Suez n’exclut plus de quitter l’Argentine

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Mercredi 19 janvier 2005 - 9:42

Dimanche, dans une longue analyse, le quotidien Clarin (progouvernemental) affirmait que « Kirchner joue avec l’idée de retirer la concession et de placer l’entreprise sous administration de l’Etat ». M. de Vido, ajoutait le premier journal du pays, a déjà constitué son équipe pour diriger la société dans laquelle Suez a englouti 1,7 milliard de dollars depuis 1993.

Mais voir aussi Planete bleue.Info:

Privatisation de l’eau en Argentine : corrompre en permanence.

L’attitude argentine est compréhensible, même s’il y a deux poids et deux mesures, en effet. pourquoi SUEZ et non REPSOL?

Quoting from this site:

Feryel Gadhoum
[19 janvier 2005]

A la veille de la visite officielle en France du président argentin, Nestor Kirchner, la tension monte entre les deux pays sur le terrain économique. Jacques Chirac doit plaider la cause de plusieurs entreprises françaises engluées dans la crise argentine depuis 2001. En tête de celles qui ont le plus perdu, Suez devrait durcir le ton. Les autorités argentines ne proposent rien de concret pour sortir de l’impasse, fait-on valoir dans l’entourage du groupe spécialisé dans l’environnement. Pire, sa filiale, Aguas Argentinas, a reçu un document en janvier lui proposant de devenir simple opérateur sans aucun droit de regard sur les actifs ni les investissements. Une situation intenable qui reviendrait à une «spoliation» pure et simple, d’après un observateur.

Selon nos informations, Suez ne compte plus tergiverser avec le gouvernement argentin. Il pourrait renoncer à l’un de ses contrats les plus symboliques, signé en 1993. «Le groupe n’a pas l’intention de se faire humilier», commente un proche du dossier. Entre 2000 et 2001, Suez a provisionné 750 millions d’euros et ramené à zéro dans ses comptes la situation nette de ce contrat. Il n’aurait pour ainsi dire plus rien à perdre… Et il a déposé l’an dernier une plainte devant le tribunal arbitral international, réclamant plus de un milliard de dollars de dédommagement. Suez avait parié gros sur le développement de son activité sur les marchés émergents, et notamment sur l’Argentine. Sa filiale à 50%, Aguas Argentinas, avait obtenu la concession de la distribution d’eau de la ville de Buenos Aires pendant 30 ans. Il s’agissait de desservir 10 millions d’habitants. En 10 ans, Aguas estime avoir respecté ses engagements et a dépensé 1,7 milliard de dollars d’investissements de maintenance et d’extension. Elle a ainsi connecté 2 millions d’habitants à l’eau potable et 1 million en assainissement.

Mais, depuis la dévaluation du peso, en 2001, la situation est devenue intenable pour la société dont la dette est libellée en dollar. Avec les autres opérateurs privés, elle demande donc une révision des tarifs pour faire face à ses engagements. Ce que les autorités lui refusent alors que, dans le même temps, le prix du panier de la ménagère a bondi de 72%. Le prix d’un mètre cube (m3) d’eau dans la capitale argentine est de 0,38 dollar contre 0,5 dollar en moyenne ailleurs.

Aujourd’hui, Aguas continue de réclamer une hausse de 60% de ses revenus, qui comprennent des réévaluations de tarifs et des baisses de taxes. Les autorités font toujours la sourde oreille, tout en ponctionnant la filiale de Suez pour financer un fonds d’investissements dans l’eau. Jusque-là à l’équilibre, Aguas Argentinas devrait afficher quelques dizaines de millions d’euros de pertes cette année. Une situation inacceptable pour la maison mère Suez, qui a passé tous ses comptes à la paille de fer.

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Un commentaire pour “Suez n’exclut plus de quitter l’Argentine”

  1. meridia drug a dit:

    meridia drug…

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