Un coup en vache
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Le conflit entre les producteurs de viande et le gouvernement prend de l’ampleur.
Hier, bien que ces derniers jours la quantité de bêtes présentées aux abattoirs avait fortement augmenté et permit aux prix de baisser, le président menaçait de contrôler les exportations.
Bien qu’aucun décret n’ait été signé, la douane a tout simplement bloqué les exportations de viande, citant un décret qui pour le moment existe en plusieurs versions possibles sous forme de brouillon. Quelle clairvoyance !
Le problème pour les exportateurs est que le fait de ne pas pouvoir remplir leurs obligations vis-à-vis de leurs acheteurs permet à ces derniers de renégocier contrats et prix.
La demande extérieure est néanmoins très forte et amène l’augmentation de ce qui reste pour la consommation locale.
Limiter et baisser les quantités exportées, c’est ce que proposent les exportateurs, contre une contrepartie gouvernementale qui serait les taxes à l’exportation.
En 2005 l’Argentine a exporté 1390 millions de dollars de viande de boeuf à raison de 3000 tonnes par jour en moyenne.

1 février 2006 at 12:05
Une des faiblesse de l’economie argentine: elle ne sais pas ( peut pas?) se diversifier. Le marché bovin est l’indicateur numero un du marché…Tous les matins, le cour de la viande bovine nous le rapelle.
1 février 2006 at 12:16
Au fait Clément tu arrives quand en Argentine ?
En Mars pour la rentrée ?
Pour la viande bovine, en fait, les exportations ont augmenté de 30 % l’an passé et le rapport offre/demande intérieur a été quelque peu bouleversé, d’où une augmentation de 30 % des prix internes, car la production, elle est restée stable.
La proposition des producteurs de baisser les exportations contre une baisse des prélèvements fiscaux à l’exportation devrait régler le problème.
Malheureusement, ici, le dialogue n’a jamais existé entre le gouvernement et les agriculteurs ce qui fait que chaque problème devient une tragédie grecque.
2 février 2006 at 10:50
Patrick, c’est le 25 fevrier que j’arrive a Buenos Aires pour reprendre le ministere de l’economie. Promis ;-))