Scrutin européen, la France argentinisée
223 lecturesUn spectre, gros nuage noir, s’avance lentement sur l’Europe : l’argentinisation. Il s’agit d’une maladie propre aux sociétés dans lesquelles les groupes sociaux attachés à un ordre corporatif léthargique deviennent plus puissants que ceux qui sont intéressés à changer les choses avant qu’il ne soit trop tard.
Ce mal insidieux s’avance lentement sur la France, l’Allemagne et l’Italie, ou les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche s’efforcent sans succès de convaincre la société d’accepter ce qu’on appelle aujourd’hui, des réformes structurelles.
A leur manière, Jacques Chirac, Gerhard Schrôder et Silvio Berlusconi ressemblent de plus en plus à Fernando de La Rua. Ils aimeraient pouvoir avancer sur le chemin qui leur paraît être le plus approprié dans ce monde de plus en plus dur et cruel, mais à chaque pas ils se heurtent à une résistance tenace des syndicats, des entreprises courtisanes, des hommes politiques opportunistes, des étudiants, des intellectuels qui, bien que convaincus que le libéralisme, ou capitalisme libéral est la seule méthode pour sortir de l’ornière, s’acharnent dans une position de refus comme s’il existait d’autres solutions alternatives bien meilleures.
Pendant ce temps, les problèmes sociaux s’aggravent, l’économie se paralyse, les hommes politiques perdent de leur prestige, le chômage se maintient au dessus de 10 % et ce malgré tous les plans destinés à combattre ces fléaux.
Les grandes convulsions sont à venir…
