Péron, il y a 50 ans, quand le scorpion ne résiste plus à sa nature

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Mercredi 31 août 2005 - 8:54

le p�ronisme
Il y a 50 ans, jour pour jour, Perón prononçait son discours le plus violent. Les conséquences furent fatales pour lui, la révolution du 16 Septembre suivant le chassa du pouvoir.
Ce matin-là les argentins déjeunèrent avec une nouvelle créée de toutes pièces : le président Juan Domingo Perón démissionnait. Un communiqué du secrétariat à l´information avait été remis aux médias dans la nuit.
Immédiatement la CGT convoquait à une manifestation, Place de Mai, ordonnait par surcroît une grève générale afin de soutenir Perón.
Pour les péronistes ce n´était qu´une routine bien huilée, pour l´opposition une autre farce du Général.
En fait, il n´y avait pas de démission, il n´y avait même pas un courrier à l´Assemblée nationale, seulement une lettre au parti péroniste, c’est-à-dire à la CGT, pour être plus précis à lui même.
Et, de quoi parlait-elle cette lettre, des difficultés que lui donnaient ses adversaires et ennemis, une théorie du complot comme l´aiment les péronistes et que nous voyons ressurgir aujourd´hui. Il admettait aussi que la «révolution» qu´il conduisait l´avait amené à réduire les libertés, car disait-il il y a peu d´hommes et peu d´organisations qui savent en faire bon usage.
De fait depuis sa prise de pouvoir, l´autoritarisme, la répression permanente, avaient été la base même de son système de gouvernement, la base même du parti péroniste qu´il venait de construire.
Ce même jour donc, à 18h 30, alors que toutes les organisations syndicales étaient présente sur la Place de Mai de puis 1 heur et demi, il apparut enfin sur le balcon de la Casa Rosada et déclara devant une foule en délire :
À chaque fois que tombera un des nôtres, 5 de nos ennemis tomberont. Ceux qui, depuis n´importe quel endroit, essaieront d´altérer l´ordre existant, les autorités constituées, la loi et la constitution pourront être tués par n´importe quel Argentin !.
Cette conduite doit être celle de tout péroniste. Nous allons voir si nos adversaires et nos ennemis veulent le comprendre, car s´ils ne le veulent pas, pobres de ellos !
Heureusement, une moitié du pays décida de sortir du cauchemar dans lequel les avait enfermés le péronisme. 15 jours furent suffisants.

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