Hebe de Bonafini ne fait pas dans la dentelle
Personne n’aime se colleter avec les icônes du pays. Hebe de Bonafini en est assurément une et fait partie avec Estela de Carloto de ces personnes courageuses qui ont affronté pacifiquement la dictature militaire. Que le pays leur en soit reconnaissant est plus que naturel.
Elles représentent les Mères et les Grand-Mères de la Place de Mai, tout un symbole pour ce pays. Elles sont particulièrement choyées par ce gouvernement, juste retour des choses, elles furent tellement ignorées par les démocraties qui suivirent la période la plus sombre de l’histoire du pays.
Même si on peut s’étonner du fait que les Kirchner ont soigneusement ignoré eux aussi ces deux associations alors que Nestor était Gouverneur de la Province de Santa Cruz, il n’en reste pas moins que la reconnaissance qu’elles reçoivent aujourd’hui est tout à fait naturelle. Servent-elles d’alibi à une démocratie qui n’en est pas tout à fait une par moment, c’est une question qu’on peut se poser, mais qui n’est pas essentielle.
J’ai plusieurs fois critiqué le ton, la forme et même les idées que pouvait émettre Hebe de Bonafini. Il suffira de cliquer sur le lien du tag pour les relire.
Alors qu’aujourd’hui le pays affronte une grave situation économique, due, d’un côté à la méconnaissance totale de la part du gouvernement des réalités agricoles et à la rigidité du pouvoir exécutif, de l’autre côté, ce ne sont pas des saints eux non plus, à un juste rejet de mesures manifestement exagérées, mais en profitant de la maladresse des Kirchner pour essayer d’obtenir plus que de raison, elle attise les haines et met sans répit et avec passion de l’huile sur le feu.
C’est ainsi qu’on a pu l’entendre hier sur les ondes dire :
Julio Cobos (le Vice-Président) et les radicaux sont tous des traîtres…
Sortez les paysans du Congrès à coups de gourdin et aux gaz lacrymogènes…
Il faut occuper le congrès, les télévisions et les journaux, ce n’est pas de la violence c’est simplement les mettre au service du peuple…
Julio Cobos est un fils de pute qui veut prendre la place de Cristina…
Les agriculteurs sont tous des fils de pute et des putschistes…
J’en passe et des meilleures.
Il n’a pas fallu longtemps pour que de l’autre côté on s’en prenne à l’icône. Pour ma part, cela fait des années que je connais le problème, il est même plus ancien qu’on ne veut bien le dire. Il ne me semblait pas très malin et respectueux d’en parler, car je considérais tout cela plus comme une maladie que comme un acte de corruption.
Madame Bonafini va devoir sans doute, peut-être, certainement jamais d’ailleurs, s’expliquer sur cette tendance qu’elle a de faire des chèques sans provision, plus de 500.000 €uros en un peu plus d’un an répartis en 146 chèques.
Je vous laisse le lien sur l’image.
C’est comme ça, quand on veut devenir le Robespierre du pays il vaut mieux avoir les cuisses propres.

Tout porte à croire, après les incidents entre les dignitaires de l´Eglise catholique et le ministre de la Santé, qu´enfin un vrai débat sur l´avortement peut s´installer en Argentine.
Il fallait bien montrer qu´on était ferme face aux délinquants, surtout quand ceux-ci fustigent le gouvernement. Raúl Castells, dont la dernière intervention dans le Chaco avait ému la population bien pensante vient d´en faire les frais. Comment peut-on aller demander une aide sociale à un pauvre Casino, lesquels sont bien connus pour l´aspect philanthropique de leurs activités ! Eh oui, gagner le jackpot sans mettre un sou dans la machine, c´est immoral !