Restructuration de la dette, de bons espoirs

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Vendredi 18 février 2005 - 10:45

Il est content Lavagna !

Les titres argentins s’échangent rapidement, même si aujourd’hui le pourcentage est à peine supérieur à 40 %. il semble que les petits épargnants aient vendu leurs vieux titres à des organismes financiers et autres banques qui participeront au dernier moment à l’opération.

Même si l’on considère cette opération désastreuse pour le système de retraite argentin et les petits épargnants du monde entier, il n’en reste pas moins que l’Argentine va pouvoir ainsi se réinsérer dans le système financier international, même si elle laisse un goût amer, qui sera très long à oublier, aux intervenants financiers du monde entier.

Il faut espérer qu’on ne transformera pas cet impayé, le plus important que la communauté internationale ait eu à essuyer, en fête populaire et en victoire personnelle de monsieur Kirchner sur le capital international.

Car en tout état de cause, ces milliards de dollars, qu’on ne verra jamais réapparaître pour le développement du pays, existent bien sur les comptes offshore des politiques et entrepreneurs argentins.

En aucun il ne s’agit d’une victoire, il s’agit d’un abandon de pouvoir, encore un autre, au profit de l’établishment local.

Il reste aussi à espérer que les organismes internationaux de crédit soient beaucoup plus exigeants dans l’attribution de leur aide financière, surtout lorsqu’il s’agira de renforcer les institutions économiques et politiques du pays, de revoir la politique fiscale et les rapports budgétaires entre les provinces et l’état.

Il restera aussi à mettre en oeuvre des réformes destinées à donner aux investisseurs une véritable sécurité juridique. Depuis quelque temps, ces derniers ont une tendance de plus en plus forte à se tourner en priorité vers le Brésil et vers le Chili.

Enfin, il serait bon que le discours officiel du gouvernement et de la presse laisse de côté le xénophobisme rampant que l’on voit peu à peu s’installer. J’en veux pour exemple le départ relaté d’une banque italienne, il y a quelques jours, salué par pagina12 comme une « desextranjerización» du système bancaire local.
Je ne traduirait pas le terme, on le comprend, mais dans son contexte, après le départ de banques américaines, anglaises. françaises, etc., cela ressemblait un peu à dératisation.
Méfiez-vous quand même, quand les rats quittent le navire, ça n’est pas forcément bon signe.

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