Quand Ricardo Jaime chantait encore : “Ça plane pour moi”
353 lecturesRicardo Jaime est, à l’heure ou j’écris, Secrétaire d’état au Transport. Bras droit de monsieur De Vido, Ministre de la Planification, il était en fait le véritable patron de Southern Winds, subventions obligent.
Il voyageait énormément en Espagne, généralement accompagnée de sa chère et tendre…
Première classe, pas besoin de réserver, rien à payer, notre fonctionnaire aurait pu se contenter de cela, en se disant que la vie lui était favorable et qu’il était bon d’en profiter.
D’ailleurs, son épouse voyageait de temps en temps seule, histoire de faire quelques emplettes…”chérie ya plus de *tùrron?” Non j’irais demain à Madrid en chercher !
Est-ce la proximité du ministre de Vido, ou un trait personnel de son caractère, Ricardo Jaime avait une notion tout à fait particulière de la manière dont ces privilèges lui étaient dus.
C’est ainsi que si l’avion était plein, on sortait un passager ou deux pour lui faire de la place, et que lorsqu’il était pressé l’avion devait partir séance tenante quitte à laisser des voyageurs sur place.
Une fois même, crime de lèse fonctionnaire Kirchnérien, l’avion, pour des raisons techniques, a pris une demi-heure de retard sur l’heure de départ et madame qui était pressée d’acheter ses *túrrones s’en est vivement plainte à son mari. Le commodore des forces armées responsable des autorisations de décollage fut viré séance tenante ce jour-là.
Il ne reste plus qu’à voir si monsieur Kirchner sera aussi exigeant avec ses proches collaborateurs que ceux-ci le sont avec les leurs.
*Turron : nougat espagnol nécessitant de bonnes dents.

7 août 2005 at 7:39
[...] 1 million de dollars par mois, cela ne se trouve pas sous le sabot d´un cheval. Southern Wind qui a déjà du mal à payer son carburant nie fermement le faire, Lan Chile, aussi et le Gouvernement crie à qui veut l´entendre que ce n´est pas lui non plus. 950 personnes sont donc payées par une simple opération du Saint-Esprit. A mon avis Ricardo Jaime, notre sympathique secrétaire d´Etat aux Transports ment une fois de plus. Après enquête Argentine au jour le jour est en mesure de vous révéler ce qu´aucun journal n´a fait. C´est bien le Gouvernement qui paye les salaires. Et je ne dévoilerai pas mes sources. LA NACION LINE Otro misterio en SW: no se sabe quién está pagando los sueldos. [...]
17 mai 2006 at 7:25
[...] Mais comment le sait-on ? C’est assez simple, chaque Maire du grand Buenos Aires a déjà annoncé combien de personnes il enverrait, chaque gouverneur de province a fait la même chose, chaque organisation de piqueteros, chaque organisation syndicale péroniste, j’en passe et des meilleures. Tout ce petit monde sera donc partie de la fête démocratique et spontanée qui aura lieu ce jour-là devant la Casa Rosada et gare à ceux qui ne tiendraient pas leurs promesses. Même les gouverneurs radicaux seront là avec leurs troupes. On savait déjà qu’ils n’avaient guère de convictions, mais on ignorait qu’ils avaient aussi peu de fierté. Le gouvernement entier prépare depuis 1 mois cet évènement spontané. Hier, Ricardo Jaime, ministre des Transports, vous savez, l’amateur de tùrron a fait comprendre aux concessionnaires de transports publics, que le 25 mai, pour se rendre Place de Mai, ce serait obligatoirement gratuit. Pour en revenir ? Il n’a pas précisé, du moment qu’ils sont là à temps pour la photo, qu’ils de débrouillent par la suite. On ne sait pas si Kirchner utilisera le balcon de la Casa Rosada pour parler au bon peuple comme le faisait Perón. Quel suspense ! [...]