Archives du tag pour 'mercedes-sosa'

21
fév

Hommage à La Negra

sosa.jpg
Il y a des choses sympas par ici, on ne les verrait pas se faire dans d’autres endroits. 60 jeunes de tout le pays se sont réunis sous les fenêtres de Mercedes Sosa pour lui faire une sérénade.
Elle était émue La Negra et a finalement joint sa voix au choeur de ses admirateurs.
Quant à moi, j’ai choisi une chanson pour tout le monde.

17
fév

L’époque des moissons

Elles seront encore bonnes cette année, mais pour certains c’est encore la même chose.

Musique en bas du billet

El Cosechero
Mercedes Sosa

El viejo rio que va
Cruzando el atardecer
Como un gran camalotal
Lleva la balsa en su loco vaiven

Rumbo a la cosecha cosechero yo sere
Y entre copos blancos mi esperanza cantare
Con manos curtidas dejare en el algodon
Mi corazon.

La tierra del chaco quebrachera y montaraz
Prendera en mi sangre con un ronco sapucay
Y sera en el surco mi sombrero bajo el sol
Faro de luz

Algodon que se va … que se va … que se va …
Plata blanda mojada de luna y de sol
Un ranchito borracho de sueños y amor
Quiero yo

De corrientes vengo yo
Barranquera ya se ve
Y en la costa un acordeon
Gimiendo va su lento chamame

Rumbo a la cosecha cosechero yo me ire
Y entre copos blancos mi esperanza cantare
Con manos curtidas dejare en el algodon
Mi corazon

Je rajoute la version de Juan Quintero et Luna Monti proposée par cecilia.

26
juil

Mercedes Sosa, jeune, chantant Violeta Parra

Gracias a La Vida

15
jan

Mercedes Sosa est toujours aussi fascinante

Il est vrai que vous êtes un peu à la merci de mon humeur.
Sachez, tout d’abord, qu’ici ce sont les grandes vacances, et que d’autre part j’ai une bande d’amis qui vient d’arriver de France et qui va passer 15 jours à voyager en Argentine.
C’est un rituel annuel maintenant et chaque année ils sont plus nombreux.
Alors, voilà, beaucoup de musique, je reprends les articles dès lundi, je vous le promets.
Mais comme Mercedes Sosa vient de faire un superbe concert, malgré le vent et la pluie, il faut bien lui rendre hommage.
En fait, le plaisir est pour nous, écoutez :

23
sept

Ya de la peinture à faire !

Bon, je suis dans mes nouveaux locaux et ce n’est pas aussi rose que ça n´y paraît. Ya de la peinture à faire, plus de 800 billets à reprendre parce que tous mes accents se sont transformés en points d´interrogation, etc., etc.
Je vais écouter un peu de musique pendant ce travail, autant que vous en profitiez.
Mercedes Sosa avec avec Julia Senko, un régal :

Ah!, Que Sera… 6.05 minutes de bonheur

15
août

La censure, même dans les programmes de variétés ou comiques

Deux réalisateurs de télévision viennent de baisser les bras devant l´administration Kirchner. Ils produisaient deux programmes ayant un fort taux d´audience. Ils ont eu le malheur de vouloir présenter quelques blagues ou reportages très courts sur la corruption ou le discours politique.Rien ne leur avait été dit, mais le jour de la diffusion, la vidéo avait été changée et/ou totalement modifiée.À Santa Cruz, quand il était Gouverneur, Kirchner avait résolu ses problèmes de la même manière. Son chauffeur et coursier est d´ailleurs propriétaire d´un journal et d´une chaîne de télévision.C´est une chape de plomb qui tombe petit à petit sur ce pays.Laissons la parole à Mercedes Sosa et Atahualpa Yupanqui :

20
mai

Mercedes Sosa hospitalisée

Mercedes Sosa
Elle est hospitalisée depuis cette nuit, vous vous souvenez de cela ?

Une déshydratation, rien de grave, j’espère.

ALFONSINA Y EL MAR Par Patrick Deville
Malgré les nombreux travaux qui lui furent consacrés ailleurs, dont ceux d’Arturo Cambourg Ocampo, pas un poème d’Alfonsina Storni n’avait été publié en France. Née en Suisse italienne en 1892, arrivée à l’âge de quatre ans en Argentine, Alfonsina fut comédienne à quinze ans, auteur à vingt-quatre d’un premier recueil écrit pour ne pas mourir… On songe à ces beaux destins de femmes dont l’Amérique latine ne fut pas avare, de Frida Kahlo à Tina Modotti. Personnage décalé, féministe au pays du machisme, institutrice pour enfants attardés, égérie des bibliothèques populaires du Partido Socialista de Buenos Aires, journalistesous le pseudonyme asiatique de Tao Lao, Alfonsina Storni avait vite abandonné ses premiers miels romantiques sous l’influence de la poésie moderniste de Rubén Dario. Elle allait déployer son talent au sein de ce qu’on appelait déjà, en Argentine, et dans les années vingt, el post- modernismo.
En 1920, elle dédie son recueil Languidez à Tous ceux qui, comme moi, n’ont jamais réalisé un seul de leurs rêves. Sa gloire est brutale et fragile, on la reçoit comme une diva dans les palaces atlantiques de Mar del Plata. À Buenos Aires, elle intègre le groupe de La Pena, qui se réunissait alors au café Tortoni, où selon sa biographe Susana Zanetti, il est probable qu’Alfonsina cantara algu?n tango. Là elle côtoie Borges, Pirandello, Marinetti…, puis rejoint le groupe Signo?s de l’hôtel Castelar, où elle rencontre Ramo?n Go?mez de la Serna,
Federico Garci?a Lorca… Alfonsina traverse souvent le Ri?o de la Plata pour Montevideo (et chante peut-être le tango au café Sorocabana, aussi bien qu’au café Tortoni ?). Elle devient l’amie de l’Uruguayen Horacio Quiroga. Puis très vite le vol du papillon bigarré s’alourdit et ralentit. La poésie de la dame brune se voile d’une douce et terrible noirceur, jusqu’à se laisser presque
toute envahir par deux images incessantes, la mer et la mort, la mort et la mer, leitmotive d’une inondation lente et inexorable des flots noirs, de Frente al mar (1919) à Un cementerio que mira al mar (1920), ou encore Alta mar (1934), et jusqu’au prémonitoire Yo en el fonda del mar…
En octobre 1938, Alfonsina Storni s’installe pour la dernière fois dans un hôtel de Mar del Plata. Quelques mois plus tôt, apprenant le suicide de Horacio Quiroga, elle avait écrit ce poème éponyme : Morir como tu?, Horacio, en tus cabales, Y asi como en tus cuentos, no esta mal ; Un rayo a tiempo y se acabo? la feria… Allá dirân…
Horacio Quiroga était en effet mort comme dans ses contes ; Alfonsina Storni mourra comme dans ses poèmes. Le 22 octobre, elle compose le dernier et l’envoie à Buenos Aires, Voy a dormir. Trois jours plus tard, après avoir, selon sa légende et l’histoire de la chanson populaire, attendu en vain un dernier amant, ou au moins qu’il téléphonât, elle entre dans la mer et s’y noie. Des gouttelettes en diadème accompagnent sa marche lente et ses lèvres, peut-être, murmurent le premier diptyque de Dolor publié douze ans
plus tôt : Quisiera esta tarde divina de octubre Pasear por la orilla lejana del mar…
Les divines soirées d’octobre sont pas celles de l’automne. En Argentine, ce sont celles du printemps austral.
Après le suicide de la passante nostalgique, de l’Ophélie atlantique, un parolier, Félix Luna, écrira ce boléro célèbre sur la mort de la poétesse,
Alfonsina y el mar, dans lequel il reprend quelques vers du dernier poème, Voy a dormir…
Patrick Deville Saint-Nazaire,
septembre 2000




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