LLa pression fiscale en Argentine est de 21 % du PIB.
Elle est par exemple de 45.2 % en France et de 37 % en moyenne dans les pays de l´OCDE.
Mais ce qui est le plus intéressant c´est de voir d´où proviennent les ressources fiscales :
Dans l´OCDE le pourcentage provenant des bénéfices des revenus et du capital est de 36.3 %, ceux provenant de la sécurité sociale de 27 %, de la propriété 5.4 % de la consommation et des services 31.3 %
Si l´on prend les chiffres argentins, nous nous rendons compte immédiatement de la différence et de la raison de l´injustice sociale qui y existe.
Rentes et capital 19 %, sécurité sociale 15.6 %, propriété 12.9 (les chiffres sur les revenus de la propriété sont faussés par le fait qu´en Argentine sont inclus dans cette statistique l´impôt sur les transactions financières) et consommation et services 48.2 %. C´est donc ce qu´on appelle les impôts régressifs qui sont les plus importants et cela revient à dire que moins une famille argentine gagne d´argent, plus elle paye d´impôts et plus elle contribue au remboursement de la dette.
Les plans sociaux par exemple, 150 pesos par famille soit 50 US dollars, par famille et par mois, sont grevés dès le départ de 21 % ou dans le meilleur cas de 10.5 de TVA applicable sur tous les produits, nourriture, lait pain farine, viande.
Par contre, le revenu, le capital et les bénéfices sont parmi les plus bas de la planète, 19 %, et ce, parce que le plus petit salaire est taxé. sinon il atteindrait un seuil de 12 ou 13 %, si ce n´est moins. Car là encore ceux qui gagnent le moins payent le plus. Au Canada ou aux États-Unis, le pourcentage atteint 50 % et ce ne sont pas des pays socialistes.
D´autre part quand on voit le faible pourcentage de ce qui revient à la sécurité sociale on comprend mieux pourquoi le système est dans un état déplorable, que l´assurance médicale privée est, malgré son coût et la non-réglementation qui l´accompagne, en pleine expansion.
Aujourd´hui, alors que se creuse inexorablement le fossé entre les plus riches et la moitié de la population qui vit dans la misère, les grands fabricants, producteurs et exportateurs -permanents bénéficiaires de la politique économique — réclament une contribution fiscale encore plus faible avec une diminution des prélèvements et autres contributions fiscales.
Le gouvernement n´a pas encore répondu à cette demande et l´a considéré comme étant prématurée. Il serait temps peut-être de dire la vérité à ces braves gens et leur expliquer que, comme le pays a connu ce qu´on appelle les nouveaux pauvres ils vont découvrir prochainement ce que sont les nouveaux contribuables.
Aucune volonté donc, encore une fois, de régler les vrais problèmes du pays et de repousser aux calendes grecques la seule réforme nécessaire et indispensable pour moderniser sa structure économique de l´Argentine de la part du gouvernement. Le règlement des obligations du pays ne peut pas toujours retomber sur les mêmes, d´autant que ceux-là viennent de voir leurs ressources diminuer d´une manière conséquente.
Après avoir maintes fois, dans l´histoire récente, profité des dévaluations en plaçant leur argent dans des banques étrangères avant qu´elle ne se produise, et en faisant pésifier leurs crédits, les riches familles argentines essaient aujourd´hui encore de se soustraire au paiement de la dette extérieure.
Sources chiffres OECD Statistics, Ministério da Fazenda (Brasil) y Ministerio de Economía de la Nación (Argentina)








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