La semaine passée, la réunion au sommet entre les Kirchner, lula et Evo Morales, n’a pas donné les résultats attendus. Devant la baisse de la production de gaz bolivien, Cristina, on se demande bien pourquoi, espérait que Lula lui céderait un peu de son quota.
Que nenni lui a répondu gentiment notre souriant barbu, mais si vous deviez avoir des problèmes très très graves nous verrions à ce moment-là ce que nous ferons. Evo, quant à lui a dit la même chose aux deux autres.
C’est que les choses ne vont pas bien en Bolivie, la production baisse et les investissements aussi. Seul Petrobras arrive à tirer son épingle du jeu, on ne peut pas se mettre mal avec tout le monde.
Tout cela, bien entendu, on a pu l’apprendre par la presse étrangère, toujours pas de conférence de presse en Argentine depuis que les Kirchner sont au pouvoir.
Une fois rentrés chez eux, les Boliviens, par la voix du Vice Président cette fois, ont même fait savoir qu’il leur serait impossible dans les prochaines années de respecter le contrat d’approvisionnement signé avec l’Argentine en 2006.
Depuis la Casa Rosada, Cristina a fait un petit discours, tout va très bien madame la marquise, seuls les journalistes, comme d’habitude, se sont mis en tête de jouer les oiseaux de mauvais augure.
En fait, c’est un peu la panique, on se demande bien comment on alimentera les centrales électriques pour produire de l’électricité et on croise les doigts pour que l’hiver ne soit pas trop froid.
Mais Lula a été très clair, des trente millions de m3/jours que le Brésil importe actuellement de Bolivie, il n’y aura pas une molécule pour l’Argentine.
Quant aux 7,7 millions de m3/jour que la Bolivie devait exporter vers l’Argentine en vertu du contrat de 2006, on en restera à 3 millions si cela est possible a dit Morales.
Pour être clair, l’Empire (le Brésil) 1 Argentine 0.
Avec un prix de consolation que Lula, ne voulant quand même pas avoir l’air trop pingre, a accordé à l’Argentine, 200 mégawatts en électricité, ce qui correspond à 1 million de m3 de gaz. Cela seulement cet hiver.
Résultat il manque 600 mégawatts et la seule solution pour alimenter les centrales et l’industrie c’est le Venezuela et son gasoil.
Nous avons oublié de faire participer le Venezuela à ce sommet vient donc de déclarer Cristina hier avant d’annoncer son départ pour Caracas dans les jours qui viennent.
Soyons clairs, personne ne l’avait oublié l’ami Chávez, mais personne n’avait envie de le voir.
Mais le grand oublié dans cette affaire c’est le Chili. Il dépend entièrement de la bonne volonté de l’Argentine pour son énergie basée sur le gaz. On n’en a pas parlé, ils ne disent rien de l’autre côté de la cordillère, mais à mon avis ils doivent commencer à s’acheter des petites laines pour passer l’hiver au chaud.
Et puis je rajoute le petit mot pour rire, on lance enfin la licitation pour la construction du gazoduc entre la Bolivie et l’Argentine, tant de fois promise, tant de fois repoussée. Il devait être terminé en 2005. Mais aujourd’hui, il semble de plus en plus important de construire un gazoduc pour importer le gaz que la Bolivie est dans l’impossibilité de produire.







Et le nucléaire? ça ne pousse pas encore comme des champignons, mais quand meme , un reaceru a bariloche, j’aurai du le voir.Bon, a priori, il a été désactive, les americains n ont plus confiance
http://www.cyberpresse.ca/article/20080226/CPMONDE/80226143/1014/CPMONDE
Franck :
http://blog.argentine-news.com/atucha-ii-une-centrale-nucleaire-qui-nous-chantait-larlesienne-1944.htm
J’ai une collègue anglaise ici, son frêre géologue conduisait un programme de recherche pour trouver de l’Uranium à La Rioja (bcp de potentiel parait-il). Devant la connaissance d’un potentiel conséquent le gouvernement de la Province a réclamé du cash pour que les recherches continuent…
L’equipe de recherche a refusé et a tout plaqué. Ils sont partis en Uruguay…
c’est fou, de si merveilleux pays ayant des problèmes pour s’entendre. La coopération est à l’ordre du jour, et dans ces temps de crise environementale cela devrait ce faire aussi d’un point de vu énergétique!
“Quant aux 7,7 millions de m3/jour que la Bolivie devait exporter vers l’Argentine en vertu du contrat de 2006, on en restera à 3 millions si cela est possible a dit Morales.”
Voilà un bon exemple sur la valeur de la parole donnée de Monsieur Morales.
Avec un peu de chance, il ne neigera pas cet hiver-ci à Bs As… Quoi qu’il en soit, on pensera à vous depuis la Côte d’Azur, où l’on devrait souffrir d’une belle canicule si l’on en croît les rapports sur le réchauffement climatique…