Articles taggués ‘Ingrid betancourt’

Betancourt, des nouvelles fraîches comme la rosée du matin

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Ingrid Betancourt a annoncé qu’elle ne se coupera les cheveux qu’une fois que tous les otages détenus par les Farc seront libérés.
Essayer d’être présent à la coupe et revendre des mèches, c’est surement le business du siècle.
On connait aussi les vrais responsables de sa libération : Le p’tit Jésus et la Vierge Marie. (compte tenu des pouvoirs qu’on leur accorde, je les trouve un peu sélectifs sur ce coup)
On sait aussi qu’elle a décidé, lors de son entrevue avec le Pape, de lui expliquer tout ce qui ne va pas dans l’Église. Ça risque d’être un peu long.
On sait aussi que, quand elle était petiote, le jour du 14 juillet elle enfilait des chaussettes rouges, un pantalon bleu et une liquette blanche. Là, j’ai laissé tomber une larme.
Ça c’est pour la presse française, par ici on préfère les histoires de cul coeur.
Juan Carlos Lecompte raconte ses malheurs de second époux délaissé et humilié par la rescapée des Farc dans toute presse sud-américaine. C’est dans la revue mexicaine Milenio à laquelle il s’est confié.
Tout cela est repris par tous les journaux de langue espagnole. On parle même d’une histoire d’amour avec un de ses compagnons d’infortune, le Sénateur Luis Eladio Pérez, mais ce n’aurait été qu’une relation spirituelle.

Vous l’aurez compris, tout cela devient franchement passionnant, et j’ai hâte de connaître les prochains épisodes de cette merveilleuse telenovela franco-colombienne.

PS : Message personnel : Marie Ségolène, prends-en de la graine, t’as encore rien compris ma pauvre !

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Thierry Meyssan : la machine à fantasmes

Tags: Mardi 8 juillet 2008

J’en avais déjà parlé ici, dans ce blog, voir que Thierry Meyssan publie ses articles dans la presse revancharde et fasciste argentine pour dire une l’attentat de l’Amia avait été perpétré par les juifs contre leur propre peuple était d’ailleurs assez édifiant sur le personnage. Tout cela repris en coeur par Luis D’Elia le piquetero officiel des Kirchner.
Mais comme nous sommes en pleine époque d’intox en tout genre, après la libération d’Ingrid Betancourt, je vous recommande de voir comment une certaine presse alter de gauche manipule l’info. Ce qui n’empêche pas le fait que la libération de Betancourt n’a certainement pas été relatée de la manière la plus exacte. Ce qui après tout est assez logique, les Colombiens ne vont quand même pas se priver de leurs sources par une exposition médiatique.
D’autant que ce qui est important c’est qu’elle soit libre.
Malheureusement, des Thierry Meyssan, il en nait un tous les jours en ce moment.

Thierry Meyssan : la machine à fantasmes - Prochoix, la revue pour le droit de choisir, dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Français le plus populaire dans les pays arabes, ce n’est pas Zidane, mais Thierry Meyssan. C’est ce qu’a découvert Fiammetta Venner en 2002, lors d’un séjour à Amman, en Jordanie. « Thierry Meyssan, c’est l’honneur de la France », lui a dit le libraire, la voyant feuilleter la traduction arabe de L’Effroyable imposture (1), trônant entre le Protocole des sages de Sion et une réédition de Mein Kampf… Rentrée à Paris, Fiammetta Venner décida de s’atteler au portrait de cette vedette de la presse engagée et alternative, et de retracer minutieusement son parcours, des années soixante-dix à nos jours. Parcours tortueux, à l’image d’un charlatan sinistre qui est parvenu, à force de manoeuvres, à être de tous les combats de gauche, avant de connaître enfin la gloire en s’attaquant à l’empire du mal américain et au complot sioniste.

La première fois que Thierry Meyssan a eu sa photo à la « une » d’un journal, c’était en 1986, en couverture de l’hebdomadaire catholique La Vie. On le voyait place Saint-Pierre, à Rome, les bras levés, extatique, au milieu de ses compagnons du Renouveau charismatique venus célèbrer la Pentecôte au Vatican. La photo, prise dix ans plus tôt, n’était pourtant presque plus d’actualité. En 1986, Dieu n’intéresse plus beaucoup Meyssan. Il s’apprête à devenir l’un des porte-parole de la cause gay, en attendant de combattre l’extrême-droite et de batailler pour la liberté d’expression à la tête du Réseau Voltaire. Il retrouvera toutefois le Très-haut - du moins ses proches collaborateurs - en septembre 2002 : invité en Iran pour y présenter l’Effroyable imposture, il sera reçu en héros par les huiles du régime, fondamentalistes en tête. Cinq mois plus tôt, c’est à Dubaï qu’il connaissait le triomphe. Cet amoureux de la vérité a-t-il parlé avec ses nouveaux amis de ses combats passés, pour la laïcité, les droits des homosexuels, les sites pornos ?…

Dans l’itinéraire soigneusement calculé de Thierry Meyssan, si les causes changent avec l’air du temps, les moyens ne varient jamais : ce sont toujours les mêmes divagations complotistes, assénées avec le même aplomb. Fiammetta Venner démontre par les faits que le délire qui a présidé à l’écriture de l’Effroyable imposture n’est pas né du jour au lendemain. Chez Meyssan, la paranoïa est autant une folie qu’un système. La machination est partout et lui sert d’explication à toutes les questions en suspens - et, à l’occasion, à régler ses comptes personnels. Il remplit les trous des enquêtes et répond aux interrogations légitimes que soulève parfois l’actualité avec des « informations » dignes du plus cinglé des mythomanes, mais qui, à chaque fois, trouvent preneur. Quand il affirme que c’est Mitterrand qui a créé le DPS (service d’ordre du Front national) pour protéger Mazarine, Noël Mamère reprend le « scoop » en direct sur LCI… Lorsqu’une explication s’effondre, il en trouve une autre. Dans ses engagemments comme dans ses thèses, Meyssan n’a pas peur du grand écart. Ainsi, le pasteur Doucé, mystérieusement assassiné, a d’abord été victime d’un complot du PS, puis d’une conspiration d’extrême-droite, avant de faire les frais d’agissements occultes du régime iranien. À l’en croire, le monde ne serait qu’un gigantesque lobby homo-facho-socialo-judéo-maçonnique. Mais loin de le considérer comme un simple affabulateur, Fiammetta Venner estime au contraire que Thierry Meyssan fait preuve d’un réel talent « pour coller à son époque et répondre à la demande ».

La demande, tout le problème est là. Comme le souligne l’auteur, quand on écoute Meyssan, on se fait peut-être plaisir, mais on n’apprend rien. Il ne dit que ce que l’on attend qu’il dise. Il agite la machine à fantasmes. C’est précisément ce qui séduit chez lui. Encore aujourd’hui, malgré les élucubrations publiques de son fondateur, le Réseau Voltaire reste une source de renseignements considérée comme fiable par de nombreux journalistes et hommes politiques de gauche. Alors même que récemment, on a pu lire sur le site internet du réseau que le meurtre de Théo Van Gogh est le fait d’un complot de la CIA destiné à masquer un trafic d’armes avec les Pays-Bas…

Au-delà du portrait qu’elle dresse d’un personnage peu fréquentable mais trop souvent courtisé, Fiammetta Venner s’interroge sur les devoirs de la presse militante : « Je reste impressionnée de voir à quel point cet homme a su utiliser toutes les failles, saisir toutes les opportunités, pour détourner un genre aussi noble que la presse engagée au service de sa propre gloire, au mépris de toutes les règles, celle de la vérité et surtout celle de la responsabilité. Faire ce portrait, c’était avant tout faire le procès de cette tentation conspirationniste qui empoisonne l’esprit critique et la pédagogie, deux valeurs dont le devoir d’informer ne saurait se passer ». Deux valeurs dont Meyssan, ceux qui l’écoutent, le suivent et le relaient avec gourmandise, en revanche, se passent fort bien.

Gérard Biard
1 - L”‘Effroyable imposture” a été traduit en 25 langues et est diffusé dans plus de 50 pays.

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Pirouettes, cacahuètes

Tags: , , , Vendredi 4 juillet 2008

Je dois dire que Chávez me surprend tous les jours. Il était, il y a quelques jours à Tucuman en Argentine et n’a pas pu exercer sa verbosité habituelle. Privé du discours qu’il devait faire avec Hebe de Bonafini et Luis D’ Elia il s’est rattrapé avec quelques bons mots.
Ce qui a surpris les journalistes c’est l’appui qu’il a donné à Mac Cain. Si j’étais américain, je voterais Mac Cain, aurait-il dit ou quelque chose d’approchant.
Les uns sont restés sidérés, les yeux ouverts, les autres ont considéré qu’il s’agissait d’une boutade.
Je l’avais déjà dit sur ce blog, le populisme pour survivre a besoin de se créer trois ennemis. Un ennemi antérieur, un ennemi intérieur et un ennemi extérieur. Ces trois ennemis du bon peuple qu’on manipule au gré des besoins.
On connaît tous l’ennemi extérieur de Chávez, ils jouent tous les deux au docteur jekyll et à Mr Hyde. Pas besoin d’en dire plus pour expliquer que ce n’était pas une boutade, tout au plus un lapsus.
Au dernier moment, alors que toutes ses affaires étaient déjà dans l’avion présidentiel, que tout le monde était parti, même Evo Morales qui avait fini par ranger ses chaussures de foot et ses fumantes, il décida de rester pour la nuit. Il fallut tout déballer. Les mauvaises langues disent qu’une beauté locale lui aurait tapé dans l’oeil. Grand bien lui fasse.
Ce qui m’a le plus surpris en fait, et là je suis resté sur mes fesses, c’était hier, c’est sa déclaration à propos d’Uribe : C’est un frère, c’est un ami, qu’il vienne à Caracas que je le serre dans mes bras.
Quelques jours avant, le terme le plus élogieux utilisé par notre homme pour décrire le Président colombien devait être immonde assassin et autant passer sur le reste.
Je ne pense pas que ce soit le climat de Tucuman, ni les ébats d’une nuit qui aient pu avoir cet effet.
Mais j’y suis, c’est la nouvelle Madonne locale, la nouvelle Jeanne d’Arc colombienne qui a dû lui faire cet effet.
J’espère que lors de sa prochaine visite au Vatican on aura la bonne idée de fabriquer des statuettes à son effigie et les faire bénir par le Pape.
Une sainte vivante à l’image de notre 21e siècle, même pas pucelle et par surcroit mariée deux fois.
Ne m’en voulez pas, il fallait bien que je fasse entendre ma voix dans ce concert de louanges.

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Les chroniques de Jaime Bayly

Tags: Vendredi 4 juillet 2008

Navré c’est en espagnol, mais si vous voulez passer un bon moment et rire un peu, juste au moment où la Radio Suisse Romande met en doute la version colombienne de la libération d’Indrig Betancourt.

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Du pathos, en veux-tu en voilà

Tags: Vendredi 4 juillet 2008

matin rose
Curieux comme le ciel change le matin de bonne heure. J’avais noté cela hier, un ciel super dégagé et 5 minutes après totalement plombé de nuages. J’étais donc aux aguets, j’ai bien fait, cela n’a duré que deux minutes.
Après tout, deux minutes, c’est toujours ça de pris. Si cela devait durer toute la journée et se voir tous les jours, on finirait par s’en lasser.
Tout comme je commence à me lasser sérieusement de l’étalage de pathos que les médias nous font sur Ingrid Betancourt. On nous étale cela comme du nutella sur une tartine, tout le monde veut sa photo avec l’héroïne du jour, n’oubliez pas de faire pleurer dans les chaumières…
Kouchkouch qui ne s’y est pas trompé était d’ailleurs présent hier en Colombie, avec ses grands gestes et ses yeux larmoyants, comme s’il y était pour quelque chose.
Et ce n’est pas fini ! Elle n’y est pour rien, elle a besoin de voir de bouger d’agir, c’est une phase euphorique naturelle après 6 ans et demi de captivité. Viendront des moments plus difficiles.
Même le Pape veut lui voler un petit moment de bonheur. Et ne parlons pas de nos politiques locaux.
C’est bien de vol dont il s’agit. Vol d’images intimes, vol de sentiments, on essaie même de lui voler son futur et ses projets d’avenir.
Les grands Nostradamus de la presse mondiale s’en donnent à coeur joie. Sera-t-elle candidate, pour ou contre Uribe ? Blablabla, blablabla…
Des jean-foutre !

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Honneur au vainqueur

Tags: , Jeudi 3 juillet 2008

Uribe et Betancourt
Vous vous souvenez dans un des films «Le Parrain», excusez-moi, je ne me souviens plus duquel, le 1 ou le 2, Don Corleone dit à son fils, celui qui viendra te proposer une réunion pour mettre fin à cette guerre sera le traître dont il faudra te méfier, il te tendra un piège.
Des pièges il y en eut. Et, plus les Farc s’affaiblissaient, plus on demandait à Uribe de bien vouloir négocier avec le perdant, lequel curieusement, devait imposer les conditions de sa reddition.
Plus les Farc s’affaiblissaient et plus les bonnes volontés naissaient à droite ou à gauche pour, dans un élan généreux, essayer d’emporter le gros lot au nez et à la barbe de celui qui depuis 6 ans essayait de mettre fin au narcoterrorisme dans son pays et ainsi le déstabiliser.
À part la France, celle de Chirac et de De Villepin, tout le monde s’est foutu joyeusement du sort des otages colombiens tant que les Farc avaient la main mise sur une partie du pays. Longtemps, ils furent seuls.
On peut aussi comprendre que les familles et les comités de soutien n’aient pas apprécié l’intransigeance de Monsieur Uribe. Jusqu’où ne va-t-on pas pour un enfant, un parent ou bien pour ses amis ? On comprend mal que cette consternation ait été entretenue par une frange de politiques colombiens et les Présidents voisins.
Mais aujourd’hui, c’est l’État colombien, renforcé dans ses institutions et sa crédibilité qui appelle les Farc à négocier. Et, comme c’est naturel, c’est au vainqueur de fixer ses conditions et non l’inverse.
Il reste deux ans de mandat à Uribe, c’est suffisant. Il lui faudra en même temps régler le problème des paramilitaires toujours présents, influents et néfastes.
On ne peut qu’espérer qu’il n’aura pas la sotte idée de se représenter et donner ainsi un coup de canif aux institutions de son pays, institutions qu’il vient aujourd’hui de renforcer sérieusement.

À lire aussi le dernier billet de Toño en Colombie

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Ingrid Betancourt enfin libre

Tags: Mercredi 2 juillet 2008

Champagne !

Ingrig Betancourt

L’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, les trois otages Américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l’armée colombienne, a annoncé mercredi à Bogota le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

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La vérité sur le Tibet

Tags: , , Mercredi 21 mai 2008

C’est notre ami Roberto qui a découvert cette vidéo. Elle n’a pas eu d’écho chez lui, j’espère qu’ici elle en aura un peu plus. C’est tellement vrai…

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