Piqueteros, résumé des évènement récents
290 lectures
Il y a quelques jours les piqueteros avaient occupé le ministère du Travail retenant prisonnier pendant dix heures le ministre Carlos Tomada. Le gouvernement a porté plainte devant la justice et a menacé de créer une brigade policière anti-piquetes. Plus récemment c´est aux Macdo, à Carrefour et à Repsol que les proches de Raul Castells s´en sont pris.
L’ancien chef de l’Etat péroniste Eduardo Duhalde « a ordonné et financé cette protestation », a lancé peu après Luis d’Elia, syndicaliste et leader modéré des piqueteros, qui entretient de bonnes relations avec le gouvernement. Cette accusation a réveillé le souvenir des pillages de décembre 2001, qui avaient précipité la chute de l’ex-président Fernando de la Rua (parti radical) et l’effondrement financier du pays. « C’est le début de la guerre froide que Duhalde et ses hommes vont lancer contre Kirchner », a affirmé M. d’Elia, alimentant la théorie d’un affrontement inéluctable entre M. Kirchner et l’ex-président.
Parrain politique de M. Kirchner, Eduardo Duhalde entend conserver le contrôle du mouvement péroniste et de la puissante province de Buenos Aires, dont il fut pendant de longues années le gouverneur. À cause de l’insécurité croissante et de la vague sans précédent d’enlèvements, le président argentin a accusé, il y a quelques jours, la police de la province de Buenos Aires de complicité dans les prises d’otages avec demande de rançon. Ce qui n’a pas manqué de créer un malaise parmi les hommes de M. Duhalde. Président de la Fédération terre et habitat (FTV) et député de la province de Buenos Aires, Luis d’Elia a, en outre, affirmé qu’il était prêt « à prendre les armes » pour défendre le gouvernement Kirchner. Les principaux leaders du secteur dur des piqueteros, Raul Castells et Nestor Pitrola, ont traité M. d’Elia de « lèche-bottes de Kirchner ».
Cette escalade verbale préoccupe les citoyens, qui, après avoir soutenu, pendant de longues années, les revendications sociales des piqueteros, expriment leur lassitude de voir leur vie quotidienne transformée en enfer. M. Kirchner est pris entre deux feux. Il a affirmé qu’il n’entendait pas réprimer les manifestations de rue, comme l’avaient fait ses prédécesseurs. Mais il sait que la patience de la classe moyenne a une fin.
