Fausses vierges et mariage
Un peu surpris par cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre et qui met dos à dos les juristes professionnels et les professionnels de l’indignation.
Les premiers considèrent que l’annulation du mariage était juridiquement correcte, ce dont on ne doute pas. En effet, il y a eu mensonge sur une qualité essentielle pour les deux mariés de par leur religion, un mensonge qui porte sur la virginité promise et non avérée de la jeune fille.
Les seconds, à juste titre aussi, considèrent que la virginité n’est pas une qualité essentielle devant être reconnue par la République et la Société. Que c’est une atteinte à la personne et aux droits de la femme ! Ils ont raison.
Une chose dans cette affaire était évidente c’est que ces deux personnes n’allaient pas pouvoir cohabiter.
Le juge a prononcé l’annulation. C’est son privilège.
C’est donc en l’occurrence un mensonge sur les qualités essentielles prescrites par une religion qui a été la cause de l’annulation d’un mariage civil. On aurait pu gentiment leur recommander, puisqu’en plus ils étaient d’accord pour se séparer, d’entamer une procédure de divorce.
Quelle fut l’incidence de la famille, de la religion et de la pression de l’entourage sur le mensonge de cette jeune personne, nous ne le savons pas, mais on peut sans difficulté se l’imaginer.
Une publicité dont nos deux ex-tourtereaux se seraient bien passés.
Et je pense surtout à cette femme qui après avoir subi l’opprobre de sa famille et de son entourage va devoir vivre sous le regard de la presse et de la société. Des regards qui tuent.
Vous avez peut-être bien d’autres choses à dire, n’hésitez pas à le faire. Mais il semble qu’il existe des moments pour s’indigner et d’autres pour se taire.
Il y a des pratiques dénoncées depuis bien longtemps et dont ne se fait pas écho.
Par exemple :
fairelejour.org, pour la défense des libertés, des droits de l’homme, de la laïcité
Dans le domaine du statut individuel qui régit les relations personnelles (mariage, divorce), les femmes qui vivent en France se voient appliquer par des tribunaux français des législations de leurs pays d’origine.
De plus en plus de femmes se retrouvent répudiées au pays d’origine par le mari qui prononce la formule magique trois fois (comme le veut la charia), et ce dernier n’a plus qu’à la faire valider par exequatur en France pour que la femme se retrouve répudiée selon le droit musulman, et surtout spoliée de tous ses droits, en matière de logement, d’autorité parentale, voire de garde d’enfants. Cela ne date pas d’aujourd’hui. En 1990, une jeune Marocaine âgée de 26 ans, habitant La Courneuve, s’est vue enlever ses quatre enfants, tous de nationalité française, par le père au Maroc, qui jugeait que sa femme montrait des idées d’indépendance. Répudiée au pays, le tribunal a donné la garde au père. La juridiction française n’a fait qu’entériner la décision marocaine, malgré une enquête sociale favorable à la mère.[…]
Vous le saviez ? En 1990, oui bon d’accord…
Quant à parler du macho de service, il aurait pu fredonner :
Fausse vierge, fausse pudeur,
Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels
Venus d’un faux septième ciel.
La seule chose un peu sincère
Dans cette histoire de faussaire
Et contre laquelle il ne faut
Peut-être pas s’inscrire en faux,
C’est mon penchant pour elle et mon
Gros point du côté du poumon
Quand amoureuse elle tomba
D’un vrai marquis de Carabas.