Deux réalisateurs de télévision viennent de baisser les bras devant l´administration Kirchner. Ils produisaient deux programmes ayant un fort taux d´audience. Ils ont eu le malheur de vouloir présenter quelques blagues ou reportages très courts sur la corruption ou le discours politique.Rien ne leur avait été dit, mais le jour de la diffusion, la vidéo avait été changée et/ou totalement modifiée.À Santa Cruz, quand il était Gouverneur, Kirchner avait résolu ses problèmes de la même manière. Son chauffeur et coursier est d´ailleurs propriétaire d´un journal et d´une chaîne de télévision.C´est une chape de plomb qui tombe petit à petit sur ce pays.Laissons la parole à Mercedes Sosa et Atahualpa Yupanqui :
Chanteur-compositeur, Atahualpa Yupanqui (El Campo de la Cruz, Argentine) 1908 – ( Nîmes, France ) 1992 est considéré comme l’un des plus grands poètes populaires de toute l’Amérique de langue espagnole. D’ascendance indienne quechua par son père et basque par sa mère, Hector Roberto Chavero Aramburu est né le 31 janvier 1908 à Pergamino, El Campo de la Cruz, au nord de Buenos Aires, au cœur de la Pampa. Il passe son enfance à Fortín Roca, autre village de la Pampa, où son père est chef de gare. Dès l’âge de six ans, il apprend à jouer du violon et de la guitare. Junín, Córdoba, Tucumán sont très vite les étapes d’une longue errance. À la mort de son père, en 1921, il abandonne ses études et décide de devenir artiste tout en s’employant à faire divers métiers pour gagner sa vie. Il parcourt alors les grands espaces de son pays, découvrant la réalité misérable où vit le peuple des campagnes, indiens ou métis. Il devient leur porte-parole dans ses premières compositions – Camino del Indio, Nostalgia de Tucumán. En 1928, journaliste à Buenos Aires, il rencontre l’ethnologue Alfred Métraux, avec qui il explore la Bolivie. Sa connaissance intime des êtres, des paysages, des coutumes ancestrales et de l’âme indienne nourrit son inspiration. «Je pense – disait-il – que la mission de l’artiste n’est pas de résoudre des problèmes politiques, mais d’être auprès du peuple, de témoigner de ses problèmes et de ses difficultés.» En 1941, sous son pseudonyme, choisi dès l’adolescence, formé d’Atahualpa, le dernier chef inca, assassiné par les conquistadores de Pizarre, et de Yupanqui, «le Grand Méritant », cacique suprême des indiens Quetchuas, il publie un recueil poétique, Piedra sola, qui sera suivi de Cerro Bayo (1943) et de Aires indios (1946). Dans ce dernier livre, il se présente ainsi à «l’homme blanc»
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