On peut se poser des questions, combien y en aura-t-il dans ce cas ?
Un job en or massif: 758.333 dollars par jour… et la faillite -
C’est a minima ce que récoltera Alan Fishman pour avoir occupé pendant 18 jours le siège de PDG de la plus grande banque de dépôt de l’histoire américaine…
Rapide calcul, niveau… CM1 : combien font 13. 650. 000 dollars, divisés par 18 ? Environ 758 .333 dollars. Soit le montant délirant par jour de travail qu’Alan Fishman récoltera – a minima – pour avoir occupé pendant 18 jours le siège de PDG de Washington Mutual (WaMu), plus grande banque de dépôt de l’histoire américaine. Avant de la mener, jeudi dernier, à la faillite.[…]
Si vous avez un petit contrat de 4 à 5 jours dans de bonnes conditions, comme celles-ci, appelez-moi, on peut même s’arranger !







on sept 30th, 2008 at 19:30
Héhé, c’est un job comme ça qu’il me faut. Vers quelle boite d’intérim faut il que je me tourne
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on sept 30th, 2008 at 20:09
Chez Bush-Obama-McCain and co
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on oct 1st, 2008 at 3:50
Oui bon, faut relativiser : si la WaMu a fait faillite à peine 18 jours après l’arrivée du nouveau PDG, ce n’est certainement pas lui le responsable. Mais plutôt l’ancien PDG, Killinger, qui a été viré juste avant : voir par exemple http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080908/LAINFORMER/80908049
Le nouveau était simplement la dernière solution avant une faillite imminente, qui est arrivée malgré ses efforts (en 18 jours, on a à peine le temps de se former sur un poste). En prenant le job, il savait qu’il risquait de le perdre très vite, et de ruiner sa réputation pour le restant de sa carrière : un patron faillitaire a peu de chances de retrouver un travail.
C’est pour ça qu’Alan Fishman s’est fait payer, et très cher. Pourquoi, sinon, aurait-il quitté son ancien poste de président chez Meridian Capital Group ?
Killinger, quant à lui, a trouvé un poste de directeur chez Safeco Corporation. Il avait bien assuré ses arrières, le coquin !
Bref, comme d’habitude, Libération ne fournit que le 10-ème des faits, qu’une brève recherche sur Internet aurait fournis, avec en plus une interprétation foncièrement malhonnête : c’est si facile de taper sur les “parachutes dorés”. Il y a donc longtemps que j’ai viré ce torchon de mon flux RSS…
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on oct 1st, 2008 at 5:02
Ok Blue, mais en fait peu importe. Je sais, de temps en temps, comme disait un vieil ami, rien de tel qu’une bonne injustice pour se faire respecter.
Ce qui est vrai c’est que tous ces dirigeants vont se retrouver indemnisés grassement d’un côté et on va assister à une partie de chaise musicale de l’autre et tout le monde va retrouver un poste pour préparer la prochaine crise.
Bien entendu, les petits actionnaires se seront réunis pour attaquer la responsabilité professionnelle de ces dirigeants, laquelle est couverte par des contrats d’assurance depuis fort longtemps aux États Unis et depuis un peu plus de 10 ans en Europe.
Pas beaucoup de pub la dessus, tout se règle généralement à l’amiable sans passer par le tribunal, inutile de donner des idées à ceux qui ne connaissent pas la technique.
Au fait un des gros faiseurs de ce genre de contrats, c’est AIG.
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on oct 1st, 2008 at 6:24
heuuu…je n’ai plus de boulot depuis aujourd’hui…c’est possible de reprendre son poste ? Même une semaine finalement…
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on oct 1st, 2008 at 7:25
Pour les chaises musicales : c’est vrai pour un petit nombre, mais il y en a beaucoup qui sont virés complètement du système, quand même. J’avais croisé une fois un ancien PDG d’une grosse société française, puis pendant un temps au chômage : il en bavait. A retrouvé du travail plus tard : chanceux (il avait des réseaux, aussi). Est mort à 53 ans, d’une crise cardiaque. Longues journées, trop de stress.
Il faut savoir que le patron moyen, il dirige une PME à la sueur de son front et gagne peut-être 5000 Euros par mois : pas de quoi pavoiser.
Pour les fautes professionnelles et les assurances : je crois qu’il est difficile, quand une entreprise va mal, de savoir vraiment qui est responsable. L’état des marchés change beaucoup la donne : un mauvais patron sans aucune vision dans un secteur en croissance fera quand même de gros bénéfices, alors qu’un excellent en période de récession ne pourra pas faire de miracles. Faut-il pourtant punir le second ? Quid de la responsabilité des directeurs de chacune des divisions en-dessous de lui ?
Les rémunérations indécentes sont surtout le fait de grands groupes. Et que le but, c’est moins de récompenser une carrière ou une performance exceptionnelle, que de motiver tous les jeunes loups en-dessous : dans un groupe qui a 1000 managers, il y en a 1 qui va gagner environ 10 millions, 9 avec environ 1 million, et 990 avec environ 100 milles et qui vont bosser comme des tarés pour décrocher le gros lot. On a une économie pyramidale du type “ruée vers l’or”.
Je signalerais aussi que ces “grand patrons” sont moins nombreux et gagnent moins que les sportifs de haut niveau (rien qu’en France, environ 400 footballeurs en division 1, plus les rugbymen, etc…). C’est le même mécanisme qui est à l’oeuvre que pour les patrons.
Pourtant, personne ne se scandalise de voir un footballeur qui gagne XX millions alors qu’il est souvent blessé et ne met pas un but de l’année. Et les revenus de Manaudou pour 2008, comparés à ses performances…
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on oct 1st, 2008 at 8:10
on est d’accord Blue sur les rénumérations par contre pour les couvertures assurances :
un petit exemple ici, et pour la gestion de fonds ou de caisses de retraites l’obligation de résultat est certainement réclamée par les actionnaires, l’obligation de moyens n’est pas suffisante
Assurance responsabilité civile des mandataires sociaux (D&O)
Les membres des organes de direction d’une société assument une responsabilité légale pour leurs erreurs et omissions. En d’autres termes, ils engagent leur responsabilité civile personnelle; leur fortune privée peut par conséquent être la cible d’actions en justice. L’assurance responsabilité civile des mandataires sociaux, ou assurance D&O (Directors’ & Officers’ Liability Insurance), couvre la fortune privée des personnes exerçant une fonction d’organe de sociétés.[…]
http://www.zurich.ch/site/fr/com/sme/organ.html
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on oct 1st, 2008 at 8:15
et pour AIG c’est ici
http://www.aig.com/Directors-and-Officers-Insurance-for-Multinationals-AIGPassport-DandO_20_1718.html
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on oct 1st, 2008 at 9:27
Je ne vois pas vraiment où est le problème avec les contrats d’assurance : les mandataires sociaux assument un gros risque (il peuvent devoir rembourser plusieurs millions de leurs propres poches), donc ils se couvrent.
Sinon, plus personne ne voudrait assumer la direction d’entreprises, surtout à risques.
Plus que limiter les parachutes, il faudrait instaurer un mécanisme pour que les dirigeants ne gagnent au final qu’un salaire très réduit dans un certain nombre de cas à définir (mais comment ?). Pour éviter les excès et augmenter la vertu du système.
Malheureusement, les dirigeants “vertueux” ont tous un très gros défaut : quand le marché va bien, ils ne prennent pas les décisions (risquées) qui permettraient à l’entreprise de gagner très vite plein de sous. Imaginez la fureur de ceux qui n’ont que 10000 Euros de dividendes alors qu’ils auraient pu en avoir 20000.
C’est donc un dilemme cornélien.
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on oct 1st, 2008 at 9:59
bien sûr qu’il n’y a pas de problème, sauf que si demain les actionnaires d’AIG attaquent les anciens dirigeants, ce qui, compte tenu du fait que que cette compagnie d’assurance s’était peu à peu éloigné de son métier historique pour se lancer dans la haute voltige financière, ils vont gagner, les tiers qui avaient placés leurs fonds peuvent aussi faire la même chose.
Bien.
Mais dans cette situation qui va payer ?
Une autre compagnie qui couvrait les dirigeants d’AIG qui ne pouvait pas se couvrir elle-même. Et quand on voit comment le système part car tout le monde est dans la mouisse jusqu’au cou, en bout de course le contribuable.
On peut sentir comme une injustice que les responsables du désastre ne seront pas les principales victimes.
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on oct 1st, 2008 at 12:13
Fishman est un spécialiste du parachute voir :
http://www.thebulletin.us/site/index.cfm?newsid=20144777&BRD=2737&PAG=461&dept_id=576361&rfi=8
Mr. Fishman has spent his 39-year career in different parts of the financial services industry. In 2001, he moved from being president and CEO of subprime lender ContiFinancial to become president and CEO of Independence Community Bank, a big New York-area financial institution.
In 2006, Sovereign Bancorp acquired Independence in a $3.6 billion deal. In addition to the conversion of his Independence stock into Sovereign stock, Mr. Fishman received an $8.6 million termination bonus from Independence and a new contract with Sovereign Bancorp as its bank president, chief operating officer and head of its New York region. The contract also provided Mr. Fishman with a right to succeed Sovereign’s then-CEO, Jay Sidhu.
If Mr. Fishman didn’t succeed Mr. Sidhu, his contract with Sovereign allowed him to resign and collect another golden parachute.
In 2007, Mr. Sidhu opted to retire from the company, and Sovereign’s board then passed over Mr. Fishman. He then collected his second golden parachute, worth $ 4.56 million in cash and another $12.58 million in other compensation.
On Sept. 7, troubled WaMu, a formerly over $300-billion institution, hired Mr. Fishman as its CEO. So far this year, WaMu had reported losses $19 billion in losses and seen its stock plunge 91 percent. As part of his WaMu contract, Mr. Fishman received both a signing bonus and another golden parachute.
With the Wall Street panic in full swing, Mr. Fishman and his board were forced to put WaMu up for auction almost immediately. Time, however, ran out before they could effect a sale. The axe fell while Mr. Fishman was in the air, returning to Seattle from New York where he had been trying to raise new capital for WaMu.
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