Privé de pisco
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Nous avions une invitation dans une galerie pour le vernissage d’un artiste péruvien. Aller zou, un coup de taxi, on nous avait promis du pisco sour à gogo, ça valait bien un petit déplacement.
On a pris le taxi. Pas causant, mais manifestement à cheval entre deux religions comme vous pouvez le voir sur la photo. Le petit bidule vert à droite me paraît assez sympa, il faudra que j’essaie.


On a trouvé, ce n’était pas bien loin. Comme je le craignais, la qualité des oeuvres exposées étaient pus proche de la boutique de gadget du marché de Hong Kong que d’autres choses. Encore là-bas ont-ils l’intelligence de placer une pendule au milieu de telle sorte que lorsqu’un regard se pose, attendri, sur l’objet on ait au moins l’heure.

Une autre surprise nous attendait, l’artiste était à l’hôpital depuis trois jours et la pauvre galeriste ne l’a su qu’une demi-heure avant le début du vernissage. (Entre nous soit dit, il faudra qu’elle change de métier, elle aurait pu s’en inquiéter auparavant).
Résultat, pas de pisco !
Pas de vin, même pas de flotte, expo annulée pour une raison incompréhensible puisque les oeuvres, si on peut appeler ça ainsi, étaient, elles, bien présentes.
On est reparti à pied. Les commerces ouvrent tard à Buenos Aires et sur le trajet du retour, nous avons fait une halte dans une petite échoppe de fruits dont le propriétaire, sans le vouloir, avait un sens artistique bien plus développé que notre Péruvien.


23 octobre 2007 at 11:33
Euh, c’est pas “Pisco sour” au lieu de “savour”?
Moi, sans me vanter, je fais le meilleur de mon cartier, depuis mon séjour au Chili il y a un an et demi…
23 octobre 2007 at 11:44
[quote post="3316"]c’est pas “Pisco sour” au lieu de “savour”?[/quote]
Par contre on dit quartier
23 octobre 2007 at 12:26
Mouarf, mort de rire, je suis l’arroseur arrosé! Faute impardonnable!
Mais je persiste à croire que ce n’est que “sour”. La recherche sur Google donne 3 réponses à “Pisco savour” dont cette note (déjà!!!), alors que “pisco sour” en donne une infinité. Méthode certes peu scientifique, mais c’est une forte indication non?
C’est totalement inutile, mais ça me démange de connaitre la réponse ;-).
23 octobre 2007 at 13:00
Je crois que vous avez tord tous les deux. On ne dis pas “pisco sour” ni “pisco savour”, le vrais nom est: “Un peu plus s’il vous plait”
23 octobre 2007 at 14:14
J’ai corrigé c’est bien Pisco sour, merci JCMoriaud
je vous donne l’origine du mot :
En 1872, Elliot Stubb, marin anglais d’un voilier appelé “Sunshine”, a obtenu congé et débarque dans le port d’Iquique, (ville appartenant au Pérou à cette époque), dans le but d’y ouvrir un bar. Dans le bar qu’il établit, il expérimente beaucoup de cocktails et l’ingrédient fondamental pour ses expérimentations était le “limon de pica”, un petit citron vert qui poussait dans le coin. Un jour, Stubb mélange le jus de ce citron avec du pisco en ajoutant une bonne dose de sucre. Fasciné par le résultat délicieux, il en fait la spécialité de la maison et l’appelle Pisco Sour (Pisco aigre). Le bar ferma en 1879, juste avant la Guerre du Pacifique qui opposait le Chili au Pérou et à la Bolivie, guerre qui fit perdre au Pérou la province de Tarapacá, dont la ville d’Iquique en faisant partie, à l’avantage du Chili.
23 octobre 2007 at 16:29
Merci pour l’explication! Ca fait au bas mot 20 ans que j’apprécie le pisco sour sans avoir jamais eu l’idée de chercher d’où ça venait… Et les chiliens que je fréquente ne le savent pas non plus!
D’ailleurs si quelqu’un sait où trouver du limon de pica en France ou en Suisse? On trouve ici du pisco sour Capel préparé, mais qui ne vaut pas grand chose et qui est surtout hors de prix!