
Sans commentaire
Barrionuevo le philosophe et Hugo “Jimmy Hoffa” Moyano sont contents. La veuve Peron ne sera pas extradée.
Il avait bien fallu faire une demande à l’Espagne. On l’a fait exactement comme il fallait, comme on le sait la justice est indépendante ici, surtout pour ce genre de problèmes.
D’ailleurs, la CGT avait prévenu : No jodan con Peron !
Un avertissement sans frais, le massacre d’Ezeiza, la triple A créée pendant le dernier gouvernement de Peron, laissez cela s’il vous plaît aux poubelles de l’histoire.
Le juge l’a bien compris. C’est dans la demande d’extradition que les juges espagnols ont trouvé les arguments nécessaires pour ne pas y procéder.
On fera appel, bien sûr, sans conviction, bien entendu.
Voir aussi :
Piden que se ”investigue exhaustivamente” el papel de Hugo Moyano
Tres jueces marplatenses solicitaron a Norberto Oyarbide que investigue el accionar del sindicalista cuando lideraba la Juventud Peronista local. En la causa se buscan datos sobre 18 desapariciones forzadas y homicidios
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Il faut les saluer lorsqu’elles arrivent même si on peut se demander pourquoi il a fallu autant de temps pour les prendre.
Les tortionnaires de la dictature qui sont en attente de jugement vont être enfin logés dans des prisons et non plus dans des bases militaires qui leur fournissaient des appartements 5 étoiles avec une liberté totale pour recevoir et, plus souvent qu’il ne se le dit, avec la possibilité de sortir pour faire la fête.
Les tortionnaires impliqués sont :
Alfredo Astiz, Jorge “El Tigre” Acosta, Antonio Pernías, Carlos Octavio Capdevila, Pablo García Velasco, Juan Carlos Rolón, Alberto Eduardo González, Jorge Carlos Redice, Raúl Enrique Scheller, Adolfo Miguel Donda, Néstor Omar Savio, Víctor Francisco Cardo, Carlos José Pazo, Hugo Enrique Damario et Rogelio José Martínez Pizarro.
Bravo.
Ceux qui ont plus de 75 ans resteront chez eux, comme d’habitude que soit avant ou après la décision de justice.
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Rappel des faits (texte repris du site de l’Ambassade de France):
Les 8 et 10 décembre 1977, de deux religieuses françaises, membres de l´Institut des Sœurs des Missions Étrangères Notre-Dame de la Motte. Les sœurs Alice Domon et Léonie Duquet, qui travaillaient comme missionnaires depuis de nombreuses années dans des quartiers particulièrement pauvres en province et dans la banlieue de Buenos Aires, accompagnaient les familles de disparus dans leurs vaines recherches. Ces disparitions suscitèrent une réaction immédiate du Président Giscard d´Estaing ; malgré d´innombrables démarches faites au plus haut niveau, les soeurs ne furent jamais retrouvées, ni leur sort éclairci.
En 1960, la cour d´assises de Paris condamna le capitaine Alfredo Astiz à la peine de réclusion à perpétuité pour l´enlèvement et la disparition des deux sœurs. Astiz, qui bénéficia en 1987 de lois suspendant les poursuites judiciaires contre les militaires accusés de violations des droits de l´homme, a été destitué en janvier 1998 de son grade et mis à la retraite à la suite de déclarations parues dans la presse défendant et revendiquant ses actes durant la dictature.
Dossier multimedia en espagnol du journal Clarin
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C’était une évidence. Son coeur resterait toujours ce petit muscle maudit qui battait déjà très fort pendant ses jeunes années à Concordia, alors qu’il n’avait pas encore revêtu les habits, alors que ce garçon antisocial, ce fasciste que tout le monde appelait Queque (son surnom), militait dans le nationalisme oligarchique et attaquait d’autres argentins pour la simple raison qu’ils portaient un nom juif.
Antisocial, un sociopathe classique selon la définition la plus répandue, un type caractérisé par une conduite persistante à la manipulation, à l’exploitation ou à la violation des droits d’autrui, et impliqué dans des attitudes criminelles. Aussi criminel que Videla, Masera, Viola, Menéndez, Galtieri ou Camps.
En dix petites minutes, avec un total mépris pour les crimes commis, l’ex chapelain de la Police de Buenos Aires a essayé de réfuter les accusations et ses fautes en prononçant une insolite, mais non moins étudiée, homélie judiciaire. Il nous a assené qu’en 2000 ans d’histoire, aucun serviteur de l’Eglise Catholique Apostolique Romaine n’a violé les saints sacrements. En conséquence de quoi les témoignages des survivants devaient êtres remis en cause.
Puis il se fit menaçant : le faux témoignage c’est le démon, parce qu’en lui réside le mal, ne réside pas la vérité, il est empreint du mal qui conçoit le démon, recréant ainsi la la position bien connue de l’Église procédurière qui, faut-il s’en souvenir, a protégé et caché de nombreux acteurs du génocide argentin comme notre chapelain. Mais, ce qu’il faut surtout souligner c’est que le seul faux témoin de ce procès fut un curé qui s’est présenté devant le tribunal pour tenter de diminuer le poids des dizaines de témoignages qui incriminaient Von Wernich.
Curieuse logique de l’église, celle qui défend et milite systématiquement en faveur des lois contre l’avortement en criant son amour pour la vie depuis le moment de la conception, alors qu’elle démontre, durant les années de convivance avec la dictature que la vie de ceux qui ne partagent pas ses idées a si peu d’importance si ce n’est aucune…
extrait et traduit de : La hipocresía de la Iglesia y un sociópata peligroso par Daniel Capalbo
Journal Perfil
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Von Wernich citant les évangiles.
Ceux qui m’accusent n’ont pas encore rencontré la paix et sont la proie du démon. Et que je te cite les évangiles pour demander l’absolution.
Assez incroyable, mais malheureusement vrai.
Le jugement sera rendu dans quelques instants, bien que ses partisans aient réussi à faire évacuer la salle ou moment ou l’on devait rendre le verdict. Une alerte à la bombe, classique.
L’ancien chapelain de la police est accusé de crimes contre l’humanité, de 6 meurtres qualifiés, de 42 privations illégales de la liberté et de 31 cas de tortures.
Je rajouterai le verdict dès que je l’aurai.
Perpétuité !
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Un salaud c’est un salaud dans toutes les sociétés. Sauf pour l’Eglise semble-t-il. Elle ne s’est toujours pas prononcée sur les fautes et le sadisme, un sadisme plein d’onction bien entendu, que ce serviteur zélé du catholicisme a manifesté vis-à-vis des prisonniers des camps de concentrations de la dictature argentine.
On réclame la perpétuité pour les uns, 50 années de prison pour les autres, demain le tribunal rendra sa décision.
Quoi qu’il en soit, je ne vais pas relater ici les morceaux de deni d’humanité qu’a pu commettre le chapelain de la police, vos journaux vous en parleront mieux que moi. Je ne me délecte pas de ces horreurs. Mais je trouve insultant pour la société en général ce silence et cette protection dont jusqu’à présent ce salaud, il n’y a pas d’autre mot, a fait l’objet. Et ne parlons même pas des regards narquois qu’il a eus pour ses victimes et leurs familles.
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Pour la première fois en Amérique Latine, un membre de l’église catholique est jugé pour atteinte aux droits de l’homme. Christian von Wernich, aumônier de la police en Argentine pendant la dictature, profitait de son statut de prêtre pour faire parler les détenus.
Parle et Dieu t’aidera
[…]”Lorsque dans ces moments de terreur, vous voyez un prêtre arriver, vous pensez que Dieu vient vous tendre la main. En réalité, c’était bien le diable qui venait nous rendre visite”, raconte à la barre des témoins un ancien détenu. “Il nous conseillait de parler, vous ne serez plus torturés nous promettait-il, vous serez plus confortables, c’est pour le bien de la patrie et l’amour de Dieu”, ajoute cet autre témoin. Il seront ainsi 123 à venir à la barre témoigner de l’horreur vécue dans les prisons de Ramon Camps et de son aumônier.[…]
Un procès long et pénible pour les témoins. les menaces sont constantes, et l’ombre de Julio López plane sur l’assemblée.
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