains ont même franchi le pas, pour meurtre. Vivre libre est un rêve impossible. Ils croient encore que le bonheur c’est un BigMac, un baiser, une 206, une sortie en boîte, un vin frelaté et bon marché.
Qui leur a donc vendu cette image du bonheur ? Nous autres les adultes ?
Ils tuent parce qu’on les tue. Ils savent bien que leur vie ne vaut rien et que par conséquent celle des autres non plus.
Tuer c’est comme un flash, comme un film dans lequel on rentre et on sort, comme une porte giratoire juste à l’entrée de ses cauchemars.
Nous leur importons peu, mais… nous importent-ils ? Ils ignorent la société tout comme la société les ignore.
À en croire la police, ils commettraient un million de délits par an. Si l’on prend les statistiques de la justice, ce furent 23.105 affaires en 2000, 31.602 en 2006 et 29371 en 2007.
Ils ne proviennent pas tous de foyers indigents dit Lanata, bel euphémisme, car dans leur grande majorité ils connaissent tous la pauvreté. 33 % d’entre eux reconnaissent aussi avoir souffert d’abus pendant leur jeunesse et 40 % refuse de répondre à cette question.
Croyez-moi, baisser l’âge de l’imputabilité pénale à 13 ou 14 ans comme certains législateurs le demandent alors qu’ils sont déjà soumis à des peines qui datent de décrets élaborés sous la dictature et que personne n’a jamais modifiés, qu’ils sont une proie de choix pour la police qui n’hésite jamais à les abattre lorsqu’ils en ont la possibilité, aurait le même effet que vouloir fermer les Macdo pour faire baisser la délinquance.
La bonne question pour moi c’est : peut-on vivre ainsi dans une société de consommation qui a décidé de vous ignorer ?

Saloperies de spams


249.427 commentaires bloqués par Akismet, à ajouter aux 150.000 que m’avaient évités le Dr Dave, ce sont près de 400.000 commentaires en spam que ce blog a dû supporter.
Quand on connaît le peu de succès que les spammeurs ont aujourd’hui, que ce soit à travers les commentaires ou les mails, on peut se demander pourquoi ils continuent à nous casser les pieds de cette manière.