Raúl Isaías Baduel, un espoir pour le Venezuela ?
233 lecturesPour le décrire rapidement j’ai repris une partie de sa fiche sur wikipedia.
En 1976, il obtient sa licence de l’école de sciences et arts militaires à l’Académie militaire du Venezuela, où il rencontre Hugo Chávez.
Il est un des quatre fondateurs du MBR-200, mouvement révolutionnaire bolivarien, le 17 décembre 1982 avec notamment Hugo Chávez.
Peu après le coup d’état du 11 avril 2002, alors commandant de la base de Maracay, il menaça de marcher sur Caracas contre les officiers putschistes. Quarante-sept heures après avoir investi le palais présidentiel de Miraflores, les putschistes sont contraints à abandonner le pouvoir : Chavez revient à la tête de l’État, grâce à son aide.
Le 24 juin 2006, il est nommé ministre de la défense de la république bolivarienne du Venezuela.
Le 18 juillet 2007, il est démis de ses fonctions et remplacé par le général en chef Gustavo Reyes Rangel Briceño. Il faut dire que plaider pour la fondation d’un État qui saurait instituer la justice sociale sans renier les libertés de la démocratie libérale, n’avait pas plu à Chávez.
Le 5 novembre 2007, il se manifeste contre la réforme constitutionnelle approuvée par le parlement vénézuélien. Il demande au peuple vénézuélien de voter non au référendum sur la constitution du 2 décembre, qualifiant la réforme constitutionnelle de « coup d’Etat ». Il se proclame le nouveau “lider de la oposicion”[réf. nécessaire]. Chávez qualifie ses propos de véritable trahison; selon lui, Baduel trahirait son propre président et le peuple. Il critique notamment la politique de Chavez, l’accusant de ne pas créer le socialisme du XXIème siècle mais de faire du capitalisme d’état (où l’état contrôle et possède toutes les sociétés), faux socialisme, comme l’avait fait l’URSS avec Lénine et Staline.
Traditionnel pourfendeur du capitalisme, il plaide pour la fondation d’un État qui saurait instituer la justice sociale sans renier les libertés de la démocratie libérale. En particulier, il dénonce « l’orthodoxie marxiste, qui considère la démocratie [..] comme un simple instrument de la domination bourgeoise »
Ses dernières déclarations au journal espagnol ABC indiquant qu’une assemblée constituante pourrait destituer Hugo Chávez si celui-ci essayait de faire passer par décret ce que le dernier référendum lui a refusé, vient de le promouvoir internationalement premier opposant avec quelques chances de succès pour succéder et reconstruire ce que les prédécesseurs de Chávez avaient détruit et que ce dernier n’a jamais su reconstruire.
Ne pas remettre au pouvoir la vieille oligarchie et faire rentrer réellement le Venezuela dans le 21e siècle, recréer la confiance et le dialogue sont certainement les avantages que présente cet homme, profondément de gauche, et donc naturellement profondément démocrate.
Ses actes plus que ses paroles l’ont démontré.
À ce sujet, une petite remarque : Les réflexions sur la sincérité des hommes politiques m’amusent. Elles n’existent que pour exempter ceux-ci de la conséquence de leurs actions. Reprenez l’histoire, vous rencontrerez un nombre incroyable de monstres sincères et beaucoup de héros qui ne le furent pas.
Raul Baduel un espoir ? Je me pose bien sûr la question. Pour ce qui est de Chávez ou de l’oligarchie qui l’a précédé, il y a longtemps que je ne me la pose plus.


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