Quand les expatriés au Venezuela s’expriment
421 lecturesEt tant pis pour les thuriféraires du Mussolini de Caracas !
Je viens de lire les commentaires de lecteurs vivants au Venezuela sur Libération. C’est que l’ami Chávez fait parler de lui depuis que le roi l’a envoyé paître. Une erreur à mon avis, car il se sert maintenant de l’incident pour qu’on ne parle pas du reste. Le reste, croyez-moi, il n’est pas triste :
didi a john
ben oui, c’est évident, tu connais le Vénézuéla pour y avoir passé des vacances !….. moi j’y vis depuis 1999…. et j’observe la dégradation depuis. Et comme beaucoup d’étrangers exilés j’envisage sérieusement de quitter le Vénézuéla, cela dépendra si la nouvelle constitution. Et non, je ne suis pas un nanti. Je travaille, je ne suis pas envoyé par une entreprise Française. Je ne vis pas dans un Country Club, mais un modeste appartement de 3 pièces dans un quartier modeste. As-tu vu - ou voulu voir – cette nouvelle oligarchie chaviste, membres du gouvernement, qui achètent HUMMER, maisons immenses et luxueuses – en espèces s’il vous plaît – au Country Club de Caracas ? Quand dans le même temps Chavez déclare à la télévision qu’être riche est mal ! Quand dans le même temps la réforme constitutionnelle prévoit que TA propriété – que ce soit entreprise ou bien immobilier – pourra devenir propriété de l’état quand il l’estimera nécessaire. Quand dans le même temps cette réforme prévoit aussi que ton bien ne sera plus ta propriété transmissible à tes héritiers mais deviendra propriété de l’état ! Puisque la démocratie de Chavez te semble tellement évidente, je t’invite à passer quelques mois chez moi à découvrir la réalité dez ce pays : fermeture et confiscation d’un canal de télévision de l’opposition, des nationalisations d’entreprise privée, expulsion. Tu as entendu parler de la liste Tascon ? des 100 leaders et responsables syndicaux assassinés ces 4 dernières années, des 11 prisonniers politiques retrouvés morts dans leur cellule. Tu as entendu parler des expulsions dans le secteur agricole ? de la pénurie qui en résulte maintenant ? il n’y a plus de lait, plus de farine de blé, plus d’huile, plus d’oeufs, plus de sucre, plus de riz, plus de poulets, plus de caraotas (haricots secs)… les produits de base des classes des classes pauvres !
français de Caracas à tous les John, Coyote et fans de Chavez
Ne soyez pas obscènes…. ou la Démocratie à la vénézuélienne vus par ses défenseurs français. Quelques exemples de la réforme constitutionnelle du Vénézuéla : Pouvoir populaire : l’art. 136 dit…”le peuple est le dépositaire de la souveraineté et l’exerce directement à travers le Pouvoir Populaire.” Parfait. Mais que dit plus loin cet article “Le Pouvoir Populaire ne naît pas du suffrage ni d’aucune élections.” ! Propriété privée et liberté économique : L’art. 112 dit “L’état promouvoira le développement d’un modèle économique fondé sur la prépondérence des intérêts communs sur les individus.” Propriété privée. Art. 115 “Pour raison d’utilité publique ou d’intérêt social, moyennant jugement sans appel et paiement d’une juste indemnisacion, pourra être prononcé l’expropriation de quelque type de bien que ce soit.”

14 novembre 2007 at 17:08
on n’a pas vraiment à se plaindre, ici, en Argentine…J’ai une bonne amie venezuelienne et tout ce que je peux lire à ce sujet sur les blogs, la presse, etc. elle me le confirme chaque fois, voir, en rajoute une couche!
15 novembre 2007 at 12:28
Il se transforme en gaudillo de pacotille, c’est d’autant plus insupportables face aux espoirs qu’il avait fait naitre. Un échec qui sera peut-être lourd de conséquence pour tout le continent.
Par contre Zapatero a été impressionnant de calme et probablement il a gagné des points dans l’opinion espagnol avec sa défense de son pire ennemi.
J’étais à Caracas au moment du referundum, c’était assez surprenant, les français que j’ai rencontré étaient tout assez opposés sur le sujet que les Vénézueliens. Les réactions que tu donnes ne me surpennent donc pas et si tu cherches tu trouveras des fan français de Chavez vivant là-bas, même si j’espère qu’ils commencent à se raréfier.
Même si je n’y croyais pas, j’espérais que Chavez saurait lâcher le pouvoir…
15 novembre 2007 at 13:02
Le Mussolini de Caracas distribue les bénéfices pétroliers aux pauvres de son pays.
Mais si il n’y a plus de lait, plus de farine de blé, plus d’huile, plus d’oeufs, plus de sucre, plus de riz, plus de poulets, plus de… Que fait-il de l’argent du pétrole ?
Il est pourtant en place depuis plusieurs années !!!
29 novembre 2007 at 9:13
Didi, vous êtes un menteur éhonté. Vous n’apportez aucune preuve de ce que vous avancez.
“des 100 leaders et responsables syndicaux assassinés ces 4 dernières années, des 11 prisonniers politiques retrouvés morts dans leur cellule.”
Plus c’est gros, plus ça passe, c’est ça? Ou sont vos preuves, les témoignages , articles de presse?
Ce n’est pas la 1ere fois que je lis votre prose haineuse sur les forums et autres . J’espère que vous êtes bien payé pour faire ce sale boulot.
29 novembre 2007 at 10:08
Peut-être de l’exagération de la part de Didi, Philou, mais si je lis le rapport du conseil économique et Social de l’ONU ici :
http://www.unhchr.ch/Huridocda/Huridoca.nsf/TestFrame/c9c9368ed3416e94c1256e6600591014?Opendocument
Je lis :
Venezuela:
Le gouvernement du Venezuela continue d’enfreindre les droits des travailleurs et la liberté syndicale. Le président Chavez a récemment licencié 18 000 travailleurs de l’entreprise PDVSA, la compagnie pétrolière de l’état, et réprime fortement le syndicat indépendant, la Confédération des travailleurs du venezuela (Confederación de Trabajadores de Venezuela, CTV) en persécutant ses dirigeants syndicaux et en créant un nouveau syndicat proche du gouvernement, l’Union nationale des travailleurs (Unión Nacional de Trabajadores, UNT).
29 novembre 2007 at 11:45
Oui, on est loin des 100syndicalistes tués.
Chavez a en partie nationalisé la production pétrolière, ce qui a permis de faire rentrer d’importants revenus dans la caisse de l’etat et de lancer des programmes sociaux.
Il faut savoir que le pétrole etait aux mains de gens qui n’ont pas accepté de s’en défaire facilement. Des tentatives ont été faites pour nuire à Chavez (pénurie de denrée alimentaire artificielle, grève politique,etc).
En ce qui concerne ces licenciements, je vais me renseigner et je viendrais apporter ma réponse.
Je tiens à préciser que je ne suis pas un inconditionnel de Chavez, mais que la désinformation qui le vise m’énerve beaucoup.
29 novembre 2007 at 12:20
Voilà ce que j’ai trouvé :
Le 2 décembre 2002, le patronat déclenche un lock-out général.
La FEDEMARCAS avec la complicité de la direction de PDVSA organise l’asphyxie du pays, le but étant de restreindre la production et la distribution du pétrole. La direction de la compagnie va jusqu’à saboter les installations, ce qui, couplé avec le blocus organisé par les capitaines des pétroliers, paralyse une partie de l’approvisionnement du pays et quasiment toutes les exportations. Le lock-out est effectif dans d’autres secteurs, les banques ferment leurs portes une bonne partie de la journée, les écoles privées sont fermées de même qu’une grande partie des commerces, notamment les supermarchés, ainsi que de nombreuses usines. Les employeurs enjoignent à leurs salariés de rester chez eux, leur promettant le paiement des journées non travaillées. Les grands médias publient à longueur de journée des appels à la population pour qu’elles descendent dans la rue afin de chasser le gouvernement Chavez, des groupes terroristes commencent même des actions de sabotage…
Une nouvelle fois Chavez reste passif, face à l’agitation organisée par la bourgeoisie. Il prend bien quelques mesures comme le contrôle des changes et des prix, mais rien de bien radical, face à l’anarchie qui s’est emparée du pays. Ce sont encore les masses qui par leur mouvement vont faire reculer la bourgeoisie…
A Caracas, les habitants commencent à s’organiser dans un premier temps pour organiser le ravitaillement en ouvrant des boutiques communautaires où la nourriture et l’essence sont distribuées gratuitement ou à bas prix, certains s’emparent des écoles fermées pour les faire rouvrir. Une manifestation s’empare même d’une station de télévision pour demander le contrôle des médias par la population. Mais le mouvement touche aussi le cœur de la classe ouvrière : une partie des installations de PDVSA sont occupées par les travailleurs, qui en chassent les cadres et se mettent à faire tourner les raffineries et les installations pétrolières sous leur contrôle, comme à Yagua, El Palito, où ils s’emparent aussi des camions de la compagnie Ferrari pour le transport du pétrole, à Puerto La Cruz où une nouvelle direction de la raffinerie est élue par les travailleurs eux-mêmes. Les métallos de Guayana, eux, s’emparent des installations gazières pour reprendre l’approvisionnement de leurs usines. Dans d’autres unités de production, de telles formes de contrôle ouvrier ont lieu aussi, à Maracay et partout dans le pays. Dans le pays, des usines de grands groupes capitalistes, comme Parmalat, Polar ou Coca-Cola, sont occupées par la Garde Nationale ou la population.
Le lock-out se transforme en son contraire : une véritable flambée révolutionnaire, dans laquelle la classe ouvrière, les masses populaires, prennent le contrôle d’une partie de l’appareil productif qui passe sous contrôle ouvrier, ce qui n’a rien à voir avec l’expérience de cogestion que Chavez va initier par la suite comme on l’a vu dans la première partie de cet article.
Entre les pertes générées par le lock-out et les occupations d’usines par les travailleurs, des fissures apparaissent dans les tenants du lock-out et les partisans d’un recul. Le « mouvement bolivarien » lui est divisé, entre les radicaux qui souhaitent en appeler aux masses pour les utiliser comme masse de manœuvre, et les modérés qui sont à la recherche d’un compromis avec l’opposition, compromis qui pourrait être scellé par des élections anticipées, à la seule condition que le lock-out soit levé. Une médiation internationale se met aussi en place sous les auspices du secrétaire général de l’OLAS, l’ex-président colombien Cesar Gaviria, et du « groupe des Amis du Venezuela », emmené par Lula et qui comprend le mexicain Fox, le chilien Lagos, Aznar et les Etats-Unis…..
Mais au final c’est le mouvement des masses, réaffirmé par une manifestation d’un million à Caracas en février 2003, qui a raison du lock-out.
Chavez en profite pour reprendre en main PDVSA, licenciant pour abandon de poste 18 000 salariés soit près de la moitié de l’effectif, du haut en bas de l’entreprise, mais laissant toutefois une partie de la direction qui avait ouvertement soutenu le lock-out en place.
http://socialisme.free.fr/cps25_venezuela.htm
>>> Ca me parait assez fiable, à confirmer. En tout cas loin des 18000 licenciements abusifs.
29 novembre 2007 at 12:40
Vous savez Philou je n’ai pas plus confiance dans le GROUPE pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l’Internationale ouvrière révolutionnaire qui émet cet article que dans les groupes d’extrême droite qui voudraient reprendre le pouvoir au Venezuela.
C’est là tout mon problème.
29 novembre 2007 at 17:15
Patrick
Vous avez raison. Il faut toujours recouper les sources.
Bonne recherche.