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Raul Alfonsin

alfonsinEn octobre 1983, Raul Alfonsin, le candidat de l’Union civique radicale (UCR), gagne la présidence. Il est porteur de tous les espoirs : sortir de la nuit de la dictature, faire la vérité sur les morts et les disparus, punir les assassins, en finir avec le mythe péroniste et commencer la reconstruction d’un pays riche dans les domaines agricoles, industriels, touristiques, culturels. La situation économique est catastrophique, la dette extérieure est l’une des plus élevées du monde et le FMI n’a pas l’intention de lui faire de cadeau. Pourtant, Raul Alfonsin traînera la junte devant les tribunaux, où certains militaires seront condamnés. Mais, face au mécontentement de l’armée et à plusieurs soulèvements, il acceptera la loi du « point final » et celle du « devoir d’obéissance », mettant, de fait, un terme aux poursuites.

À la fin de sa gestion, en 1989, le peso a perdu 10 312,5 % par rapport au dollar et l’inflation dépasse les 4 000 %. La classe moyenne est touchée de plein fouet et, avec les couches les plus défavorisées, toujours fidèles à la mémoire de Perón, elle favorise le retour des péronistes. Carlos Menem devient président en juillet 1989, cinq mois avant la date officielle, la démission de Raul Alfonsin ayant été précipitée par un soulèvement dans la province de Rosario.

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