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Pirouettes, cacahuètes

Je dois dire que Chávez me surprend tous les jours. Il était, il y a quelques jours à Tucuman en Argentine et n’a pas pu exercer sa verbosité habituelle. Privé du discours qu’il devait faire avec Hebe de Bonafini et Luis D’ Elia il s’est rattrapé avec quelques bons mots.
Ce qui a surpris les journalistes c’est l’appui qu’il a donné à Mac Cain. Si j’étais américain, je voterais Mac Cain, aurait-il dit ou quelque chose d’approchant.
Les uns sont restés sidérés, les yeux ouverts, les autres ont considéré qu’il s’agissait d’une boutade.
Je l’avais déjà dit sur ce blog, le populisme pour survivre a besoin de se créer trois ennemis. Un ennemi antérieur, un ennemi intérieur et un ennemi extérieur. Ces trois ennemis du bon peuple qu’on manipule au gré des besoins.
On connaît tous l’ennemi extérieur de Chávez, ils jouent tous les deux au docteur jekyll et à Mr Hyde. Pas besoin d’en dire plus pour expliquer que ce n’était pas une boutade, tout au plus un lapsus.
Au dernier moment, alors que toutes ses affaires étaient déjà dans l’avion présidentiel, que tout le monde était parti, même Evo Morales qui avait fini par ranger ses chaussures de foot et ses fumantes, il décida de rester pour la nuit. Il fallut tout déballer. Les mauvaises langues disent qu’une beauté locale lui aurait tapé dans l’oeil. Grand bien lui fasse.
Ce qui m’a le plus surpris en fait, et là je suis resté sur mes fesses, c’était hier, c’est sa déclaration à propos d’Uribe : C’est un frère, c’est un ami, qu’il vienne à Caracas que je le serre dans mes bras.
Quelques jours avant, le terme le plus élogieux utilisé par notre homme pour décrire le Président colombien devait être immonde assassin et autant passer sur le reste.
Je ne pense pas que ce soit le climat de Tucuman, ni les ébats d’une nuit qui aient pu avoir cet effet.
Mais j’y suis, c’est la nouvelle Madonne locale, la nouvelle Jeanne d’Arc colombienne qui a dû lui faire cet effet.
J’espère que lors de sa prochaine visite au Vatican on aura la bonne idée de fabriquer des statuettes à son effigie et les faire bénir par le Pape.
Une sainte vivante à l’image de notre 21e siècle, même pas pucelle et par surcroit mariée deux fois.
Ne m’en voulez pas, il fallait bien que je fasse entendre ma voix dans ce concert de louanges.

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2 Commentaires pour “Pirouettes, cacahuètes”

  1. #1 marc
    on juil 6th, 2008 at 20:00

    pas pucelle de chez pas pucelle du tout, diront les mauvaises langues!!

    [Reply]

  2. #2 David
    on juil 7th, 2008 at 9:58

    Ah, enfin une voix qui donne autre chose à entendre, merciiiii !

    [Reply]

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